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faciale gauche, De même, le bras et la jambe gauches sont paralysés complètement, Toute la moitié gauche du corps est hypercshésiée,
Il existe un point fixe très douloureux au toucher, sur le pariétal droit, à 2 centimètres de la suture saggitale, vis-à- vis le tiers supérieur de la circonvolution antérieure centrale.
Un an après le traumatisme, le 5 mai 1891, craniectomie au point douloureux. La dure-mère incisée laisse voir un kyste sanguin de la grosseur d’une noisette, tout autour induration et adhérence de la dure-mère.
L’hématocyste communique avec le sinus longitudinal snpérieur. Les adhérences entre la pie- mère et la dure-mère sont enlevées, ainsi que les corpuscules de Pacchioni et le caillot. Pansement antiseptique.
Le soir même, le mouvement reparaît dans le bras gauche et dans la jambe correspondante. Les troubles oculaires disparaissent progressivement. Après quatre semaines, il subsiste encore une petite diminution de force dans la jambe gauche, tandis que le bras gauche est parfaitement rétabli. Le champ visuel et celui de l’ouïe sont presque normaux. Il n’y a plus trace de paralysie de conver-gence (ou de diplopie). Vue normale. Guérison complète,
Observation XLV (résumée), — Traumatisme du crâne. — Parésie motrice et sensitive du gros orteil et de la jainbe droite etc., au bout de quatre ans. — Opération, large cicatrice kystique du cortex, excision. — Amélioration. (V. Horsley, 8 novembre 1886. — Zn thèse de Maret, Paris, 1890.)
G. W..., trente-sept ans, coup sur la tête à l’âge de quatorze ans. Premier accès quatre ans plus tard ; affaiblissement intellectuel; parésie du membre supérieur, des doigts et de la jambe droite, particulièrement du gros orteil,
Le 8 novembre 1886, couronne de trépan sur le centre moteur du gros orteil (partie supérieure de la seis.ure de Rolando, d'après Beevore et Horsley) ; os normal. L’excision de la dure-mère
montre une large cicatrice kystique ancienne du cortex ; excision de la lésion, incomplète à cause de l’état de collapsus du malade. :
Pansement strict de Lister avec spray et gaze phéniquée. Drain supprimé le lendemain. Réunion immédiate, température maxima : SO :
Amélioration considérable de l’état général et de l'état mental. La paralysie motrice est diminuée dans le membre supérieur ; elle
reste stationnaire dans le membre inférieur.
Observation XLVI (résumée). — Traumatisme ancien. — Attaques épileptiformes, parésie du bras droil et de la face. — Ablation d'un kyste et d'une portion de substance cérébrale. — Amélioration. (V. Horsley, Brit. med. Jour., 1887, p. 863, in thèse de Faguet.)
W, G..., vingt-quatreans, a eu un ancien traumatisme du crâne et depuis, des convulsions épileptiformes se sont montrées, apparaissant par séries, toutes les trois semaines au moins, et accompagnées d’une légère paralysie du bras du côté droit et de la face.
Opération le 13 juillet 1886. — Sur le point lésé qui coïncide avec la région des centres, on enlève un fragment de la table interne, un petit kyste traumatique, et la substance cérébrale voisine sur une épaisseur de 5 à 8 millimètres.
Pansement phéniqué et drain pendant deux jours. Depuis il n’y a eu que trois petites attaques. L'état mental trés affaibli s'est amélioré ; les maux de {ête ont disparu; la paralysie elle-même s’est un peu améliorée,
Observation XLVII. — Traumatisme ancien. — Arrét de développement des membres du côté droit, troubles moteurs. — Kyste du cerveau, ablation. — Guérison. (A. Felkin, in thèse Decressac, p.153.)
Jeune fille, dix-sept ans, a eu dans son enfance un traumatisme
de la tête, à la suite duquel le bras et la jambe droits ont subi un arrêt de développement. Il existe une légère dépression cranienne au niveau de la zone motrice gauche. Opération par Hare. Deux couronnes sont appliquées sur un col de fracture et mettent à découvert un kyste qui comprimait le cerveau, sans que la duremère fût malade. Guérison de la plaie par première intention. Amélioration notable surtout au point de vue de la motilité. Pour la première fois, l'enfant put faire mouvoir l'avant -bras.
