‹ Contribution à l'étude du métabolisme de l'iodeChapitre 5 sur 18 · PIECE AR EN MR EU · texte numérisé non relu

PIECE AR EN MR EU

Total par litre. :

Mgrs.

Examen des eaux au point de vue 1°. De leur densité ; 2°. Du poids du résidu sec ; 3°. De leur chlore, brome et iode total : 4°. De leur richesse en iode total et de la nature de leurs divers composés iodés. Ces eaux paraissaient limpides et toutes les opé-

rations furent pratiquées sans filtration préalable.

Densités aux diverses profondeurs

Prise à 4° et sur 250 eme.

Surface Densité Poids du litre à 4° SSo" 1,0301/ 1030 gr. 1/4 880" 1,0310/4 1031 £T. O4 980" 1,03076 1030 gr. -70 Résidu sec. — Pris sur ro eme d'eau mesurés à 4° et addition-

née de o gr. o2 de carbonate de soude sec, pour éviter les pertes dues à la dissociation à chaud du chlorure de magnésium ; La dessication fut faite au bain-marie, puis à 105°, jusqu'à

constance de poids.

Surface Résidu sec par litre d’eau 880" 3 gr. ho 980" hArerire » AOC Chlore - brome - iode. — La totalité du chlore, brome et iode

fut dosée par poids, toujours dans un même volume d'eau à 40°.

Chlorobromoiodure Calcul (théorique) profondeur d'argent (p. litre) en sel marin S80" Oo gr. 8579 JL CLÉ 02 S80" Oo gr. 884 DD CL:000

980" Oo gr. 8707 30-er; 08

Composés iodés. — Pour la recherche des corps iodés l’eau fut analysée trois jours après son puisement : elle n'avait qu'entrevu la lumière au moment de son traversement. Il était important en effet d'éviter les modifications que, sous son influence les êtres vivants ou non, pouvait lui faire subir. Les matières en suspension, vivantes ou non, furent séparées par le filtre de biscuit de Sèvres, en pleine obscurité. On dosa ensuite liode sous ces trois formes, comme il à été dit. (Comptes rendus

CXXVIIL, p. 1069.)

| Iode p. lit.

Mers.

lode retenu par le filtre de biscuit (matière graireuse, parties insolubiés étre mivants) Cr Re 0,286 À la surface lode entièrement ou partiellement OLD ANITUEMELE OIL DIS RES EEEESESS 1,960 Jode minéral (iodures, etc.)....... 0,000

Potalparaltire 02710

! Jode retenu par le filtre de biscuit

| (organisé, insoluble, etc...)...... 0,100

A 980 m | Ilode entièrement ou partiellement de profondeur Orpanisé ettsoluble, 50 9,190 Iode minéral (iodures, etc...)...... 0,150 | 2,380 I0dé Ten ER en 0,065 À 980 m. Iodé’en’ partie organisée 1,890 de profondeur Tlode minéral eee 10 000

D'où : L'iode total par litre d'eau est presque constant du haut en bas de la mer, quel que soit le point où l’on puise l'eau.

L'eau de la Méditérranée paraît légèrement plus pauvre en iode total (> mers. 25 par litre) que celle de l'Océan (2 mers. 40). \ mesure que l’on monte vers la surface et que les êtres vivants (algues où protozoaires) s'accumulent dans l’eau de mer, l’iode minéral des profondeurs disparaît ; il est de o mer. 305 par litre au fond, de o mer. 150 seulement à 100 mètres au-dessus ; totalement disparu à la surface et bien avant d'arriver, dans les couches de plankton.

L'iode organisé augmente à mesure qu'on s'élève à partir du fond comme augmente la masse des êtres vivants qui le fixent.

L'iode dissous à l’état de combinaisons complexes est maximum à 880 mètres, mais varie peu de haut en bas.

Les substances auxquelles cet iode appartient ne semblent donc pas provenir principalement des êtres vivants si nombreux

à la surface, et si rares à ces profondeurs.

