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men, mouvements choréiformes du membre supérieur droit, de la main, de la face du côté droit et contractions fibrillaires.
Le malade qui d'ordinaire est d’un caractère assez doux est pris de temps en temps de violents accès de fureur, a des impulsions homicides, sent qu'il voudrait tuer un de ses parents, n’a qu’un but pendant ces périodes, le suicide. Dans un de ces accès de folie furieuse, dit sa mère, il s’est enfermé dans une pièce et n'a plus voulu en sortir, menaçant de tuer quiconque entrerait.
Le bromure éloigne les grandes crises, mais augmente cet état cérébral, le « rend fou ». A plusieurs reprises on a constaté cette espèce de balancement des symptômes.
Depuis quelque temps, il est survenu une notable diminution de force dans le côté droit, On y trouve un léger degré d’atrophie, La force est moindre an dynamomètre. La marche est hésistante. La jambe du côté droit traine un peu, et très souvent le pied de ce côté butte en avançant. Un peu d’augmentation des réflexes rotuliens droits, olécraniens et des fléchisseurs de l’avant-bras.
Pas d’anesthésie, sauf sur la moitié droite de la langue qui ne perçoit pas le sulfate de quinine.
La peau des bras et des avant-bras au niveau des pointes où ont été appliquées les plaques électrothérapiques présente toute une série de cicatrices kéloïdiennes.
Pendant le chloroforme, le pincement de l'abdomen à droite donne des saillies d’autographisme.
La vueest très diminuée à droite ; le malade ne peut distinguer les traits de son interlocuteur.
Pas d’infantilisme du côté des organes génitaux. Aucun trouble de ce côté.
Opération le 18 avril 1890. — Incision d’un Jambeau à pédicule inférieur, quadrilatère et ayant comme diagonale la ligne rolandique déterminée par le procédé de Lucas Championnière.
Le périoste décollé, une première couronne est appliquée, puis quatre autres sont enlevées, une à chaque angle, avec la pincetrépan de Farabœuf. À la pince coupante, on fait sauter les ponts intermédiaires ; la perte de substance mesure 4 centimètres sur D.
La dure-mère est animée de battements réguliers et normaux. Incision suivant les diagonales du quadrilatère pour découvrir jusqu’aux angles. Pendant qu’on reconnaît les circonvolutions, le cerveau vient bomber à l’orifice, et il sourd alors comme une pluie de liquide transpirant à travers la pie-mère qui prend un aspect æœdémateux.
Le cerveau est alors progressivement et légèrement refoulé avec les doigts et reprend sa situation.
A sa surface sont de petits vaisseaux rouges gorgés de sang, qui lui donnent un aspect framboisé.
Le cerveau est exploré dans tous les sens, sans qu’on trouve de point plus dépressible ou plus résistant, pas de fluctuation, pas de trace de cicatrice.
Suture au catgut, en surjet perdu des deux incisions de la duremère. Suture au crin de Florence du lambeau externe, et drainage. Pansement légèrement compressif.
Au réveil, le malade est un peu pâle. Mais la connaissance revient bientôt complètement. Pas de douleur. Le soir, température. 37°,4, (Le lendemain soir et le surlendemain soir, 880,2, mais à partir de ce jour, toujours 37 degrés ou 37°,5.)
Dans le jour, sommeil tranquille.
19 avril. — Nuit un peu agitée. N’a pas pu dormir. Pas de douleurs. Quelques vomissements, chaque fois qu’il buvait. Soif ardente. Néanmoins se trouve bien. « C’est curieux, dit-il, je me -sens les deux côtés de la tête pareils. »
Disparition de la céphalée. Il déjeûne de bon appétit. Le soir, les nausées ont disparu.
20 avril. — Nuit tranquille. Douleurs névralgiques dans le côté gauche de la face et de la tête autour de l'œil.
Dans l'après-midi, vers 3 heures, il s'aperçoit de lourdeur dans le bras et le membre inférieur droit, Le bras se lève difficilement, la main est fléchie et peut difficilement s’étendre, elle retombe de son propre poids si on la soulève. Le malade serre bien, mais le pouce et l’index ne peuvent pincer. Il n’a pas pu se servir de sa main pour manger. Incoordination pour saisir un objet qu’on lui présente, Exagération des réflexes rotuliens et de l’avant-bras,
Un peu de zézaiement, langue un peu embarrassée,
21 avril. — Bon état général. La paralysie de la main droite est à peu près complète. Le mouvement des doigts presque impossible. Le pouce et l'index sont inertes, la main peut se soulever. Rien aux membres inférieurs. Parole embarrassée, Face paralysée du côté droit ; il peut mal manger. Le soir, cette paralysie s’est encore accentuée, Raideur du cou.
