DIAGNOSTIC POSITIF
Le diagnostic positif du mégacôlon ne peut être posé que par l'examen radiologique, la rectoscopie, la sonde rectale et le toucher rectal.
a) L’examen radiologique sans préparation, nous montre l’aérocolie, le refoulement du diaphragme, du cœur et des poumons, la déformation gastrique; après ingestion de bouillie opaque, les déformations gastriques du pylore, l'évacuation gastrique, le transit intestinal; après le lavement opaque, toute une série de renseignements intéressants. On doit donner
le lavement sans grande pression, pour ne pas dila-
ARR y A ter un côlon normal et croire à un mégacôlon; pour pouvoir déceler les spasmes, l’achalasie des sphincter. Le lavement doit être fait sous l’écran radiologique pour pouvoir déceler les coudures, en apprécier la gêne apportée à la circulation des matières; la superposition des anses. Ce sont autant d'éléments précieux à recueillir pour pouvoir remonter à la pathogénie.
b) La rectoscopie décèle l'existence des valvules, des spasmes, l’état de la muqueuse, la présence des ulcérations, la dilatation colique.
c) La sonde rectale renseigne sur la pénétration plus ou moins facile jusqu’à la dilatation.
d) Le toucher rectal enfin renseigne sur la présence des scybales, d’un coprome, des valvules que souvent
le doigt accroche au retour.
Tous ces éléments joints à l’examen approfondi de l’état général, des endocrines, du système nerveux vago-sympathique, à l'étude des antécédents, de l’histoire de la maladie (succession des symptômes) nous conduisent à une conception pathogénique du cas examiné et nous guident dans l'institution d’un trai-
tement rationnel.
Traitement PREMIER CAS
Le mégacôlon paraît d’origine congénitale
On ne peut influencer sur là cause ; tout ce qu’on peut faire, c’est aider le côlon à assurer sa fonction
par un traitement médical actif, et lorsque ce traitement s’avère insuffisant, recourir au traitement chirurgical qui ne peut le plus souvent qu'être palliatif vu le jeune âge des malades et la grande mortalité
d’une intervention plus efficace.
Traitement de la crise d’obstruction ÿ
Il faut bien comprendre la physio-pathologie de la crise d’obstruction pour pouvoir la traiter efficacement : nous avons un côlon déficient qui contient une importante masse de matières à charrier, un osbtacle à l’orifice de sortie constitué par laccumulation des scybales ou un coprome, des gaz qui distendent outre mesure le côlon, annihilent pour ainsi dire ses forces de contraction ou bien l’obligent à se contracter à vide sans agir efficacement sur les matières à évacuer.
La première chose à faire, c’est lever d’abord l’obstacle, supprimer la distension colique pour permettre des contractions efficaces, puis exciter la fonction motrice du côlon. Si l’on commence par donner une purge, on commet une faute de thérapeutique grave.
On doit agir sur les trois facteurs de l’obstruction
par une action combinée des moyens thérapeutiques.
1° CONTRE LES Gaz. — La sonde rectale est le meilleur agent thérapeutique, mais il faut savoir l’introduire, dans les cas difficiles, comme le conseille le
Professeur Marfan : « On introduit une sonde assez