IT

Les Plantes Marines

Rappelons tout d’abord le nom de Courrois (3) qui, en 1813, découvrit l’iode dans le varech, découverte dont il est inutile de signaler l’importance et les bienfaits.

On peut dire que toutes les plantes marines contiennent de l'iode. Les plantes marinés ont besoin de l’iode comme le disait LieBiG, pour se développer et leur existence est liée à la présence de l’iode, absolument comme la vie des plantes terrestres dépend de la présence des alcalis et des terres alcalines.

Nous avons cité LecoQ (4) qui, en 1832, signalait les propriétés spéciales des engrais composés d'algues et attribuait à l’iode ces particularités.

Rappelons que River (14), en 1853, avait publié un note dans les Comptes rendus de l’Académie des Sciences (V. 37, p. 724) sur l'influence des engrais iodurés et engrais marins. (Le Docteur Loze (15), en 1847 et M. Sourexer (16), en 1849, attribuaient à

26 DU METABOLISME DE L'TIODE

la présence de l'iode dans le sol apporté par des engrais composés d'algues marines, des propriétés toutes particulières au vin, dont le goût et le parfum jouissaient de qualités spéciales. Ils attribuaient également à la présence de l’iode dans la vigne lPimmunité de celte dernière dans certaines maladies parasitaires et plus particulièrement l’oïdium). (Mouriss) - (17).

M. River, à la suite d'expériences, concluait que lengrais produit par la fermentation des plantes marines est employé depuis 1835 dans quelques parties de l'Espagne.

Le sol qui reçoit cet engrais contient en moyenne r1/600.000 d'iode. Les vignes qui y vivent n'ont jusqu'à présent subi aucune atteinte de l'oïdium, et le vin produit par ces vignes jouit de propriétés spéciales ; il porte le nom de « Malaga-Rives de Mer », dans le commerce, où il est très rare. Il constitue le produit végétal l’un des plus riches en iode. Ce principe y est contenu dans la proportion de 1/50.000 en moyenne. |

Quoique la présence de l’iode soit constante dans les algues, cet élément S'v rencontre en proportions très différentes suivant les espèces, comme le montre les chiffres suivants qui sont empruntés à E. ArLaArY (18) Bull: Soc Chim 4 XXXV, Dit 1SST.

Iode - Mer.

L'AMANATU TION ERNEUE 0,060

— SACCRANITNES OISE 0,044 Fucus vesiculosus — serralus...

CNE ER 0,012 — siliquosus.

ParaR ar DULDOSA EE EPP PERS 0,0077

D'après le tableau ci-dessus, les algues d’eau de mer examinées contenaient de 7 mgrs. à 60 mgrs. d'iode pour 100 gr. de plantes fraiches.

Déjà ALLarRY observait que la richesse en iode variait beaucoup d’une espèce à l’autre et pour une même espèce, elle variait aussi avec la latitude. Il avait remarqué que les feuilles nouvelles chez les algues, particulièrement chez le Digitalus Slenolobus, contenaient environ une quantité d'iode deux fois plus grande que dans les feuilles anciennes qui semblent abandonner en partie leur iode au liquide ambiant où il entre en dissolution pour être soumis plus tard à une nouvelle assimilation par les êtres nou-

veaux à l’état de croissance.

MarRGHAND (19), Knauss (20), Cunrasse (21) firent les mêmes remarques sur les variations en iode observées dans une même sorte de Fucus.

Chez les plantes terrestres, BourcrT (22), a fait les mêmes observations. |

Egalement, lors de nos recherches nous avons trouvé des différences notables d’iode chez les mêmes végétaux poussant

dans des terrains cependant proches les uns des autres.

Cuniasse a fait porter ses recherches sur deux catégories d'algues. Les unes, qu'il nomme les algues pauvres, ont été recueillies dans les eaux du bassin d'un port; les autres, les algues riches, ont été recueillies sur les rochers du large.

Les algues pauvres :

donnent un pourcentage d’iode variant de o mgr. 07 à

: F SONT ENNUUE

Les algues riches

donnent un pourcentage d'iode variant de o mgr. 382 à

1 mer. 408.

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