Observation XLVIII. — Æyste sous-cortical de la partie inférieure de la pariétale ascendante, d'origine traumatique douteuse. — Troubles moteurs, céphalalgie, accès éptleptiformes. — Craniectomie exploratrice ; ouverture, drainage. — Amélioration. (Th. Diller et J. Buchanan : Americ. journ. of the med. sc., juin, 1893, p. 620, in Rev. de Hayem, t. 43, p. 219.)
J. P.., trente-cinq ans, mineur, plusieurs fois blessé par la chute de charbon sur la tête, mais jamais gravement. Il ne pouvait prononcer certains mots, puis certains mouvements de la moitié droite de la face devinrent impossibles. Le 21 juin 1892, parésie de la main droite, trois semaines après l'apparition du premier symptôme. Bientôt le bras fut aussi paralysé. A la fin de juin survinrent des vomissements, puis des maux de tête dans la région frontale gauche.
Dans les premiers jours de juillet, parésie de la jambe, puis attaque convulsive débutant par la face à droite et la main droite. L'attaque dura à peu près dix minutes, il ne perdit pas connaissance. Le 25 juillet, nouvelle attaque ; pendant le mois, trois autres accès annoncés par des convulsions des muscles du côté paralysé (D). Les convulsions de la jambe débutaient par les orteils. La paralysie droite avait progressé, malgré de fortes doses de KI.
Opération par Buchanan. — La veille on marque le point à trépaner, au niveau du pied de la frontale ascendante. Trois tours
de tubes de caoutchouc pour l’hémostase.
Après ablation d’un large fragment osseux, on aperçoit la duremère normale, sans battements. On taille un lambeau de la duremére qu’on relève : la substance cérébrale paraît normale, mais sans battements.
Les centres moteurs sont repérés par l'électricité. Deux premières ponctions à l'aiguille sont faites sans résultat. Une troisième donne un liquide clair.
Incision suffisante pour admettre l'index, et à la profondeur de { centimètre environ, on trouve une cavité à parois lisses. Lavage à l’eau distillée et drainage. Suture de la dure-mère au catgut et du cuir chevelu au fil d'argent.
Guérison opératoire sans incident. — Après l'opération, le malade remuait dificilement le bras droit. Il dut attendre plus d’un mois des mouvements de sa main et de ses doigts. À ce moment, le courant faradique parut les ramener.
L'amélioration de l’aphasie et de la parésie faciale fut moins marquée. San'é générale bonne. La céphalalgie, le vertige, les vomissements ont disparu,
Le second jour après l'opération, se montra un spasme de tout Je bras droit, et pendant les trois premières semaines, il eut huit ou dix attaques semblables, Les cinq premières limitées au bras, à l'avant-bras et à la main, puis se limitant ensuite à l'avant. bras et à la main et enfin au pouce seul.
Le 27 septembre, après la première séance d’électrisation, il eut une attaque généralisée, Il ne perdit pas connaissance comme cela lui arrivait dans ses attaques antérieures.
Depuis cette grande sttaque qui fut la dernière, il n'eut plus que quelques spasmes de peu d'importance (13 février 1893).
Observation XLIX. — Traumatisme ancien. — Accés épilepti formes. — Opération. — Esquille implantée dans le cerveau. — Guérison. (Wiliamson et Robert Jones, Brit.
med. Journal, 26 octobre 1889.)
Jeune homme fit il y a deux ans une chute contre l’angle d’une muraille, et eut une plaie au niveau de la région rolandique
gauche. Etourdissement et hémorragie abondante. Guérison en trois semaines.
Puis érysipèle de la tête et première attaque épileptiforme à ce moment, suivie de quelques autres.
Il fut sans connaissance une partie de la journée, et on vit se développer une paralysie du bras et de la jambe qui dura trois semaines. Parole lente et peu compréhensible. Au bout d'une semaine le langage était normal et bientôt la paralysie disparut. La‘plaie étant cicatrisée, le malade quitte l'hôpital.
Antécédents. — Le père et la mère se livrent à la boisson. Le malade est l'aîné de quatre enfants, tous vivants ; la sœur aînée est épileptique et presque imbécile. |
Etat actuel (deux ans après le traumatisme). — On trouve une petite dépression triangulaire sur la région rolandique gauche, à la place du traumatisme ancien.
+ Dansla nuit du 34 octobre 1888, le malade fut pris de deux attaques épileptiformes, et se rendit auprès du D° Williamson pour subir un traitement, Le 3 novembre, série d'attaques qui forcèrent le malade à garder le lit ; depuis il n’a pas repris connaissance, si ce n’est après l'opération. Attaques courtes, mais renouvelées toutes les dix minutes.
