CONCLUSIONS
19 Nous avons étudié dans le détail les conditions dans lesqueiles 1l faut se placer pour employer correctement la méthode pondérale de détermination des échanges de HaL- DANE, Nous avons indiqué une technique simple et précise qui permet d'employer cette méthode même lorsque le cage contenant le Sujet en expérience a été portée à une température très différente de celle du laboratoire (de 00 à 40b, le laboratoire étant à 150). Notre montage permet l'inscription des mouvements volontaires de l’animal et celle de la polypnée thermique.
20 Nous avons fixé les valeurs standards de la production thermique du pigeon à jeun et immobile, à la neutralité thermique, au-dessus et au-dessous de cette température. Nous avons pu confirmer l'existence d’un rythme nycthéméral de la production thermique chez le pigeon. Dans les conditions du métabolisme de base, la calorification est toujours plus grande le jour que la nuit (sommeil), même si les excitations lumineuses diurnes sont exclues. |
3° Après extirpation des hémisphères céréhraux, le pigeon étant totalement rétabli, le rythme nycthéméra! énergétique disparaît : les valeurs du mét4bolisme de base, diurne ou nocturne, sont identiques. Les différences trouvées pour les valeurs de jour et de nuit sont done moins liées à la variation du tonus musculaire mésencéphalique, durant le sommeil, qu’à l'intégrité des analyseurs corticaux.
PES A ne
4° Les conditions de température dans lesquelles s’est trouvé l'animal avant la détermination du métabolisme de base, l'adaptation, la mise en jeu ou l'élimination des analyseurs Corticaux, influent, toutes choses égales d’ailleurs, sur la grandeur des échanges à la neutralité thermique. Il semble difficile de donner au métabolisme de base déterminé à la neutralité thermique la signification que lui a donné LErFÈvRE. La valeur obtenue correspond bien au service physiologique de l'organisme enfier recevant un minimum d’excitations de tous ordres provenant du milieu extérieur, mais non à l'inéluctable production de chaleur des cellules du fait même qu’elles vivent.
, 20 Comme chez le mammifère, on trouve chez l’oiseau que le maintien de l’homéothermie se fait par la mise en jeu : a) de la régulation physique ; b) d’une régulation chimique existant indépendamment de tout mouvement (frisson),
6° Il existe chez le pigeon, au niveau de la région thalamique, un ensemble ae noyaux sympathiques à l'intégrité desquels paraît liée l'existence des mécanismes thermorégulatetrs. La mise en évidence du rôle du thalamus dans la régulation thermique exige l’ablation des hémisphères cérébraux. La destruction élective du thalamus chez je pigeon semble insuffisante pour supprimer l’ensembleides mécanismes thermorégulateurs (RoGEers). Le rôle joué par les hémisphères cérébraux dans la régulation thermique semble être expliqué-par leur intervention dans la motilité : la destruction unilatérale du thalamus après enlèvement d’un seul hémisphère ne compromet pas la thermorégulation. La destruction unilatérale du thalamus, même si elle n’est que partielle, après enlèvement des deux hémisphères cérébraux, supprime l’homéothermie d’une manière passagère.
7° La destruction thalamique suffisante pour troubler les mécanismes thermorégulateurs provoque toujours une polyurie synchrone (ROGERS).
80 Si la destruction des noyaux thalamiques n'est que partielle, on observe toujours simultanément : a) la disparition de l2 poluyrie ; b) la récupération totale de la fonction thermorégulatrice.
99 La piqûre du quatrième ventricule (Claude BERNARD}
Pons
entraîne outre la glycosurie, l’allantoïnurie et la polyurie (MicHAELISs, KAysER et EsraABLier) une hypothermie déjà connue, mais que nous avons pu démontrer, trouver son origine dans une perte de la régulation chimique. Là encore, la polyurie et la perte du pouvoir thermorégulateur sont simultanées. ;
10° Les ingestjons de grandes : quantités d’eau amenée. à 389 provoquent chez le lapin comme chez le ichien, une chute de la température centrale synchrone de la polyurie.
119 L’hyperthermie (201) et l’augmentation considérable des échanges (42,7 p. 100) provoquées par l’aloïne chez le lapin normal ne s’observent plus : ni chez le lapin polyurique par piqûre du quatrième ventricule, ni chez le lapin polyurique par ingestions d’eau. à
120 Ces faits confirment l’idée que la régulation thermique ne saurait être considérée comme une fonction physiologique individualisée, indépendante des grandes fonctions organiques et dont le centre nerveux sympathique pourrait être mis en œuvre sans associations fonctionnelles avec les autres centres organo-végétatifs Connexes.
13° Parmi les mécanismes dont le foñctionnement est intimement associé à celui de la thermorégulation, nous avons pu mettre en évidence, par l'étude du syndrome thalamique chez le pigeon, du syndrome de la piqûre du quatrième ventricule et par des ingestions d’eau chez le lapin, que la régulation des équilibres d’hydratation occupait une des premieres places. |
Vu: Le Présidént de Thèse,