- 22 avril. — Main un peu moins flasque, sous l'influence d’un grand.effort de volonté, elle peut se contracter légèrement.
L’appétit est parfait, Le soir, pansement et suppression des drains.
Réunion complète.
23 avril. — Bon état. Se trouve dans un état tout nouveau « qu’il ne connaissait pas », dit il. Il semble plus maître de ses idées. L'œil droit semble moins dévié; Pupilles égales, Pas de contracture.
Au moment où on examine si les mouvements de l'œil sont complets, le malade dit rapidement «tiens, tiens, tiens », puis le bras se contracte, la face reste tournée à droite, se contracte de ce côté, devient violette ; le cou se tord, un peu de salive paraît aux lèvres, la langue pincée entre les dents mais non mordue devient violacée ; la respiration devient stertoreuse, le pouls reste régulier : on assiste à une attaque sans convulsions.
Elle dure trois minutes environ, puis demi-coma avec stertor ; au bout de dix minutes, le malade ouvre les yeux, cherche à se reconnaître, à ce moment rend tout son déjeuner qui est très copieux.
On constate une paralysie complète de la main et de j’avantbras droit. Le strabisme est très marqué à droite, la face paralysée à droite, facial supérieur compris ; impossibilité presque absolue de la parole par paralysie de la langue. Pupilles inégales.
Le soir, température normale. Le malade un peu fatigué ne se raypelle pas son attaque. Paralysie absolue de la face, de la main et de l’avant-bras à droite.
24 avril. — Même état du membre supérieur et de la face. Ce—
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pendant, l’état cérébral continue à s'améliorer notablement. La mémoire est revenue en grande partie. La céphalée n’a pas reparu.
25 avril. — La main peut serrer, mais reste contractée après qu’il a cessé l'effort. De même pour l'avant-bras. I] faut qu’il pense à faire cesser son mouvement pour que la détente se fasse.
Le strabisme a presque disparu. Pupilles égales. Figure plus expressive, la paralysie de la face a presque disparu. La langue est encore un peu gênée, mais à un degré bien moindre.
26 avril. — Le malade se lève sans accident.
28 avril. — Langue et face normales.
Enlèvement des points de suture. Une dépression soulevée par des battements réguliers marque la place du trépan.
La main et l’avant-bras peuvent serrer, mais restent serrés par une sorte de continuation inconsciente de l’effort ; le pouce et l’index sont encore paralysés et ne pouvant pincer.
Au mois de mai, le malade retourne dans sa famille. La céphalalgie n’a pas reparu. L'intelligence est très notablement améliorée, la mémoire est plus marquée. Le malade est plus gai, et il a pu reprendre du travail dans la maison de commerce de son père.
Juin. — L'amélioration se maintient. Pas de crise, pas de céphalalgie. « Le malade est maintenant, dit sa mère, le plus gai de la maison. »
Néanmoins, à l’époque où il aurait dû avoir une grande crise, il a eu dans la journée quatre vertiges très passagers, consistant en une légère obnubilation. Il dit tout haut : «Je suis étourdi, je suis étourdi » ; puis tout disparaît, il ne tombe pas et a conscience de ces vertiges.
Ceux-ci à la fin de mai et au commencement de juin revenaient tous les trois à quatre jours, puis à la fin de juin et au commence ment de juillet se sont éloignés de plus en plus et ne reviennent plus que tous les huit ou quinze jours.
14 juillet. — Dans la journée, en se promenant, le malade est pris de douleur de tête occipitale.
16 juillet. — A 10 h. 1/2 du matin, étant seul, il tombe : on entend un bruit de talons frappant le parquet, on accourt et on le trouve étendu sur le dos,
Une heure après, étant à table, il dit : « Je suis étourdi. » La tête tourne à droite et à gauche, la face devient violette, mâchonnements écumeux. On le maintient sur sa chaise, puis au bout de quelques minutes, tout disparaît. Il n’y avait pas eu de convulsions.
On le met sur son lit, il reste couché, Le soir quelques petits tremblements du membre supérieur.
Le lendemain et le surlendemain, légère courbature, Pas de paralysie. Il reprend ses occupations.
Au mois de novembre, nouvelle attaque double dans la journée, analogue à celle du mois de juillet.
