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De cette étude nous croyons pouvoir tirer les conclüusions suivantes
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1° Avec Dominici et Ribadeau-Dumas, nous nommerons lymphosarcomes les tumeurs présentant, à côté de cellules lymphoïdes, des grandes cellules, à noyaux multiples et bourgeonnants, réparties dans des espaces limités par du tisssu fibreux.
2° Le Iymphosarcomie est une affection rare. Ross, en 1914, dans une étude sur les tumeurs du médiastin portant sur 6o cas, donne une proportion de 31 cas de lymphosarcomes, sans en publier d’ailleurs les observations. |
De notre côté, nous avons pu, dans la littérature médicale, relever 26 cas authentiques avec examens histopathologiques complets ; parmi ceux-ci Webster séul en rapporte cinq; nous en apportons encore un nouveau.
3° Cliniquement, le Ivmphosarcome du médiastin se caractérise par'un syndrome de Compression médiastinale ; celle-ci se manifeste par ‘une dyspnée in-
Do
tense et continue, accompagnée de cornage et de tirage avec crise paroxystique, une toux quinteuse et coqueluchoïde, de l’œdème et de la cyanose de la face en rapport avec une compression veineuse accentuée, des douleurs à type névralgique, plus rarement de la dysphagie et des troubles de la voix. Certains auteurs ont montré la fréquence d'un épanchement pleural et en font un véritable symptôme (Letulle). 2%
4° Radioscopiquement, on voit une opacité intense très étendue, à contours flous, non animée de battements, occupant l'aire cardiaque.
5°Le pronostic est fatal, l’évolution se fait en un . temps moyen de 8 mois, la mort subite est la terminaison habituelle.
6° Le diagnostic de nature de la compression médiastinale est très difficile, il ne peut être fait pendant la vie, que par une biopsie des ganglions cervicaux. Ordinairement l'affection n'est reconnue qu'à l'examen histologique qui montre les caractères essentiels de notre définition. 4
7° La pathogénie est obscure, certains auteurs lui assignent une origine thymique (Letulle). D’autres auteurs croient à une origine infectieuse (Webster) ; dans cetains cas, l'affection a évolué sur terrain syphilitique ou tuberculeux.
8° Les divers traitements tentés paraissent avoir peu influencé la maladie,
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9° L'observation nouvelle que nous apportons est celle d’un lymphosarcome médiastinal ayant débuté par l& région inguinale, s'étant propagé vers les ganglions du cou ‘et le syndrome médiastinal n'étant apparu qu'à la fin, sans présence d'un épanchement pleural. | Notons comme dernière particularité la nature du terrain sur lequel se développe la tumeur : notre malade présentait à la face les cicatrices d’un lupus ancien ayant détruit une notable partie du nez, mais on n'a pas trouvé dans son expectoration la présence des bacilles de Koch. À
Vu, le Doyen, Vu, le Président.