‹ Contribution à l'Étude du MégacolonChapitre 13 sur 37 · NUL · texte numérisé non relu

NUL

duire un syndrome de Hirschsprung typique et complet dès la naissance ?

Distinguons d’abord :

les obstacles par brides et rétrécissements;

les obstacles par valvules du genre des valvules de Houston; &

les obstacles par valvules formées de tissu rigide (obs. de Delbet):;

les obstacles formés de replis muqueux comme ceux observés par Bensaude et Sorrel, qui existent à la rectoscopie ou au toucher rectal et qui disparaissent à l’autopsie lorsqu'on étale les parois coliques;

enfin les obstacles formés par les spasmes ou

l’'achalasie des sphincters.

a) Brides et rétrécissement. — Ne sont notés dans

* aucune observation. D’ailleurs les mégacôlons qu’ils pourraient provoquer sont considérés comme des dilatations sus-stricturales banales.

b) Valvules du genre de celles de Houston et valvules rigides constatables facilement à l’autopsie ou au toucher ou avec la sonde rectale, ne sont notées dans aucune observation.

c) Valvules formées par des replis muqueux comme celles signalées par Bensaude et Sorrel.

D'abord elles ne sont pas constatées au toucher ou à la sonde dans aucune observation, ce qui devrait l’être si elles étaient assez grandes pour donner de la constipation et de la distension congénitales.

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HS ARR Si elles étaient insignifiantes, elles ne pourraient don: ner ce tableau typique du syndrome de Hirschsprung congénital. Nous pouvons donc affirmer lPabsence de ces valvules dans toutes les observations que nous

étudions dans ce chapitre.

d) Restent les spasmes ou l’achalasie des sphinc-

ters. #3

Les spasmes seraient perçus par le toucher ou par la sonde, or dans aucune observation ils ne sont signalés.

L’achalasie qui n’est pas un spasme, mais un défaut de relâchement cédant à une certaine pression, ne pourrait déterminer de suite dès la naissance une distension s’il n’y avait une dilatation congénitale préexistante. D'ailleurs aucune observation n’a noté l’arrêt de la sonde rectale qui pénètre facilement jusqu’à la dilatation pour évacuer les gaz.

Enfin, il faut remarquer que le srand nombre d’observations où l’on a noté un épisode diarrhéique, montre suffisamment que les obstacles, s’ils existent, ne doivent gêner que d’une manière insignifiante et ne peuvent déterminer une constipation opiniâtre, une distension marquée dès la naissance. La seule explication plausible, c’est qu’il existe une dilatation congénitale, seule capable d’engendrer un pareil syn-

drome.

2° Les mégacôlons à manifestations précoces peuvent-ils dériver du dolichocôlon ?

Remarquons d’abord que dans aucune des obser-

vations de mégacôlon relatées dans ce chapitre n’est signalée une longueur exagérée du colon; ce qui pourrait nous autoriser, à priori, à conclure que parmi les cas relatés aucun ne dérive d’un dolichocôlon. Examinons toutefois les 7 observations de dolicho-

côlon chez les enfants que nous avons pu réunir :

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