DT CR
et du côlon pelvien d’un repli ou d'une valvule que le rectoscope parvient à franchir avec plus ou moins de difficulté.
A côté de la constipation opiniâtre et de la distension abdominale qui sont, comme nous l'avons dit, les deux signes cardinaux de la dilatation du gros intestin, il nous faut signaler cependant un troisième symptôme que certains auteurs comme M. Bensaude, comme M. Hallez,rangent parmi les signes cardinaux, mais qu'avec M. Marfan et Pierre Duval nous décrirons à part comme un épiphénomène lié d’une façon étroite à la constipation et au tympanisme abdominal, mais qui est tout à fait inconstant. Ce signe, c’est la perception d’une tumeur animée de mouvements péristaltiques répondant aux anses intestinales dilatées. Ce symptôme est d'autant plus marqué que la distension abdominale est plus considérable et que la paroi du ventre est plus amincie. Il apparaîït, soit spontanément, soit d'une façon provoquée, à l’aide de chiquenaudes. Concetti a vu grâce à ces mouvements du gros intestin, toute la partie dilatée du côlon se dessiner si nettement, qu'il a pu mesurer ainsi la longueur et le volume de l’anse dilatée. Ces ondulations péristaltiques de l'intestin représentent un effort pour lutter contre la stase. Il est bien évident que cette manifestation sera d'autant plus marquée que la rétention intestinale sera prolongée davantage.
Les signes que nous allons maintenant mentionner sont de moindre importance, parce qu'ils ne sont nullement caractéristiques du mégacôlon. Ces signes secondaires sont : l’anorexie, les vomissements, la céphalée,