Le D'E. Byrne décrit ainsi les attaques : Au début gémissements et légers mouvements dans le côté droit, puis tremblements, ensuite rigidité tétanique toujours du côté droit, et secousses dans la face. L’œil droit est pris de clignotements violents, bientôt suivis de nystagmus rapide. Le soir il y avait encore des clignotements sans nystagmus, et coma profond.
Dans la même soirée, le D' Jones trouve le malade très bas : quelques pulsations au pouls, respiration superficielle et pleine de râles, extrémités froides et violacées, perte de connaissance complète. Les attaques se renouvelaient toutes les dix minutes.
Jones fit l'opération sur-le-champ : tête rasée et lavée à la térébenthine, injection de morphine, éther. Une roncelle est enlevée sur l’ancienne dépression. Elle portait sur sa face profonde une esquille triangulaire implantée à angle droit et pénétrant dans le cerveau à une profondeur de près d’un pouce.
L'ouverture correspondait à l'uuion du tiers moyen et du tiers de la scissure de Rolando, un peu en avant et découvrant surtout la frontale ascendante,
Pas de réimplantation osseuse, Pansement antiseptique rigoureux.
Après plusieurs jours d'agitation, il y eut une amélioration considérable ; le pouls devint bon, la respiration parfaite, les douleurs disparurent. Il n’y eut pas d'attaques, mais les mouvements n'étaient pas parfaits. Le seul accident à noter fut une hernie cérébrale qui guérit par la compression.
Au mois de mai suivant (1889), c’est-à-dire six mois après
l'intervention, il y eut de nouvelles attaques et un léger écoulement de pus par la plaie.
. Nouvelle opération le 6 mai. Incision dans le voisinage de l’ancienne ; un fragment osseux assez pointu qui s’enfonçait dans le cerveau est découvert et enlevé. Hémorragie assez abondante. En juillet, le malade quittait l'hôpital complètement guéri et sans aucun trouble cérébral.
Observation L. — Epilepsie jarhsonienne traumatique. — Craniectomie, esquille osseuse, — Guérison. (Djémil-Bey, VII° Congrès fr. de chir.)
. Homme, trente ans, ayant reçu deux ans auparavant un coup de yatagan à la région fronto-pariétale droite.
Huit mois plus tard, première crise épileptiforme bientôt suivie de nouveaux accès, qui rendent une intervention nécessaire. On pratique l'opération suivant les règles ordinaires et on enlève une esquille perpendiculaire, formée par la table interne qui pénétrait dans le cerveau; il n’existait aucun enfoncement apparent de la table externe, La guérison parut d’abord être obtenue, mais cinquante et un jours après, on dut inciser un abcès sous-duremérien et la guérison s'en suivit progressivement,
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Observation LI (résumée). — Abcés traumatique du cerveau.— Troubles tardifs. — Evacuation. — Guérison. (Sheen, de Cardiff, Brit. med. Journ., février 1890.)
Enfant de 12 ans, atteint à la tempe neuf mois auparavant par une pierre. Apparition progressive d’une hémiplégie droite, alternant avec des convulsions unilatérales correspondantes, On diagnostiqua un abcès localisé au centre cortical du bras et de la jambe. Trépan au lieu d'élection. Le cerveau paraît sain. Une aiguille creuse est plongée sans succès dans plusieurs directions, mais une canule aspiratrice poussée profondément en arrière arrive dans le foyer.
Drainage et pansement antiseptiques. Guérison.
Observation LIL. — Paie pénétrante du crâne par coup de feu. — Abcès intra-cérébral. — Hémicranie. — Craniectomie eæploratrice. — Guérison. (Lucien Picqué, V° Congr. fr. de chirurgie.)
Mie X..., dix neuf ans, setire à la région frontale un coup de revolver du calibre n° 8, et est trouvée sans connaissance dans sa chambre. Coma pendant cinq ou six jours, puis rétablissement progressif, mais complet. Amnésie rétrograde pour tout ce qui a trait à l’accident. La malade se rend à Paris. Etat général excellent, apyrexie complète, appétit normal, aucun trouble sensitif ou moteur , facultés intellectuelles normales sauf un peu de perte de mémoire sur les faits qui ont suivi l’accident. Pas d’aphasie, la malade non alitée reçoit des visites comme d'habitude, Hémicranie assez intense et continue à droite. Pas de surdité.
