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a) — Incision simple.
Wolkmann, sans chloroforme, faisant sur toutes les tuniques, y compris la séreuse, une incision d'égale hauteur ; lavage de la poche avec une solution phéniquée à 3 0/0; examen et toilette de la séreuse, suture au catgut, comprenant la séreuse et la peau, pansement ouaté compressif; drainage.
« La méthode de Wolkmann a vieillie » dit M. Sebileau, malgré les modifications de Paul Cleudenin (1), de Roersch (2), de O. Blocn (3).
En effet, cette méthode laissait persister la cavité vaginale, et rendait la récidive possible, elle soumettait le malade au sommeil chloroformique ; ce qui peut toujours être un danger et nécessite la présence d’un aide.
Mais telle quelle, la méthode de l'incision simple de Wolkmann constituait un progrès très marqué, parce que, pour la première fois, elle permettait de chercher, la pièce en mains, pour ainsi dire, la cause de l'hydrocèle, et d'en faire la séméiologie et l'anatomie pathologique raisonnées.
(1) Pauz CLEUDENIN. — De l’incision maintenue béante dans le traitement de l’hydrocèle simple (The Boston, méd. and. sug. journal 3 mai 1894, p. 440).
(2) Roerscn. — Traitement de l’hydrocèle (Ann. de la Soc. méd. chir. de Liège, mars 1896).
(3) O. Bzocx. -- Un traitement radical de l'hydrocèle (Sem.
méd., 16 février 1893, no 9, p. 22).
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b) — Incision avec résection partielle de la vaginale.
Julliard (1) préconise en 1884, le procédé suivant, dont voici le trait caractéristique :
« La totalité de la cavité étant faite, je résèque de la « vaginale ce qui est nécessaire pour que ce qui en reste, « suffise à recouvrir le testicule et le cordon, et je suture « la vaginale en l’ajustant sur le testicule et le cordon. « Cette suture est faite avec des catguts très fins, placés « à un centimètre les uns des autres. J'obtiens ainsi un « adossement complet et hermétique du feuillet pariétal « avec le feuillet viscéral, sur lequel il est appliqué et « tendu sans aucun repli ».
Le professeur Reclus, en 1886, adopte ce procédé et obtient neuf guérisons sur neuf opérés.
Procédé Augagneur.
Mais auparavant, en 1885, M. Augagneur (2), de Lyon, publia 15 cas opérés suivant le procédé de Julliard, mais modifié par lui. « Je fais, dit-il deux plans de suture,
(1) JuLrIARD. — De Vincision antiseptique de l’hydrocèle (Rev. de Chirurgie, t. IV, p. 81, 1884).
(2) AUGAGNEUR. — Traité de l’hydrocèle par tincision et la résection partielle de la lunique vaginale (Gaz. hebd. de méd. et de chir., 1886, p. 222).
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€ correspondant aux lèvres de la vaginale (plan profond), « aux lèvres de la peau (plan superficiel). Le plan profond « comporte deux ou trois points. J'emploie des fils métal- « liques, réunis par des lames de plomb. L'aiguille « pénètre sous la paroi du scrotum, dans un point situé «€ un peu au dessous de l'incision vaginale et traverse « successivement le scrotum, la vaginale pénètre dans la « cavité séreuse, atteint l'autre paroi, traverse la vaginale « de dedans en dehors, puis la peau. Ces fils accolent le « feuillet séreux à lui-même ».
Procédé Scarenzio (1).
Signalons enfin la modification du procédé de Jullhard, de M. Scarenzio, qui pratique une courte incision tégumentaire et ponctionne la vaginale. Puis le liquide s’écoulant il attire le feuillet pariétal de la vaginale au dehors à travers l'incision, le décolle avec les doigts, le pédiculise, le prend entre deux pinces, et le résèque sans avoir exploré la cavité.
Procédé Gambardella.
Enfin cet auteur, cherchant à éviter la tuméfaction, qui
(1) Scarenzro. — Sul modo di vende encore pu simplice et innocente La cura dell’idrocèle (Brochara in-8, Milang 1889).
