‹ Contribution à l'étude du métabolisme de l'iodeChapitre 8 sur 18 · VARIATIONS DU POURCENTAGE D’IODE · texte numérisé non relu

VARIATIONS DU POURCENTAGE D’IODE

Iode

Lanunarid'cloustonmtuges PE RPECE EC ee de 0,455 à 0,760 — — Mes rer PAL de 0,098 à 0,482

— Sléenophyla Uges AE REETCE de 0,236 à 0,501

— — LME ET eee de 0,205 à 0,492 ÉUCUS DeSLCULOSUSNE MR RER RR ENRETEIEE de 0,013 à 0,103 PS CLOUS ne A ET ee de 0,024 à 0,067 EN OO SU SNA Ra AE NS MEME EE PONS de 0,042 à 0,238

Observons l'écart énorme du pourcentage d’iode dans le Fucus

vesiculosus de 0,013 à 0,103.

Henprick donne le tableau suivant de l’iode dans les cendres

Cendres Iode de cendres

Laminartarcloustontt Aires ee 6,09 % 1,548 % — —— lames foliaires. 5,31 % 1,697 %

— Stenophylla, tiges. ....... 5,75 % 1,045 %

. —— lames foliaires. 4,72 % 1,364 % Fucusnodusus. 2 20e SR ES CES 6,19 % 0,418 % + HODESICULOSUS SE AL RER NOT 6,38 % 0,177 % SR ARSCTTULUS: ct co D EE 5,60 % 0,220 %

P. ScuRTI (25) ayant dosé l’iode contenu dans les algues du golfe de Naples à observé que la teneur en iode était plus importante au mois d'août qu'aux autres époques de l’année.

L'IODE CHEZ LES VEGETAUX De

A. SEGERS-LAUREYS (24) a fait des dosages sur 4 sortes d'algues

de la mer du Nord.

Elle a trouvé dans le .

UGS INESTEULOSUS AT arret ae 0,01 % d'iode RS CP LUS AS se Ter ie ce 0,0 %:' — Fununariaesuccharinaass ss 0,12% — = ÉCCQULIS CREER. 0,80 % —

L'auteur a recherché en outre à quel état se trouvait l’iode dans ces algues : d’après ses conclusions l'iode se trouvait à l’état

d’iodure de potassium.

Les Plantes Terrestres

Le nom de CnariN (26) est indissolublement lié à l’histoire de l'iode, dans le cresson d’abord, dans les plantes terrestres comme dans l'air, les eaux et les terres.

Icde, qui, inconnu encore en 1813 époque où la découverte en fût faite par le salpétrier Courrois dans les eaux-mères des soudes de varech, à pris sous la double impulsion de savants chimistes et d’habiles médecins, la plus grande place qu'aucune substance puisse occuper dans les domaines de l'hygiène et de la thérapeutique

Le cresson à joué dans l’histoire de l’iode un rôle très important. Voici comment : On avait cru, jusqu'en 1847, que l’iode n'existait que dans les varechs et dans quelques autres plantes des bords de la mer ou des sources salées qui, comme à Dieuze ou à St-Nectaire, sont minéralisées par des dépôts de sel gemme ; que, par conséquent, il avait une origine exclusivement marine.

Mais le chimiste MuLzLer (27) venait de reconnaître la présence de l’iode dans une plante d’eau douce, le cresson, et ce résultat peu connu ou mis en doute par les autres chimistes, fut consigné dans un livre de botanique, le Règne Végétal (Vegetable Kingdom) publié en Angleterre par le savant professeur LiNpLEY (28), qui v rattacha au moins pour une bonne part les qualités médicinales du cresson.

Le fait signalé par Murrer, et rapporté -par LinpLey frappa

vivement l'attention de Cain et ce sont les recherches ayant pour point de départ sa simple vérification qui conduisirent Crarin à trouver successivement l’iode dans toutes les plantes des eaux douces et dans ces eaux elles-mêmes, dans les plantes terrestres, dans les terres et tous leurs produits, dans presque tous les composés minéraux, dans l'atmosphère et jusque dans Îles aérolithes.

C'est ainsi que le cresson à joué un rôle considérable dans l'histoire de l'iode, qui n’est plus aujourd’hui une matière essentiellement marine, mais un corps dont la diffusion générale est établie. Et cette diffusion est si nécessaire, que là où par des conditions chimiques ou topographiques spéciales l’iode manque ou que du moins sa proportion est réduite au delà de certaines limites, des maladies particulières, le goître, le crétinisme, etc... frappent la population.

