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11 résulte de ces dosages qu'un litre d’eau de pleine mer
contenait :
lode organisé insoluble ........ O Ingr. 02 lode organique dissous ..... 1 Mgr. 80
Total de l’iode organique par litre 2 megr.
On à vu plus haut qu'on à trouvé directement pour la totalité de l’iode, par litre > mgr. 40. C’est une confirmation bien con-
cordante des deux chiffres précédents.
Il résulte de ces constatations :
1° Que l’eau de la pleine mer, prise à la surface, ou puisée à une faible profondeur. ne contient pas d’'iodures minéraux ;
2°Que dans cette eau, la totalité de l’iode (à des traces près) existe sous forme de composés organiques ;
3° Qu'une partie de cet iode organique, le cinquième environ, dans le cas présent, est fixé dans les êtres microcopiques : zooglées, algues, spongiaires, etc., qui vivent à la surface et jusqu'à une certaine profondeur et constituent le plankton de la haute mer ;
h° Que les quatre cinquièmes de l’iode de l’eau de mer y sont
à l’état de composés crganiques solubles.
On peut se demander si cette matière organique soluble provient des algues et autres organismes iodés de l’eau ou bien si elle se forme indépendamment d'eux et se constitue le milieu favorable, la matrice où prennent naissance ces êtres inférieurs. Les algues microscopiques du plankton sont, d’après le dosage donné, extrêmement riches en iode.
Comme tous les êtres vivants, ces algues, spongilles, etc., déclinent à un cerlain moment et lorsqu'elles souffrent et meurent dans Peau, elles Lui cèdent une partie de leur iode (ALLARY, Bull. Soc. Chim., t. XXXW//p. tr-12, 1881).
On à établi aussi que les feuilles nouvelles des grandes algues contiennent plus de deux fois plus d'iode que celles de la plante âgée. Il semble bien qu'une partie de la matière organique iodée de l’algue peut, en certains cas, repasser en dissolution dans l’eau de mer, pour être soumise plus tard à une nouvelle assimilation par les êtres nouveaux à l’état de croissance. Au contraire, si ces êtres meurent et se putréfient, comme cela se produit dans les marais salants, la substance organique est détruite et l’iode minéral peut dès lors apparaître.
En partie dissoutes dans l’eau, en partie fixées dans les êtres microscopiques, les composés organiques iodées et azotées complexes de la mer s'accumulent dans les eaux du rivage qui déposent, sous forme d'écumes, de zooglées, de diatomées, ete., leurs matériaux chargés d’iode, matériaux en partie solides, en partie muqueux, restant après le bain adhérent à la peau qui les absorbe ensuite partiellement. (GazLarp (12), T. 128. C. R. Ac. SC: P11r7:)
« Mais il reste à s'expliquer d'où provient l’iode organique de la mer, aussi bien celui des algues, spongiaires, etc., que celui qui s'est fixé dans la matière organique iodée soluble dans l'eau. Vient-il des sources et émanations issues des profondeurs, là où l'absence de toute lumière ne permet pas la vie des organismes du plankton ? Ne passe-t-il que plus haut à l’état organique et
organisé dans les couches plus où moins illuminées de la mer ? »
A. Gaurren donne également les variations iodées de l’eau
de mer puisée à différentes profondeurs (ro
Pour l’eau de l'Océan Atlantique, prise à l'entrée de la Manche,
à 4o kilomètres des côtes et à la surface.
LOUGS MN TAÏ EE ER ere PP lode des parties organisées retenues par lonr , lebHIEresdésbisc tee er etee ere
(par litre d 1 Iode des combinaisons solubles com- DICRÉS ee
| Lotalsparthitre ee
Mgrs.
Pour l’eau de la Méditérranée prise dans le golfe du Lion, à
11 kilomètres des côtes.