La plaie située à la racine des cheveux, un peu en avant de la suture coronale, à droite, est petite, occupée par un petit bourgeon charnu, ne fournissant que quelques gouttes de pus. Le stylet y entre difficilement, Le médecin de la malade ne croyait pas à la
pénétration. Le professeur Pozzi constate par une exploration prudente que le stylet pénètre profondément. Dès lors il afürme la pénétration et l'existence d’un abcès sous-méningé ou intra-céré bral, en se basant principalement sur la continuité des douleurs. Il propose d'urgence une opération qui est acceptée et confiée au D' Lucien Picqué. Celui-ci découvre dans le frontal un orifice à l'emporte-pièce sans fissures. Une large brêche osseuse faite au trépan et à la pince-gouge montre sur la dure-mère un orifice correspondant à celui du frontal. Aucune modification, aucune suppuration entre la face interne de l'os et la dure-mère.
Celle-ci est incisée, on retrouve un orifice dans la substance cérébrale au voisinage de la deuxième frontale ascendante, petit et à l'emporte pièce. À ce niveau la substance grise fait hernie, . mais la surface cérébrale paraît intacte. L’exploration au stylet ne permet pas d'atteindre le projectile. La substance cérébrale est incisée directement au bistouri; un flot de pus s'écoule, augmenté encore par des efforts de vomissements.
La recherche du projectile est reprise sans autre résultat. Lavage du foyer à la solution boriquée à 8 pour 100. Tamponnement lâche à la gaze iodoformée. Aucune suture. Pansement ordinaire.
Suites fort simples, apyrexie complète. Guérison complète ; seul le souvenir de l'accident ne reparaît pas.
Observation LIII. — Chute sur la tête. —- Craniectomié pour accidents primitifs, évacuation d'un foyer sanguin sous dure-mérien. Encéphaloïde. — Amélioration. — Accès épileptiformes tardifs, parésies el spasmes, céphalalgie.— Deuxième craniectomie. —— Aggravation. — Ouverture d'un abcès. — Amélioration. (Berger, Soc. de Chir. de
. Paris, 12 oct. 1892.
Jules T..., trente-cinq ans fut apporté à l'hôpital Lariboisière, service de M. Berger, le 1°' juin 1888, dans un coma complet à la suite d’une chute sur la tête. Hémiplégie droite. Bientôt accès épileptiformes de plus en plus graves et rapprochés.
M. Berger intervient : il trouve sur la région pariétale gauche:
une fracture longitudinale sans enfoncement. Au-dessous de la
‘dure-mère, on tombe sur un énorme foyer sanguin. Evacuation.
Les accidents épileptiformes cessèrent et malgré l'évolution d’une
‘encéphaloïde traumatique consécutive très volumineuse, le malade guérit, conservant une hémiplégie droite et une aphasie presque complète. :
La brèche osseuse est grande presque comme une pièce de 5 francs. À ce niveau, cicatrice dépressible et en général forte-
ment enfoncée, faisant une saillie notable dans les efforts, la toux
ete., et présentant des pulsations,.
: Peu à peu les troubles moteurs diminuèrent au membre infé rieur, la marche devint possible; les fonctions du membre supérieur restérent beaucoup plus entravées. Aphasie incomplète : parole extrêmement embarrassée, les noms surtout faisaient à chaque instant défaut.
Les choses en étaient là, quand deux ans après la blessure, en mai 4890, surviennent des accès jacksoniens localisés surtout au membre supérieur droit, mais s'étendant aussi à la face et aux
autres membres.
Les troubles augmentent de fréquence et d'intensité. Le 26 mai 1891, on constate que le malade est légèrement penché du côté droit. ;
État actuel. — Parésie musculaire de tout le côté droit, Pas
d’atrophie. Muscles de l’avant-bras droit contracturés, surtout les
fléchisseurs : attitude en griffe de la main. Pas de troubles sensitifs, ni oculaires.
Gêne très prononcée de la parole, le malade cherche ses mots,
Jes substantifs surtout font défaut. La parole est toujours hésitante,
et les phrases les plus courtes et les plus simples ne sont jamais complètes.
Souvent céphalalgies violentes. Perte de la mémoire. Le caractère est devenu plutôt triste, irritable.
Crises de plus en plus fréquentes et douloureuses, localisées, tantôt au membre supérieur droit, tantôt à la face, au membre inférieur, à la moitié droite du tronc.
Pendant toute la durée de l'attaque, qui dure de trois à dix
minutes, le malade conserve toute son intelligence, il entend ce -qui se dit autour de son lit, peut même articuler des mots, mais il accuse des douleurs excessives.
