‹ Contribution à l'étude du mégacôlon chez l'enfantChapitre 16 sur 55 · AG · texte numérisé non relu

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les coliques, la diarrhée. Tous ces symptômes — c'est là un point intéressant qu'il nous paraît utile de souligner — disparaissent le plus souvent après une abondante évacuation.

Les signes généraux méritent de retenir davantage notre altention. L’atteinte de l’état général est en effet de règle dans la plupart des cas de dilatation du gros intestin chez les enfants. Mais il nous faut faire une distinction entre les cas où la stase est terminale, et ceux où la stase est totale ou limitée au côlon droit ou proximal. Nous savons depuis les descriptions de Lane sur la stase intestinale chronique, que le côlon proximal contient des matières liquides, partant des produits toxiques qui peuvent être absorbés au niveau de la muqueuse et déterminer des phénomènes d'intoxication. Il n’en est pas de même du côlon gauche ou distal qui contient des matières dures, solides et où il ne se passe aucun phénomène d'absorption. On conçoit que sa stase n'alteigne nullement l’état général. Avec Bensaude et Hillemand, on peut schématiser ces faits de la façon suivante : « stase terminale, pas d'intoxication, stase totale, intoxication ».

Chez les enfants du premier âge, en particulier chez les nourrissons des trois premiers mois qu'il conviendrait — pensons-nous — d'appeler avec Parrot (1) et avec M. Ribadeau-Dumas (2) « nouveau-nés » et qui présententune ectasie totale du côlon,on observe uneatteinte

(1) Parnor — L'Athrepsie, 1877.

(2) L Risapeau-Dumas — Leçon inédite à la clinique Baudelocque, 3 ayril 1925.

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