‹ Contribution à l'étude du lymphosarcome primitif du cæcumChapitre 7 sur 20 · LATE ES · texte numérisé non relu

LATE ES

Sa consistance est ferme, mais souvent inégale, avec des zones mollasses.

La tumeur étant encore récente, on peut distinguer les tuniques intestinales épaissies, disloquées et disséquées par les fusées sarcomateuses, particulièrement abondante à la hauteur de la sous-muqueuse et de la musculeuse.

Si les lésions sont plus avancées, il est impossible de reconnaître les couches constitutives de l'intestin, confondues dans un tissu mollasse, blanc rosâtre, où tranchent souvent des foyers nécrotiques jaunâtres.

A la surface interne de la tumeur, la muqueuse est généralement intacte, mais peut être ulcérée (entérorragie du cas Lambret), comme sur le grêle où cela se voit dans la moitié des cas, et où la perte de substance peut alors s’enfoncer jusqu’aux confins de la séreuse, expliquant alors les perforations.

Le calibre de l'intestin n’est pas rétréci, c’est là l'opinion classique, il est même dans la plupart des cas le siège d’une ectasie accentuée : dilatation sacciforme (Lecène) «sarcomes cavitaires », «sarcomes diverticulaires » (Leveuf et Godard). Il existe pourtant sur le grêle des cas incontestables de formes avec sténose : 4 % selon les uns ; Ullmann et Abesnouse auraient observé 37 sténoses contre 18 dilatations.

Ces faits, valables sur le grêle, n’ont pas été rencontrés au niveau du cæcum. La sténose pourrait se rencontrer au cours d’un lymphosarcome ayant pris naissance sur le versant cæcal de la valvule de Bauhin. Dans le cas Pinto, les phénomènes occlusifs ne

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