Les attouchements pratiqués sur la cicatrice sont douloureux et provoquent des crises, on provoque aussi les crises par des excitations périphériques, telles que des secousses imprimées au pied ou à la main. ;
Devant la fréquence croissante des attaques (142 dans les sept derniers jours) une intervention est décidée. Le 10 juin 1891, incision de l’ancienne cicatrice. Les bords de la perte de substance osseuse sont découverts. Elle est comblée par un tissu cicatriciel dense, très vasculaire, en continuité avec le cerveau. On détache la cicatrice et on résèque une certaine épaisseur d’os : ni ostéophytes, ni hyperostose. Les méninges libérées, on ne découvre rien qui permette de porter plus profondément l'intervention.
Une plaque de celluloïde courbe, percée de trous et aseptisée est placée sur la cicatrice méningée pour la maintenir.
Suites. — Les attaques reparaissent, et se succèdent avec plus de violence et presque autant de fréquence (6 et 8 en vingt-quatre heures). Au bout de trois jours, la température s'élève rapidement, le quatrième l’opéré se trouve dans un état voisin du coma. .
On rouvre la plaie. Les lambeaux sont bien appliqués sur la plaque de celluloïde : aucune trace de suppuration entre elle et les parties molles extérieures. La plaque enlevée, il s’écoula tout aussitôt une grande quantité de sérosité claire, probablement du liquide céphalo-rachidien, puis on vit sortir de l’ancienne cicatrice, sans pouvoir déterminer d’une manière précise, le point qui lui donnait issue une certaine quantité de pus séreux et assez fétide. La plaie fut rigoureusement lavée au sublimé, puis désinfectée avec du naphtol camphré, et les lambeaux furent réunis de nouveau, par dessus un drainage double, allant jusqu’au point d’où le pus s'était écoulé.
Le jour même, la température tomba, les accidents disparurent, les crises devinrent plus rares.
Au bout de huit jours, les drains furent enlevés, et sauf un petit abcès de la cicatrice, rien ne vint plus entraver la guérison.
Le malade quitta le service le 16 décembre 1891, Il est revenu fréquemment se faire examiner, et voici les modifications que son état a présentées.
Le mouvement est complètement revenu dans le membre inférieur ; le malade peut marcher longtemps sans aucune boiterie,
La paralysie du membre supérieur droit persiste, la disposition en griffe de la main s’est accentuée, néanmoins les mouvements de l'épaule et du bras sont possibles, et le malade peut aujourd’hui exécuter quelques mouvements de préhension avec les doigts. La parole est un peu hésitante, mais quoiqu'il cherche encore ses mots, l’opéré parle sans difficulté et dit tout ce qu’il veut. Le côté droit de la face est un peu plus inerte que le gauche.
Depuis l'opération, les attaques ont constamment diminué de fréquence et d'intensité. Il n’y avait plus que onze attaques en juillet, il y en eut cinq seulement en octobre, deux en novembre, et depuis lors, les crises ne se sont répétées qu’une ou deux fois (octobre 1892). Elles ne consistent plus qu’en quelques élancements dans l’avant-bras paralysé, ou dans la jambe, ou le côté droit de la face et du cou. Ces élancements sont accompagnés parfois de quelques secousses, ou d’une sensation de raideur. La crise ne dure que quelques instants, ct ne détermine ni chute, ni perte de connaissance, ni même de vertige. Le malade n’en est pas incommodé.
La région qui a été le siège des deux opérations présente une dépression appréciable avec impulsion dans les efforts et dans la toux : on n'y observe plus de pulsations. La cicatrice paraît d'ail leurs plus solide et plus résistante qu'avant.
M. Berger fait observer lui-même que l’abcès cérébral ne s’est développé que longtemps après le traumatisme, alors que grâce à la craniectomie déjà faite (la première) et à l'amélioration qui avait suivie, on pouvait croire le blessé à l’abri de tout accident. Il signale aussi ce fait que le développement de l’abcès ne se manifesta d’abord que par l’apparition de crises épileptiformes, la tendance au coma et la fièvre ne se montrèrent que plus tard.
TE
Il insiste aussi sur ce que la plaque de celluloïde était bien aseptique et n’a pas causé les accidents. On pourrait se demander si elle n’a pas été un obstacle à la guérison, en gênant l'écoulement du liquide céphalo-rachidien et du pus. | |
Observation LIV (résumée in Rev. de Hayem, 138). — Abcès du
cerveau traumatique. — Accidents secondaires, — Cra-
niectomie; évacuation; drainage. — Guérison. (F. A. Southam, Brit, med. Journ., 9 mai 1891, p. 1015.)
