C. — OXYDATION PAR LES PÉRIODATES
La solution aqueuse des cendres sulfatées est évaporée à siccité au bain-marie. L’extrait ainsi obtenu sera dissous dans 25 cm° d’acide azotique pur quatre fois N (au tiers environ) en chauffant légèrement et en faisant circuler le liquide sur tout le fond de la capsule, de façon à dissoudre entièrement le résidu. On chasse les vapeurs nitreuses par une légère ébullition pendant deux minutes, puis on ajoute, avec précaution et par petites portions, 1 g. de persulfate d’ammonium. On maintient l’ébullition pendant dix minutes au moins. On devra compenser l’évaporation qui se produit alors en ajoutant de temps en temps quelques em* d’eau distillée, goutte à goutte, afin de ne pas arrêter l’ébullition.
Remarque. — Il arrive souvent, qu'après l'addition du persulfate, il se produit soit une coloration, soit un précipité d'oxyde de manganèse. On ajoutera alors, goutte à goutte, une solution de bisulfite de sodium diluée au quart, jusqu’à dissolution et décoloration totales. On chasse l'excès
de gaz sulfureux par ébullition et on continue le dosage. Dans le cadre de notre étude, nous n’avons eu cette coloration que dans les dosages sur les bois, mais jamais avec les cognacs, la dose de manganèse contenue dans la prise d'essai étant insuffisante dans ces derniers.
Après un temps d’ébullition de dix minutes, on ajoute 2,25 g. d’acide métaphosphorique cristallisé [24] ou l’équivalent en acide phosphorique concentré [22], ceci pour complexer le fer et empêcher la précipitation d’oxyde et de périodate de manganèse, Aussitôt que cet acide est dissous, ce qui demande quelques minutes, on ajoute 10 cm° d’eau distillée; l’ébullition s'arrête; lorsqu'elle reprend, on ajoute doucement 0,50 g. de périodate de potassium. Le dégagement terminé, en‘poursuivant l’ébullition pendant deux ou trois minutes, on voit apparaître la coloration violette caractéristique de l’acide permanganique.
D. -— DosAGE COMPARATIF
Cette coloration obtenue, il nous incombe maintenant de déterminer la quantité de manganèse contenue dans le volume final que l’on a noté et qui correspond à la prise d'essai. Nous avons choisi d’en faire la comparaisoh avec des solutions étalons à diverses concentrations et traitées de la même façon. Pour réaliser cette comparaison avec plus d’exactitude, car les différences sont infimes, nous avons employé un photocolorimètre de BonnET-Maury. Notre premier travail a été l’établissement d’une courbe indiquant les concentrations en fonction des variations de la densité optique de la solution considérée. Les déterminations doivent être faites au voisinage de 5.300 A, la coloration suit la loi de BEER. Avec l’appareil dont nous disposions, nous avons opéré sans surcharge avec interposition du
filtre 3.