L'iode existe donc dans le cresson ; il v existe même en quantité assez forle pour avoir été découvert à une époque où les procédés de la chimie pour le déceler, étaient loin d’avor atteint le degré de précision auquel ils ont été portés depuis. Mais cette quantité, celte proportion de l’iode dans le cresson était-elle fixe ou variable suivant certaines conditions susceptibles d'être appréciées ? C'est un point qu'il importait d'éclairer. s

À cet effet, Cain entreprit sur le cresson et les autres plantes d'eaux douces une série nombreuse de recherches dont le’ résultat est celui-ci

Dans toute plante aquatique, la proportion de l’iode s'élève ou s'abaisse avec la proportion de ce corps existant dans l’eau ellemême. Par conséquent, le cresson sera pauvre ou riche en iode suivant que l’eau au sein de laquelle il aura végété, sera ellemême pauvre ou riche en iode.

On pourrait connaître, dit CnATIN, approximativement la quantité d'iode dans un cresson donné, par la simple analyse de l’eau qui le baigne.

Ici se place une observation importante. L’iode, d’après les

BTODE CHEZ LES VEGETAUX 37

analyses de CnaTIN accompagne toujours le fer dans les eaux (une exception doit être faite pour quelques eaux ferrugineuses très chargées de sels terreux, comme les eaux de Passy) de telle sorte,qu'il à pu dire de lui « qu'il est satelliste du fer ». On peut donc prévoir que le cresson des eaux ferrugineuses sera riche

en iode.

Or, comme les eaux ferrugineuses déposent près du point d'émergence de leurs sources, une boue ocracée, on voit même que sans recourir à aucune analvse, on peut affirmer des eaux

qui forment de tels dépôts Elles sont iodurées.

Le cresson qui croîtra sera riche en iode.

Telle est l’eau de la source Marie, à Duvv, tel est le cresson que cette source alimente.

D'après un assez grand nombre de dosages, chaque botte (du poids de 275 grammes) de cresson vendu à Paris, contient en moyenne, 1 milligramme d'iode, tandis que le Cresson de la source Marie, et celui de rigoles qu'alimentent deux petites sources ferrugineuses, l’une Yvette, l’autre dans un parc de

Ville-d’Avray, en renferment à peu près 3 milligrammes.

Ces faits ne sauraient être indifférents, quand il s’agit de l'emploi médical du cresson. On sait d’ailleurs, les observations du savant docteur RizLieT (29), de Genève, l’ont établi, (comme depuis longtemps on eut pu le déduire de l'efficacité de certaines eaux minérales contre le goître, etc...) que l’iode est un agent

qui opère à doses minimes.

Ensuite de ses travaux sur le cresson, où CHaTiN à établi que le pourcentage d’iode varie entre o mgr. 3 à 1 mgr., montrant que l'iode passait entièrement dans le suc et ne restait dans Île mare qu'au prorata du suc retenu, CHaTIN entreprit une série de recherches sur d'autres plantes aquatiques d’eau douce et terrestres et soumit successivement à l'analyse les plantes suivantes

Arabis alpina, L. toute la plante.

Bourse à pasteur (Caspella bursa pastoris), toute la plante.

Chou (Brassica oleraéea, L. V. Capitala), les feuilles.

Cochlearia Officinal, L. les feuilles.

Corbeille d'or (Alyssum saæatile, L.), toute la plante.

Drave printanière (Draba verna, L.), toute la plante.

Erysimum (Sisymbrium Officinal, Scop.), toute la plante.

Julienne (Hesperis matronalis, L.), toute la plante.

Moutarde blanche (Sinapis alba, L.), les graines.

Moultarde noire (Brassica nigra, Koch), les graines.

Radis (Raphanus salivus, L. V. radicula), racines et feuilles.

Raifort (Cochlearia Armoracia, L.), les racines.

Roquette sauvage (Diplotaxis tenuifolia, D. C.), parties vertes.

Raifort d'eau (Nasturlium amphibium, KR. Br.), de la Seine, racines et feuilles.

Teraspie vivace (Heris sempervirens, L.) parties vertes. I Î

Le Raifort d'eau donna seul des indices d'iode ; mais c'était assez pour démontrer :

Lo)

1° que l’iode n'existe pas seulement dans le cresson en dehors des eaux salées où minérales ;

2° qu'il n’est pas un attribut général des crucifères.

Puisque la cause de la présence simultanée de l’iode dans le Raiïfort d'eau et le Cresson n'est pas dans les analogies botaniques, quelle est-elle :

Peut-être la trouverons-nous dans les conditions extérieures communes à ces deux espèces, dans celle de ces conditions qui frappe tout d’abord leur habitat au milieu des eaux. Et déjà cette conjecture prend de la consistance par cette considération que le Raifort, la Giroflée, l'Erysimum, etc... dans lesquels CHATIN n'a pu déceler la présence de l’iode, sont toutes des plantes terrestres. La confirmation de cette opinion devait être

demandée à l'analyse des plantes aquatiques prises à dessein dans divers groupes naturels.