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survient après l'opération, soulève de chaque côté de l'incision et à une distance de trois centimètres environ de cette dernière, un bourrelet entamé qu'il maintient, au moyen de quelques points de suture interrompue; une couche d'ouate hydrophyle protège la peau contre la pression des fils. En somme Julliard, ou les auteurs qui l'ont imité plus ou moins, cherche à supprimer la cavité vaginale pour supprimer la récidive.
L’inconvénient de cette méthode est l'hémorragie qu'elle provoque et qui fait perdre du temps à pincer et lier les vaisseaux qui peuvent donner. D'autant plus que, l'opération terminée, les sutures faites, il pourra survenir une hémorragie secondaire, qui formera une hématome ; cela S'est vu.
De plus on laisse une cavité réduite évidemment par l’excision, mais suffisante et au delà pour laisser place à la récidive. Auss) a-t-on cherché un procédé plus radical encore que l’excision partielle.
c) — Excision totale.
C'est le procédé de Bergmann (1) ou de l'excision totale.
Cet auteur, après anesthésie par le chloroforme, incise, la vaginale sur toute sa hauteur ; puis il abaisse et
(1) BERGMANN. — Berliner Klinische Wochenschrift, 1895, no 14.
résèque, aux ciseaux, le feuillet pariétal de la vaginale, Jusqu'à sa réflexion sur le testicule et l’épididyme.
Hémostase soignée au catgut.
Lavage du feuillet viscéral et de la plaie, à l'eau phéniquée à 3 0/0.
Suture et drain au point déclive.
Reclus et Routier (1), Sebileau (2) recommandent avant d'ouvrir la vaginale, de la bien séparer des couches sous- Jacentes: « cela simplifie l'opération » et permet d’éviter plus sûrement la blessure de l’épididyme et du canal défercent voire même du testicule, accidents que l'on a eu l’occasion de constater.
On les évitera cependant, en prenant la précaution de
bien isoler la tumeur vaginale, comme le veut Routier,
et en isolant la poche, non pas avec le bistouri ou les ciseaux, mais bien avec les doigts, comme l’a indiqué Nicaise (3). — Cette manœuvre se fait par simple traction ; elle est basée sur deux arguments anatomiques :
1° La fibreuse non seulement soutient, mais encore relie entre elles toutes ces parties qui concourent à former le cordon spermatique, en sorte qu'en l'excisant avec le bistouri on s'expose à blesser les vaisseaux.
2 La tunique fibreuse renferme à sa partie externe de nombreux vaisseaux dont le calibre est augmenté, par l'hyperthrophie de la vaginale.
(4) Rourter. — Thèse de Gouffier, Paris, 1898, n°0 344. (2) SEBILEAU. — Loc. cit.
(8) Nicaise. — Revue de Chirur.,1888, p. 89.
Cette résection est une opération facile et dès le quinzième jour le malade peut circuler.
Le scrotum reste tuméfié pendant quelques jours, mais les tissus reprennent peu à peu leur souplesse et la glande sa mobilité.
d) — Eversion de la vaginale.
Avant d'exposer le procédé du retournement proprement dit, qui fait l’objet de cette étude, il faut signaler un procédé qui s'en rapproche beaucoup et qui a été imaginé en Allemagne par Storp (1).
Procédé Storp.
Il pratique une incision très longue qui met à nue toute la vaginale. Puis, avee l'index il la décolle sur une petite étendue de chaque côté des lèvres de l'incision.
Alors seulementla vaginale est ouverte sur une longueur égale à l’incision cutanée. *
Le contenu évacué, la vaginale est plissée au moyen de sutures au catgut, perpendiculaires à l’incision, de façon qu'elle entoure le testicule en formant un bourrelet, plus où moins épais.
La durée de l'opération est de vingt minutes.
(1) Srore. — Arch. f. klinische chirur.(Liv. IL, p. 384, 1896).
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