‹ Contribution à l'étude du mécanisme nerveux de la régulation thermique: régulation chimique et métabolisme de l'eauChapitre 4 sur 43 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

L'organisme homéotherme s’oppose par la fixité de sa température centrale à l’organisme poïkilotherme, dont l’activité vitale et la température interne suivent les variations de la température du milieu extérieur et se modifient comme elles. Cette distinction fondamentale qui sépare le règne animal en deux grandes classes est de date relativement récente, puisque ce n’est que depuis les travaux de SANDERS- -Ezx (155) qu’elle est bien connue. Toutes les recherches antérieures concernant le mérabolisme énergétique, sis importantes qu’elles aient été, et celles de Lavoisier même sont restées incomprises jusqu’à SANDERS-EZN. Le comportement différent des animaux étudiés de ce point de vue restait inexplicable, puisqu'on ne savait pas encore la nature exacte de l’opposition à établir entre ces deux grands groupes. L’homéothermie et la poïkilothermie une fois bien connues, les continuateurs de SANDERS-EZN ne tardèrent pas à reconnaître que cette distinction si nette entre les mammifères et les oiseaux, d’une part, l’ensemble des autres vertébrés et invertébrés, de l’autre, disparaissait à bien des points de vue, quand on étendait l’étude du métabolisme à une assez grande catégorie d'êtres. Les différentes espèces d’homéothermes, les différents individus d’une même espèce, voire le même individu, pris dans des conditions expérimentales variées, pouvaient présenter des particularités qui tantôt

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