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Ogsenvarion VIT (Personnelle).
Hydrocèle traitée par éversion de la vaginale.
Le nommé D..., se présente le 3 octobre 1900 à l'hôpital Beaujon, il est âgé de 36 ans. Il ne présente aucun antécédent génital.
Il a seulement remarqué que depuis deux ans environ, la partie gauche du scrotum a grossi un peu.
Il ne se plaint pas de douleurs, mais il est obligé de porter un suspensoir; pour supprimer la gène de cet appareil, il demande à se faire opérer.
Le 5 octobre, on cocaïnise le scrotum, on incise sur une hauteur de 8 centimètres sur la partie moyenne de la tumeur.
Le contenu est évacué; c’est un liquide jaunâtre, un peu foncé ; légèrement teinté de sang.
La vaginale et le testicule sont soigneusement inspectés; on trouve une petite végétation au niveau de la queue de l’épididyme.
Elle est réséquée ; la vaginale est éversée, et fixée dans sa nouvelle position par deux points de suture.
Suture de la peau au crin de Florence.
Les fils sont enlevés le 78 jour ; réunion parfaite.
Le malade se levait le 6e jour. Il sort guéri le 13° jour.
Remarques. — Il résulte de ces quelques observations,
qui confirment celles qui ont déjà été publiées sur ce sujet, que la récidive survient presque fatalement, si la vaginale n'est pas fixée dans sa situation nouvelle, et que, pas une seule fois, elle n'est survenue quand la vaginale a été fixée.
L'observation IT est intéressante, car elle permet de prendre sur le fait la récidive qui se forme lorsque, non
fixée, la vaginale est par dessus le marché extrêmement
développée ; il est bon de noter que c'est par la partie supérieure du eul-de-sac vaginal qu'a débuté la récidive. Il doit en être souvent ainsi, et c'est ce qui légitime la recommandation de F. Leguen, de bien fixer surtout la partie supérieure de la séreuse, au niveau du cordon. Du reste, si cette fixation est de première importance, et si nous n'avons pas craint d'insister à plusieurs reprises sur sa nécessité. il ne faudrait pas en conclure que cette fixation par la suture doive être extrêmement serrée. Loin de là, il faut laisser un certain jeu, au contraire, à la vaginale retournée, autour du cordon et du paquet vasculo-nerveux du testicule, sous peine de voir apparaître une induration prolongée et des douleurs, qui pourraient être plus vives ‘que celles de l'hydrocèle pour laquelle le malade était venu demander un soulagement, par l'opération. Ce n'est, en effet, généralement pas la douleur, mais une simple gêne qui amène les ma-
Jades à consulter.
Dans toutes nos observations, nous voyons les malades guéris au bout de 10-ou 15 jours, après l'acte opératoire. Plusieurs se levaient dès le 4° jour. Cette constatation a
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son importance, pour l'appréciation de la valeur de la méthode par éversion, et surtout pour la mettre en balance avec les autres traitements qui ont été préconisés et que l’éversion tend à remplacer dans certains cas.