A. — DESTRUCTION DE LA MATIÈRE ORGANIQUE
On mesure le volume de la prise d’essai, qui devra être le plus important possible. On verse ensuite le cognac dans une capsule en platine, par portions de 5 à 6 cm*° que l’on évapore au bain-marie. L’extrait sec sera déterminé sur une partie aliquote du résidu d’évaporation; en général, nous P’avons fait sur 100 cm’, sauf pour les boisés où nous l’avons déterminé sur un volume de 25 à 30 cm°. Une fois tout le liquide évaporé, on porte la capsule dans un four à moufle ou un four électrique maintenu à la température la plus basse possible, afin de calciner l'extrait sec jusqu’à disparition complète de tout résidu charbonneux. On la place, pendant son refroidissement, dans un exsiccateur; on pèse les cendres, dont on rapporte le poids au volume de la prise d’essai.
B. —— SULFATATION DES CENDRES
Les cendres ainsi obtenues devront être redissoutes pour être sulfatées. Par suite de la calcination, et malgré toutes
les précautions prises, une partie au moins du manganèse -se trouve à l’état de sesquioxyde qui adhère fortement au platine. G. BERTRAND préconise [14] d'ajouter un léger excès d'acide chlorhydrique concentré, on chauffe au bainmarie, « … le sesquioxyde entre aussitôt en solution lorsqu'il n'y a plus de traces de celui-ci, le liquide chlorhydrique devient vert-brunâtre puis se décolore en dégageant du chlore... ». Cependant, comme nous opérons sur quelques dixièmes de milligrammes de manganèse, et parfois moins, il ne faut pas risquer d’en oublier quelques-uns dans la capsule, ce qui peut arriver en opérant comme précédemment. Le dépôt de sesquioxyde visible sur le fond de la capsule peut être détaché en frottant avec un agitateur de verre, mais c’est un travail‘long et minutieux, et qui pourrait détériorer la capsule. D’une façon beaucoup plus commode et plus pratique, nous y sommes arrivé en employant la technique suivante; sur les cendres obtenues, on ajoute
2 cm* d'acide chlorhydrique pur à 22° B. et 2 cm* (goutte à goutte) d'acide sulfurique pur à 66° B. Le mélange dégage de petites bulles, particulièrement aux endroits où adhère le dépôt. On place ensuite la capsule sur un bain-marie bouïllant; la réaction se poursuit; peu à peu, les taches brunâtres disparaissent. Quelquefois, certaines subsistent. Dans ce cas, en inclinant la capsule de façon que lacide chlorhydrique n’arrive pas directement en contact avec l’acide sulfurique, on ajoute goutte à goutte et avec précaution : 1 cm* d’acide chlorhydrique pur à 22° B. On replace la capsule sur le bain-marie. Finalement, la dissolution faite, le liquide, généralement incolore ou très peu coloré en jaune, sera transvasé dans une capsule en porcelaine de 20 à 22 cm. de diamètre environ, afin d’éviter les projections qui pourraient avoir lieu dans la suite du dosage. On y joindra les eaux de lavage de la capsule.
La porcelaine de la capsule devra être absolument propre; particulièrement, on évitera toutes traces de
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produits organiques qui donneraient un résidu charbonneux à l’évaporation, nuisible à lPexactitude du dosage, parfois même à sa réalisation. On achève alors la sulfatation des cendres en évaporant presque à sec la solution obtenue sous la hotte. ne |
Remarque.— Si, par hasard, il se trouvait dans l’échantillon une proportion notable de silice, il faudrait l’éliminer par le traitement général par l’eau régale, Dans ce cas, il faudra prendre une capsule en quartz au lieu d’une en platine et, à la filtration, il ne faudra pas oublier de laver auparavant le filtre à fond, avec de l’eau acidulée, le papier pouvant sans cela retenir une trace de métal. De toute façon, des traces de silice ne sont pas gênantes et même, s’il y en a un peu de dissoute dans la capsule, cela ne présente pas de graves inconvénients pour la suite du dosage.