‹ Contribution à l'étude du mécanisme nerveux de la régulation thermique: régulation chimique et métabolisme de l'eauChapitre 10 sur 43 · TOR · texte numérisé non relu

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pour mesurer les échanges l’ont modifié dans des buts spéciaux. L'examen du cliché ci-joint (fig. II) montre que si nous en avons respecté le principe, notre montage comporte cependant quelques transformations sur lesquelles il importe d’attirer l’attention. Les recherches ici publiées, disons-le, ont été toutes faites sur des animaux respirant dans l’air sec ; nous n'avons à aucun moment fait varier l’état hygrométrique de l’atmosphère dans laquelle se trouvaient les sujets en expérience ; mais il ne faut pas oublier qu'il est parfaitement possible de faire varier cet état hÿgrométrique et d’en &voir à tout moment une mesure précise sans que la méthode perde en exactitude, comme l’a montré HALDANE (64) il y a longtemps. C’est un avantage de la méthode de HALDAXE dont les auteurs ont trop souvent oublié de faire usage.

Pour fixer la vapeur d’eau et l’acide carbonique de l’air, nous plaçons en amont de la cage 3 flacons absorbeurs au lieu de ?, comme l'indique HALDANE. Le premier (H?S0‘) arrête la vapeur d’eau de l’air ; le deuxième l’acide carbonique ; le troisième (H?S0*) l'humidité provenant de la chaux sodée. La chaux sodée est préparée extemporanément au laboratoire selon les indications de F. G. BENEDICT (24) ; la formule est la suivante :

750 grammes de chaux vive récemment calcinée au moufle et 750 grammes de soude caustique sont pesés séparément ; la soude est dissoute dans une grande marmite en fonte avec 450 centimètres cubes d’eau. On chauffe doucement, on ajoute peu à peu la chaux pulvérisée en remuant constamment avec une longue tige de fer. Le produit obtenu ne doit pas être pâteux. La chaux sodée, tamisée au tamis à maiiles de 4 millimètres, est introduite non pas dans des flacons de WouLrr, appareils moulés dont les goulots irréguliers ne permettent pas un bouchage hermétique, mais dans des ballons en verre Pyrex de 500 centimètres cubes, portant près du col un ajutage latéral qui se continue dans la panse du ballon par un tube de 3 millimètres de diamètre (fig. III). Ce tube plonge jusqu’au fond du ballon. Tous nos absorbeurs à chaux sodée sont doublés pour éviter un remplissage trop fréquent des appareils. Le poids des ballons couplés à chaux sodée est de 1.350 grammes environ. Pour retenir la vapeur

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d’eau, nous avons remplacé tous les flacons de WouLFF à ponce sulfurique par des barboteurs à acide sulfurique, sui- .vant les indications de AsHEer et Haurt (1919) (6). Le modèle de BENDER-HOBEIN, adopté par TERROINE (161), est fort recommandable, étant robuste et efficace. Nous avons utilisé deux modèles de taille différente : pour le lapin des barboteuts de grande taille qui, chargés et munis de leur su£port métallique, pèsent 450 à 500 grammes ; c'est ce modèle que nous mettons toujours en amont de la cage. Chaque fois que nos mesures nous exposaient à recueillir des éliminations d’eau atteignant ou dépassant 5 ou 6 grammes, nous avons toujours doublé le barboteur qui se trouve juste en aval de la cage. Pour le pigeon, nous avons utilisé des barboteurs de taille un peu plus petite, pesant tout préparés 350 à

400 grammes.

TUBES TÉMOINS. — Dans ioute mesure faite par la méthode de Haz- DANE, il est indispensable d'intercaler, comme l’a indiqué PEMBREY (128), des tubes témoins dans le circuit. Leur pesée seule permet d'affirmer que les absorptions ont été complètes ; nous.

Fi. II. avons donc intercalé ces témoins: en amont, entre le dernier absorbeur et la cage ; en aval, entre le dernier absorbeur à H?S0O‘ et le spiromètre. Les témoins sont constitués par 2 tubes en U couplés : celui d'entrée chargé de chaux sodée, celui de sortie de ponce sulfurique. Tout montés, ces tubes témoins pèsent, par paire, 80: à 120 grammes, ce qui permet de les peser sur une balance de Curie de portée moyenne.

JoNGTIoNS. —- On sait quels dangers l’on court quand on emploie de longs tubes en caoutchouc dans les appareils où aucune perte d'acide carbonique ne doit être tolérée. Pour éviter ces dangers, nous avons réduit nos jeints au minimum. Chaque partie de l’appareil (cage comprise) est reliée aux autres par des morceaux de tube à vide, longs de 3 à 4 centimètres. Tous les.joints sont munis de pinces à vis qui per-

mettent d'isoler chaque flacon et de le peser à l’abri de l'air.