La première espèce qui se présenta pour la vérification du rapport supposé exister entre l'habitat des plantes et la présence de l’iode dans leurs organes, fut le grand jonc des étangs, dit jonc des tonneliers (Scirpus lacustris, L.) lequel sert, comme on sait, à tresser ces grosses nattes si répandues à Paris. L'analyse de quelques cordons de l’une de ces nattes prouva qu'elles contenaient de l’iode, et un résultat semblable fut donné par les rhizômes de Nymphaea et les feuilles de Poivre d’eau.

Le fait de l'existence de l’iode dans les plantes aquatiques se présentait déjà ici avec un caractère assez général pour que, guidé par quelques observations sur l’inégale netteté des réactions, CHATIN puisse instituer la série suivante d’analvses qui, tout en confirmant le fait principal devait faire apprécier quelques circonstances dans lesquelles il se modifie.

Cresson (Nasturlium Officinal, R. Br.), d'eaux stagnantes sous la terrasse de Saint-Germain ; indice d'’iode.

Cresson d'eaux courantes d'Enghien ; réaction très nette. Cresson d'eaux courantes près Senlis ; réaction très nette.

Souci des marais (Caltha palustris) des marais de Ville-d’Avray;

indices.

Caltha palustris L., des marais du Havre ; indices. Carex paludosa, Good, des marais de Ville-d'Avray; indices. Carex coespilosa L., des marais de Ville-d’Avray ; indices. Villarsia nymphoïdes, de l'étang de Saint-Cucufas ; réaction nette.

Villarsia nymphoïdes, de la Marne ; réaction très nette. Villarsia d'une rivière de la Nouvelle-Hollande ; réaction très nette.

Nelumbiam luteum, Willd., de l'Amérique Septentrionale ; indices.

Nelumbo (Nelumbium speciosum, Willd.), de l'Asie (les fruits; indices.

Lotos aquatique (Nymphaea Lotus, L.) d'Egypte ; indices.

Myriophyllum verticillatum L. des sources de Ville-d’Avray ; réaction très nette.

Ceralophyllum submersum L., des sources de Ville-d’Avray ; réaction très nette.

Ceratophyllum demersum L., des eaux croupissantes de Gentilly ; indices.

Potamogeton crispum L., d'eaux stagnantes à Gentilly; indices.

Potamogelon crispum L., des sources de Ville-d’Avray réaction très nette.

Potamogelon pectinatum L., de la Seine, près Saint-Cloud ; réaction très nette.

Nymphaea Alba L., des mares d'Auteuil ; indices.

Nuphar luteum, Smith, de la Seine, près Saint-Cloud, réaction très nette.

Nuphar luteum, Smith, du Gard, réaction très nette.

Roseau commun (Phragmites communis, Trin), du grand étang de Saint-Quentin, près Saint-Cyr ; réaction très nette.

Scirpus lacustris, L., des petits étangs de Meudon ; indices.

Scirpus lacustris, de l'étang de Saint-Quentin ; réaction très nette.

Typha angustifolia, L., de Saint-Quentin ; réaction très nette.

Typha minima, Hopp., des marécages de Tullins (Isère) : indices.

Litlorella lacustris, L., de Saint-Quentin; réaction très nette.

Ranunculus fluilans, Lam., du Loing ; réaction très nette.

Ranunculus aquatilis, L., var. Heterophyllus, des mares de

Satory ; indices.

Chara foetida, Braun., des eaux stagnantes de Gentilly; indices.

LIODE CHEZ LES VEGETAUX 4]

Chara foetida, Braun., des sources de Ville-d'Avray : réaction très nette.

Conferva crispala, Roth., des eaux croupissantes d'Enghien : indices.

Conferva crispala, Roth., de la Seine, près Saint-Cloud ; réaction très nette.

Lentille d'eau (Lemna minor L.), des eaux croupissantes d'Enshien ; indices.

Callitriche aquatica, Hud. var Heterophylla, des eaux courantes d'Enghien ; réaction nette.

Glyceria flaitans, R. Br., des eaux courantes d'Enghien ; réaclion nette.

Helosciadium modiflorum, Koch., des eaux courantes d’Enœhien ; réaction nette.

Rumex conglomeratus, Murr. et R. crispus L., du bord des ruisseaux du Chesnay ; indices légers.