Depuis ce temps rien à signaler, L'état général est resté parfait. Les vertiges ont diminué et les grandes attaques ont disparu,
Un an et cinq mois après l'opération, son état est tellement satisfaisant au point de vue cérébral, qu’il ne se rappelle pas avoir éprouvé un tel état de bien-être. Le supplice épouvantable que lui faisait endurer la céphalée constante dont il souffrait sans cesse a pris fin et avec lui les désespoirs, les fureurs homicides, les idées de suicide qu’il avait à plusieurs reprises éprouvés. L’intelligence continue à faire des progrès et permet au malade d'occuper une place assez importante dans un commerce, ce dont autrefois il eût été tout à fait incapable.
Observation XVIII. — Chute sur la tête. — Epilepsie Jacksonienne. — Craniectomie. — Pas de lésion apparente. — Guérison. — (Malherbe de Nantes, VII® congr. fr. de chir., 1893).
IL s’agit d’une femme de cinquante-cinq ans qui tomba d’un premier étage sur la tête. Elle se fit une plaie au front au-dessous du sourcil droit. Pendant quatre jours, aucun accident.
Le cinquième jour, convulsions débutant par la face et se pro pageant bientôt à tout le côté droit du corps, puis aux quatre membres. La tête était animée de mouvements rapides avec incli naison et déviation conjuguée de la tête du côté de la lésion.
Malher be applique immédiatement une couronne de trépan sur la bosse frontale ct ne trouve ni lésion de los, ni lésion des méninges, ni lésion apparente du cerveau. Drainage à la gaze iodoformée et suture de la peau, sans aucune manœuvre pour obturer l'érifice osseux.
Suites fort simples, perte de la mémoire pendant quelques jours puis guérison complète et définitive.
Observation XIX. — Chute sur la tête. — Accés epileptiformes. — Craniectomie, excision cérébrale. — Asnélioration tardive. (Rushton Parker et Francis Gotch, Brit. med. journal, p. 1101, 27 mai 1893; résumée in Rev. de Hayem, t. XLII.)
Garçon de neuf ans, sans antécédents névropathiques. A fait une chute sur la tête en octobre 1891. Trois semaines plus tard, tremblements spasmodiques de la main gauche, qui deviennent de plus en plus fréquents, puis s'étendent à l’avant-bras.
Bientôt accès épileptiformes comprenant la tête, les yeux et le membre supérieur gauche et s’accompagnant de vomissements.
Le 7 décembre 1892, opération : après ablation d’une rondelle osseuse, on tombe directement sur le point cherché, genou de la circonvolution ascendante. L’excitation de cette circonvolution provoque des mouvements du pouce. On excise cette région à la curette, sans constater de lésion appréciable, Lavage à l’eau bouillie. Suture de la dure-mère. Replacement du disque osseux.
Guérison par première intention, mais d’abord sans aucune amélioration fonctionnelle. Le jour après l'opération, 9 accès, le second jour 27, les jours suivants de 10 à 30.
Pourtant, deux mois plus tard, beaucoup moins de crises.
Observation XX (résumée). — Pas de traumatisme antérieur. — Epilepsie jacksonienne, hèmiplégie, ete. — Craniectomie. — Pas de lésion. — Amélioration. (Lépine, Bull. Acad. de méd., 6 août 1889; thèse Péchadre, 1889, observation IX.)
Début il y a douz: mois. Pas de traumatisme. Crises convulsives réapparaissant presque tous les quinze jours, localisées à droite.
Trouble de la parole. Hémiplégie. Point de départ des crises au niveau du gros orteil. Céphalalgie.
Craniectomie. Rien au crâne, ni dans les méninges, ni au cer veau.
La parole est d’abord plus embarrassée, puis s'améliore ; l’hémiplégie ne disparaît pas complètement. La marche est facile, mais le membre supérieur est à peine utile.
Les crises n'ont pas reparu, malgré l’absence de tout traitement bromuré. Il n’y a même pas eu la moindre menace. Le malade est très satisfait de l'intervention à cause de la disparition des
crises.
Observation XXI (résumée). — Accés jachsoniens. — Cranieclomie. — Guérison. (D. Mollière, thèse Péchadre, 1889, p. 70).
Epilepsie localisée au côté droit, survenue à la suite d'une peur douze ans auparavant. Le malade est en état de mal et la trépanation est pratiquée in extremis par D. Mollière qui se contente d'une simple couronne de trépan. Il re trouve pas de lésion appa rente.
Le malade présenta une légère parésie des membres à droite, La guérison se fit et parut définitive. Elle persistait au bout de
quatre mois.
