‹ Contribution à l'étude du mécanisme nerveux de la régulation thermique: régulation chimique et métabolisme de l'eauChapitre 30 sur 43 · TRE · texte numérisé non relu

TRE

(Coloration au Nissz et au WEIGERT).

1° Faible grossissement. — Coupes horizontales.

WEIGERT. — Différence nette entre les deux moitiés thalamiques. Fibres plus rares et plus grêles d’un côté ; la délmitation/des noyaux n’y est pas nette. Toute la région thalamique semble intéressée. \

Nissz. — Les deux moitiés thalamiques sont touchées. Le côté porteur d’une lésion apparente au WEIGERT présente une sclérose glieuse-qui envahit les noyaux rond et dorsal, et qui s'étend jusque dans la région latérale. De l’autre côté, une partie du noyau magno-cellulaire est touchée

20 Fort grossissement. — Cellules ganglionnaires plus petites et moins nombreuses; augmentation considérable des cellules névrogliques.

Sur aucune des coupes on ne peut distinguer de vestiges telencéphaliques.

Examen microscopique des coupes de la région diencéphalique du Pigeon n° 10.

(Coloration au Nissc et au WEIGERT). $

Coupes horizontales.

Intervention chirurgicale : enlèvement des deux hémisphères et cautérisation superficielle de la face dorsale du thalamus, le 28 février 1928. L'animal est sacrifié le 25 mai 1928. AU

Nissc. — Absence du télencéphale, contrôlé sur toutes les coupes. :

/La lésion chirurgicale s'arrête au ras du thalamus, juste en avant du noyau rond, qui apparaît intact sur la coupe. À la limite, vers la ligne médiane, hémorragies superficielles touchant le noyau antérieur. Infiltration hémorragique à l'émergence du nerf optique. Corpus posticus intact.

Sur une coupe, un peu plus en arrière (plus près de ia base), le noyau principal (nucleus rotundus) est nettement atteint par une infiltration hémorragique. ,

WEIGERT. — Les fibres du nerf optique, les fibres striomésencéphaliques sont parfaitement intactes; elles sont sectionnées dans la région tout à fait antérieure.

Dr Ge e

Examen microscopique des coupes de la région diencéphalique du Pigeon n° 14.

(Coloration au Nissr. et au WEIGERT.)

Coupes horizontales. Intervention chirurgicale le 2 mars 1928. Enlèvement des deux hémisphères et cautérisation de la face dorsale du thalamus. L'animal meurt par hémorragie le 6 mars 1928.

Pas trace d’hémisphères. Sur toutes les coupes le noyau antérieur apparaît comme lésé, tandis que le noyau rond (noyau principal) est intact. L'hémorragie s'arrête au ras du noyau rond.

Examen microscopique des coupes de la région diencéphalique du Pigeon n° 13.

(Coloration au Nissc et au WEIGERT.) ”

Coupes frontales.

Intervention chirurgicale le 29 février 1928. Cautérisation du thalamus à droite, après enlèvement de l’hémisphère droit. L'animal est sacrifié le 29 mars 1998.

19 Nissz. — Aucun vestige de l'hémisphère enlevé. Du côté droit, où l'hémisphère manque, les cellules au niveau du uoyau dorsal sont rares et déformées. Les autres noyaux paraissent également plus pâles, mais le nombre de leurs cellules semble identique des deux côtés. La lésion est nettement plus marquée au niveau des noyaux magnocellulaire

et dorsal qu’au niveau des autres noyaux.

20 Weicerr. — Perte de susstance entre le noyau rond et le tractus tectothalamique. Réaction glieuse autour de cette perte de substance. Pâleur générale de tout le côté : droit.

RELATIONS ENTRE LÉ MÉTABOLISME DE L'EAU ET LA RÉGULATION THERMIQUE CHEZ LES HOMÉOTHERMES

Les recherches que nous avons faites sur le lapin ont été entreprises dans le but de voir si la liaison entre le métabolisme ae l’eau et la production calorifique que nous avons vu, comme ROGERS, se manifester chez le pigeon thalamique, se retrouvait encore chez les mammifères quand on abordait le problème par d’autres techniques expérimentales.

L'idée d’une liaison possible entre ces deux processus physiologiques est fort ancienne : elle fut exprimée nettement pour la première fois par LEYDEN (106) en 1869. Dans un article sur la fièvre, cet auteur fait remarquer que chez le fébricitant les échanges sont augmentés, que le poids du sujet ne varie pas, el que l’alimentation du malade par ailleurs est plutôt restreinte. Il en conclut que seule une rétention d’eau peut expliquer les faits constatés.

Ce n’est qu’en 1909 que SANDELOWSKY (154) a vérifié expérimentalement cette hypothèse. Il constate, en effet, que chez le pneumonique, le poids reste constant pendant toute la durée dé la fièvre ; il y a simultanément rétention de chlore et diminution de la concentration du sang en protéiques. Quand la fièvre cesse, 11 y a au moment de la crise augmentation du volume urinaire, débâcle de chlorures et décroissance brusque du poids du malade. Depuis cette époque, la notion de liaison obligatoire entre le métabo-

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