Garçon de douze ans. Six jours auparavant coup sur un barreau de fer qui lui fait une petite plaie au-dessus de l'orbite gauche. Aucun accident immédiat, ni les jours suivants, sauf un peu de somnolence. Le sixième jour, léger écoulement de pus par la plaie, pouls lent et intermittent. On constate en sondant la plaie une fissure osseuse.
Opération le lendemain matin. On arrive sur une fracture en étoile du frontal avec pénétration de la lame interne à travers la dure-mère. Un abcès anfractueux existe dans le lobe frontal; en le lavant à l’eau boriquée, il s'écoule une notable quantité de matière cérébrale mélangée de pus.
Drainage et lavages boriqués quotidiens,
À partir du cinquième jour, écoulement considérable du liquide S céphalo-rachidien, qui dure jusqu’au douzième jour, puis disparaît complètement en même temps que reparaît la suppuration.
Guérison lente, mais régulière. | |
L'auteur pense que le liquide céphalo rachidien provenait non pas” de l’espace sous-arachnoïdien antérieur, mais du ventricule latéral qui communiquait avec le foyer de l’abcès,
LEE où be
— BHi — Observation LV. — Zrauma céphalique. — Convulsions de la face. — Excision de cicatrice cutanée. — Amélicration
temporaire. — Ouverture d'un abcés cérébral, drainage: Guérison. (Ledderhose, Deutsch. med. Wech.)"n° 932, 1891, p. 965.) - PR
Garçon de sept ans ayant eu, en 1888, une blessure de la région temporale gauche, suivie à partir du septième jour de convulsions dela langue et de la face du même côté, lesquelles se répétèrent pendant plusieurs jours. La plaie ne se cicatrisa qu’au bout de six mois. Hnicu
En 1889, et en avril 1890, convulsions portant soit sur le côté’ gauche de la face, soit sur le côté droit, soit sur l’un et l’autre; rien aux membres. ‘ |
Le 16 mai 1890, on excise la cicatrice; les convulsions cessent pendant six semaines seulement, puis elles reparaissent.
Le 24 juillet, en détachant un lambeau périostique, l’auteur constate une fissure du squelette remplie de tissu de cicatrice. Ce tissu se prolonge dans la dure-mère et forme une masse qui pénètre dans l’écorce cérébrale,
Cette masse étant incisée, on voit couler après introduction d’une sonde, une cuillerée de pus. Drainage, pansement, Plus tard’ sonde métallique pour faciliter l'écoulement du pus. |
En quatre semaines cicatrisation complète,
Parésie transitoire de l’orbiculaire des lèvres. Disparition complète des convulsions.
Nous ferons remarquer dans cette observation la loca lisation (au début) des convulsions du même côté que le traumatisme, grâce sans doute à un entre-croisement incomplet des fibres du facial, hypothèse qui dispense ici d'admettre une lésion par contre -coup au point symétrique comme on en voit quelquefois.
A noter aussi l'amélioration temporaire qui à suivi lexcision simple de la cicatrice (première intervention).
Observation LVI. — 7raumatisme ancien. — Troubles moteurs. Craniectomie. — Ablation d'un gliome. — Mort par infection (résumée). (Hughes Benett, Brit, med. journ., mai1885.)
Un fermier recoit en 1881 un coup sur le côté gauche de la tête. Perte de connaissance de quelques instants. Un an plus tard céphalalgie, fourmillements de la face et de la langue à gauche. Puis contractions spasmodiques de ce côté, extension des troubles au bras et à la jambe. En 1884, Hughes Benett note une paralysie complète du bras gauche, une légère parésie de la jambe, une notable déviation de la langue. Double névrite optique sans troubles visuels. Céphalée habituelle et vomissements accidentels.
Le 25 novembre 1884 Godlee trépane et incise la dure-mère ; il trouve sur la pariétale ascendante un gliome qu’il enlève complètement à la curette de Volkmann. Hémorragie abondante arrêtée par le galvano-cautère. Sutures et pansement antiseptique.
Quatre jours après, l'amélioration est remarquable; ni vomissements, ni céphalée, ni convulsions. Intelligence intacte, pouls normal. Mais la plaie s'infecte, devient putride, il se fait une hernie du cerveau; vingtet un jours après, frissons, signes de méningite et mort en huit jours d'une méningo-encéphalite que l’autopsie démontra être restée localisée au pourtour de la plaie cérébrale,