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longue et on la pousse doucement, en faisant pénétrer de l’eau à mesure qu’elle progresse, de manière à déplisser peu à peu l'intestin et à empêcher que la sonde se replie ».
Le toucher rectal profond, en frayant un étroit passage à travers les scybales, permet parfois l’évacuation des gaz.
La position génu-pectorale, en redressant certaine coudure de l’anse sigmoïde en la portant vers le thorax par l'action de la pesanteur, favorise également l'émission de gaz, comme nous l’avons vu dans lobservation XXXVIL.
En dernière ressource, et lorsqu'on est éloigné de tout centre chirurgical, on pourrait employer la ponction avec une aiguille pas très grosse. Ce moyen, quoique dangereux, est efficace dans certains cas.
2° CONTRE L’OBSTACLE (scybales, coprome). — Le lavement, donné avec la sonde introduite comme plus haut, soit avec de l’eau, soit avec de l’huile, peut ramollir les scybales, ou favoriser leur glissement et leur évacuation.
Le curage digital, quoique difficile et long, est à
instituer dans les cas difficiles.
3° CONTRE L'INSUFFISANCE MOTRICE DES PAROIS INTES- TINALES. — L’évacuation des gaz permet souvent à l'intestin distendu de revenir sur lui-même et de récupérer sa force motrice. Aussi voyons-nous souvent la sonde rectale ou le simple toucher rectal faire
cesser la crise d’obstruction en évacuant les gaz.
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Dans certains cas, il faut employer d’autres moyens pour exciter la fonction motrice intestinale. Les purgatifs employés selon la méthode fractionnée de A. Girault sont à conseiller. Le massage, le lavement électrique sont de très bons moyens. Mais nous insistons encore une fois.sur la nécessité de ne pas administrer un purgatif avant d’avoir levé d’abord lobstacle constitué par les scybales ou par le coprome et
avant d’avoir évacué les gaz qui distendent l'intestin.
Traitement dans l'intervalle des crises d’obstruction.
Il faut lutter contre la constipation et contre la distension abdominale.
Ce traitement est un traitement préventif contre les crises d’obstruction. Il empêche l’intoxication de l'organisme, l'atteinte de l’état général, les complications. Le pronostic du mégacôlon, a dit le professeur Marfan, dépend du succès de la médication évacuante. Il ne faut pas que la dilatation congénitale s’accentue de plus en plus du fait de la constipation. Il faut tout mettre en œuvre pour obtenir des évacuations quotidiennes.
Régime. — Le régime doit être celui de l’âge du malade ; « il faut le nourrir avant tout ». Il faut proscrire les aliments constipants (chocolat, thé, café), les médicaments constipants (opium, bromure), ainsi que des aliments qui donnent des gaz (laits mal tolérés. laits fermentés, bière, cidre).