Sium angustifolium, L., des ruisseaux du Chesnay ; réaction très nette.

Epilobium tetragonum. L., des ruisseaux du Chesnay ; réaclion très nette.

Garex riparia, Curt., des mares du polygone de Saint-Cyr, indices.

Carex riparia, Curt., des sources du polygone de Saint-Cyr ; réaction nette.

Fontinalis antipyretica, L., de la Marne, près Charenton ; réaction très nette.

Raifort d’eau (Nasturtium amphibium, R. Br.), des marécages de Meudon : indices.

Iris pseudo-Acorus, L., des grands étangs de Ville-d'Avray ; réaction très nette.

Gratiole (Gratiola Officinale, L.), du commerce ; indices

Trèfle d'eau (Menianthes trifoliata, L.), du commerce ; indices.

Plantain d'eau (Alisma plantago, L.), des marécages de Meudon ; indices.

Rhizômes d'Acore vrai (Acorus calamus, L.), du commerce ; indices.

Straliotes aloïdes, L., des mares de Marly ; indices.

Becabunga (Veronica becabunga, EL.), du commerce ; indices.

Fruits de cigüe d'eau (Alnanthe Phellandrium, Lamk.), du commerce ; indices.

Osmunda regalis, L. des ravins humides de Montmorency : indices.

Rumex nemorosus, Schr., des plages de la Seine, près Neuillv: indices légers.

Insérine (Polentilla Anserina, L.), des plages de la Seine près Neuilly, indices légers.

Polentilla supina, L., des plages de l'étang de Trou-Salé ; indices légers.

Racines de grande Consoude (Symphilum Officinale, L.), indices légers.

Racines d'Aunée (Inula Helenium, L.), du commerce : indices iécers.

Scrophularia aquatica, L., du bord des eaux de Ville-d’Avray: réaction nette.

Scrophularia nodosa, L., des bois de Ville-d'Avray ; rien.

Valeriana dioïca, L., des marais de Ville-d'Avrav et du Havre :

indices.

Valeriana officinalis, L., des bois de Ville-d'Avrav : rien.

Ranunculus aquatilis, L., var. Heterophyllus, des étangs de Ville-d'Avray ; réaction nette.

Ranuneulus flammula, L., des marais de Ville-d'Avrav : indices.

Ranuneulis lingua, L., des marais de Meudon : indices.

Ranuneulus sceleratus, L., des marais de Ville-d'Avray : indices.

Ranuneulus acris, L., des prairies de Meudon ; rien.

Rannneulus bulbosus, L., du bord des chemins de Villed'Avray ; rien.

Ranuneulus repens, L., du bords des chemins de Ville-d'Avray; rien.

Cresson de prés (Cardamine pralensis, L.), des marais de Villed'Avray ; indices.

Cardamine pralensis, L., des prairies élevées de Ville-d’'Avray;

rien.

MM. Fricnor, professeur de chimie à Toulouse, et DErmia, pharmacien à Péronne, ont bien constaté la présence de l'iode dans les plantes de la Garonne et de la Somme. M. PErsoN- NE, pharmacien en chef de l'Hôpital du Midi et préparateur à l'Ecole de Pharmacie, a trouvé l’iode dans une Jongermanne (Ancura pinguis. Dum.) venue dans les eaux des terrains graniti-

ques du Morvan.

De cette série d'analvses, CrariN déduit les conclusions sui-

vantes

1°. — Que les plantes qui se développent dans les eaux courantes ou dans les nappes d'eau assez grandes pour être fortement agitées par les vents (le grand étang de Saint-Quentin à plus de deux lieues de circonférences et les vagues sv élèvent souvent à plusieurs mètres !) contiennent plus d’iode que celles

des eaux stagnantes.

3°, — Que l'iode se trouve habituellement encore, quoique en

quantité minime, dans les espèces (Aunée, Consoude, Anserine,

etc...) qui ne sont baignées par les eaux que très imparfaitement

ou seulement durant une partie de leur vie.

3°. — Que les mêmes plantes contiennent de l'’iode lorsqu'elles croissent dans l’eau, et en sont privées quand elles se dévelop-

pent hors de celle-ci.

4°. —"Que la proportion d’iode observée dans les plantes est indépendante de leur place dans l’ordre naturel, et en général de leur nature spécifique.

— ['iode existe à l’état d’iodure soluble.

l'oujours présent dans les algues d’eau de mer, A. GAUTIER pense que l’iode devait v jouer un rôle pour ainsi dire spécifique, en rapport avec le fonctionnement des espèces de cette grand classe de végétaux et, par conséquent, cet élément existait dans toutes les algues, au moins dans celles à chlorophylle, quoique peut-être, dans ce derniers cas, en moindre quantité. C'est ce que l'expérience a confirmé.