DÉBIT DU COURANT D’AIR. — Notre débit d’air était en général de 3 à 4 litres à la minute. Pour les températures trés élevées, où il y avait risque de condensation d’eau à l’intérieur de la cage, ainsi que dans le cas du lapin, nous avons utilisé un courant d’air de 4 à 5 litres par minute. La trompe à eau doit toujours être ouverte en grand pour éviter qu’elle ne se noie ; le réglage se fait par un robinet à pointeau fixé sur le bouchon du flacon de garde précédant la trompe ; ce robinet permet de ménager une fuite systématique dans le système et de régler ainsi très exactement la ventilation de l'appareil.

VASES ET CAGES CONTENANT LES ANIMAUX. — Suivant la nature des re-herches entreprises, nous nous sommes servis d'appareils différents.

À. — Récipients en verre.

. 19 Lapin. — Nous avons utilisé un appareil analogue à celui de HaLzDaNE. C’est un bocal de verre dont l’ouverture a un diamètre de 13 centimètres, le corps du bocal de verre a un diamètre de 17 cm. 5; la longueur est de 31 centimètres. Dans cet appareil on peut introduire un lapin de 2 kgr. 500; il n'y peut faire aucun mouvement.

Le fond du- bocal est perforé d’un trou circulaire portant un bouchon de caoutchouc traversé par un tube de 3 mm. 5. L'obturation du col du bocal est réalisée d’une façon hermétique par un disque de caoutchouc (feuille anglaise de un demi-millimètre d'épaisseur) maintenue en place par une bande de caoutchouc qui l’écrase sur le col même. Si on évite tout pli, cette fermeture est parfaite. L'entrée de l'air se fait par un trou percé dans le centre du disque de caoutchouc, dans lequel se trouve engagée la partie cylindrique d’une pièce buccale de pneumo-oxygénateur de Lran. Cette pièce est collée sur la feuille anglaise à la partie interne ; la jointure se trouve renforcée par deux disques de feuille anglaise, collés à la partie interne et externe. La membrane et son embout sont séchés trois ou quatre jours à l’étuve

à 370 pour qu’elles ne puissent abandonner de vapeurs de benzine durant l’usage. La température de la cage est prise immédiatement en amont par l’intermédiaire d’un tube en F fixé sur le circuit ; le réservoir du thermomètre est enfoncé par la branche verticale du T renversé. Cette cage complète et son support pèsent 3.650 grammes ; nos mesures sur le lapin n’excédant pas deux heures, nos animaux ne se souillaient pas par leurs mictions durant l'expérience, car nous prenions soin de vider la vessie par pression.

L'expérience montre que de tous les appareils, les récipients de verre sont ceux dont l’étanchéité absolue peut être réalisée le plus facilement ; c’est pour cela qu’ils furent primitivement choisis par HALDANE.

20 Pigeon. — Nous avons utilisé pour le pigeon l’allonge cylindrique en verre pour réfrigérant (modéle du pléthysmographe brachial de Mosso). L'oiseau est introduit par la grande ouverture (D — 11 cm. 5). On obture par une feuille anglaise et un lien de caoutchouc. Les deux tubulures latérales servent : l’une à l’arrivée de l’air, l’autre à la sortie. La troisième tubulure (parallèle à l’axe longitudinal) sert à introduire le thermomètre dont le réservoir est protégé de tout contact avec l’animal grâce à un treillis métallique. Le pigeon ne peut faire que de très faibles mouvements dans cette cage ; pour les réduire encore on enveloppe tout l’appareil dans une toile noire pour priver l’animal de lumière. Comme l’a montré MozrscHaAnovaA (121, 122), cette condition est essentielle dans les recherches sur l’oiseau dont on veut étudier la thermorégulation. On ne fait jamais de mesures avant d’avoir habitué l’animal étudié à l’appareil, en l’y plaçant trois ou quatre jours ae suite pendant plusieurs heures. Si l’on ne prend pas cetle précaution, les premières mesures exécutées sont inutilisables, l'animal s’agitant dans cette cage, dont il n’a pas l’habitude.

Avec son support d'aluminium, l'appareil pèse environ 1.300 grammes, |

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B. — Cage métallique étanche permettant l'inscription des mouvements ei de la polypnée thermique.

La cage métallique à laquelle nous nous sommes arrêtés peut servir pour le pigeon et le cobaye. Ses dimensions sont les suivantes :

Hauteur, 15 cm.5 X longueur 25 em. 5 x largeur 13 cm. 5.

Elle porte trois ajutages métalliques dont deux servent à l’arrivée et à la sortie de l’air ; le troisième est utilisé pour

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