Les algues d'eaux douces, courantes et slagnantes, celles qui poussent simplement sur la terre humide, celles qui s’introduisent dans les champignons et donnent ainsi les lichens, celles qui vivent dans les eaux sulfureuses froides où chaudes et qui sont déjà des bactériacées. Les algues étudiées appartenaient aux divers ordres des Cyanophycées, Chlorophycées, Floridées, ete...

Cladophora fracta.

Cette algue contenait 88,4 pour 100 d'eau. Dans 250 grammes de cette algue fraîche on trouve o mgr. 433 d’'iode, soit :

lode : o mgr. 984 pour 100 d'algue sèche.

Nostoc fragilis (ordre des Cyanophycées, famille des Noclocacées).

Elle contenait 61 gr. 8 pour 100 d’eau.

D OI re ide d ï or. 05 d’iode. soit :

31 grammes d'algue humide ont donné o mgr. 65 d'iode, soit :

lode : o mgr. 423 pour 100 d’algue sèche.

Algue cyanophycée du groupe des Rivulariées (mélangée d’un peu de Desmidiées).

Iode : o mgr. 252 pour 100 d’algue sèche.

Protococeus pluvial (ordre des Chlorophycées, famille des lrotococaccées), mélangée d’un peu de Pandorina morum, de Gonium peclorale et d'Euglena viridiés.

Cette algue verte contenait après essorage 98,24 d’eau. Elle à

donné :

lode : » mgrs. pour 100 d’algue sèche.

Batrachospermum (ordre des Floridées, famille des Némaliées). Elle contenait, après centrifugation 93,16 pour 100 d’eau.

en

lode : 1 mgr. 19 pour 100 d’algue sèche.

Beggiatoa (Glairine et barégine). Elle était mélangée de quelques autres sulfuraires formées de cellules arrondies, vraisemblablement Thiocyslis. Cette algue venait des sources sulf. therm.

de Luchon.

La matière totale contenait alors 98,52 pour 100 d’eau.

lode : 36 mgrs. pour r00 de matière sèche.

Si au lieu de prendre les algues libres on s'adresse aux lichens,

on retrouve dans le lichen l’iode qu'apporte l’algue.

Parmelia. On a traité 2 gr. à l’état frais.

lode : Trace.

Trop faible quantité pour un dosage.

Pelligera. On à traité 1 gr. 37 pour 100.

lode : o mgr. 298 pour 100.

\insi les lichens où l’algue n'existe qu'en proportion minime, à peine 1 pour 100 du poids total, contiennent aussi de l’iode en

quantité le plus souvent dosable,

Il n'en est plus de même des végétaux de la grande famille des Bactériacées. Les essais faits pour savoir si leur teneur en iode les sépare nettement des autres algues, dont elles diffèrent aussi par leur mode de nutrition et par l'absence de chlorophylle, ont confirmé, qu'aux points de vue chimique et physiologique,

ces plantes doivent être classées à côté des champignons.

Bacille de la diphtérie. (Variété américaine.) 15 litres de cultures pures des bactéries séchées pèseront 3 gr. 3.

lode : Absence complète.

Bacille du tétanos.

20 cent. cubes à l’état de purée très épaisse, qui, séchée n’a laissé que 6 à 7 centigr. Ils provenaient de 3 lit. 5 de cultures.

lode : o mgr. 00016 environ.

Quelques réserves sur ce cas. Les 20 cent. cubes de corps de bacille n'avant laissé que © gr. 056 de résidu sec, le bacille ténanique donnerait pour 100 gr. à l’état sec, o mgr. d’iode. Mais vu la faible quantité sur laquelle on à été obligé d'opérer, on ne peut répondre entièrement à ce nombre. (A. GAUTIER,

Ac. Sciences, C. R., 129-1899.)

Quant aux champignons, l’iode a été cherché dans trois espèces, par M. Bourcer (alors préparateur de M. À. GAUTIER).

lode pour 100 gr.

de parties fraiches à l’état sec

mer. mgT.

{garicus campestris (Champ. de couche) 0,023 0,270 — — — 0,013 Boletus édulis (Cèpe comestible)....... 00072 — Cantharellus cibarius (Girolle)........ 0,0019 =

Les algues microscopiques, surtout celles d'eau de mer et celles qui habitent les lichens, paraissent particulièrement riches

en iode.

À côté de ces travaux, nous devons citer les recherches de P. Bourcer (31), qui a dosé l’iode dans des matières alimentaires d'origine végétale pouvant redonner aux organismes l’iode

déficitaire.

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