Observation XXII (résumée). — Choc sur la tête. — Accès épi . leptiformes localisés. — Paralysie partielle. — Craniectomie, ablation de substance corticale. — Amélioration.
(Hendrice Lloyd, The journ. of nerv. and mental diseases, n° 6, 1889. — Lloyd et Deaver, The Amer. Journ. of med. se., p. 477, 1888, et Congrès de Washington, 1888.)
Homme, trente-cing ans, a reçu à quatorze ans un coup de raquette sur la tête. Quelque temps après, convulsions localisées. L'accès débute par une aura sensitive partant de l’index gauche, puis le bras gauche et la moitié gauche de la face sont envahis par l’accès. Parfois généralisation avec perte de connaissance. Dans les intervalles des accès, l'index, le médius et la moitié gauche de la face sont paralysés.
On découvre les parties moyenne et inférieure des frontale et pariétale ascendantes. Puis on enlève les parties des circonvolutions qui furent trouvées par excitation électrique directe, commander la flexion des doigts et la contraction des muscles de la face.
Après l'opération, le patient n’eut plus d'accès, ou plutôt de très légers pendant trois mois.
Plus tard il en eut quelques-uns (dix en six mois). En somme
il y eut suspension pendant quatre mois, puis retour, mais crises moins fréquentes. ;
Observation XXII. — Choc sur la tête. — Accés jacksoniens, céphalalgie, hémiplégie. — Guérison. (J. Lucas Championnière, Bull. Soc. de chir., 1891, p.435.) (Résumée).
R..., F..…, quarante-cinq ans. Chute du premier étage, il y a sept ans. Deux ans après, aura à gauche remontant à la face.
Hémiplégie gauche et mouvements convulsifs de la mâchoire inférieure.
Craniectomie sur la ligne rolandique droite le 26 février 1891. Substance cérébrale un peu dure, ne semble pas altérée. Drainage.
Hémiplégie complète le 2 juin. Le 15 avril (quarante-cinq jours après) il peut élever le bras perpendiculairement au tronc. Les troubles convulsifs de la mâchoire ont disparu (mai 1891).
Observation XXIV. — Chute. — Crises épileptiformes. — Trépan et réimplantation de la rondelle. — Guérison. (M. Jaboulay, Archives prov, de chirurgie, février, 1892, observ. V.)
J. À..., maçon, dix-neuf ans, fait le 24 juillet 1890 une chute d’un deuxième étage. Perte de connaissance immédiate. Transporté à l'Hôtel-Dieu, le malade offre les signes d’une fracture du crâne : coma profond, écoulement de sang par l’oreille droite, ecchymose orbito-palpébrale. Délire et agitation, Pas de réponse aux questions, sensibilité très atténuée, mais en partie conservée pour la douleur.
Le 28, il essaye sur l’injonction faite de tirer la langue.
Dès le 31 juillet, épilepsie jacksonienne limitée à la moitié gauche de la face.
Le 4 août, le malade a repris connaissance, mais il ne cesse de crier et de s’agiter. Les crises qui paraissaient d’abord tous les quarts d'heure sont devenues plus rares mais plus violentes,
Le 7 août, contractions épileptiformes au bras gauche.
Le même jour craniectomie sur les centres de la face et du membre supérieur à droite. Rien d’anormal sur la dure-mère, sur le cerveau. i
Réapplication de la rondelle à cause de la tendance du cerveau à faire hernie.
Quelques contractions toniques vers la lèvre à gauche le second jour, et aucun autre accident, Il n’a subsisté qu’une légère parésie de la lèvre à gauche. Réapplication parfaite de la rondelle.
Observation XXV. — Zraumatisme du crâne. Bourdonnements et sifflements dans les oreilles. — Hallucinations la nuit. — Craniectomie simple. — Amélioration. (M. Jaboulay, in Archives provinciales de chirurgie, février 1893, observ. IX.)
Un homme de trente-huit ans avait reçu sur la tête un sac de plâtre six mois avant.
Depuis ce temps : vives douleurs, délire, hallucinations la nuit. Le coup avait porté à droite. De ce côté, surdité, pas de lésions à l’otoscope. | |
Avril 1891. — Une vaste perte de substance de 5 centimètres de diamètre est faite sur le point traumatisé à peu près en face de la pointe du lobe temporal,
Le soir, l’opéré est assis sur son lit fumant sa pipe. Les hallucinations disparaissent, les troubles auditifs diminuent. Un an après le malade a accusé quelques troubles itératifs de l’ouïe, qui ont aussi disparu, et le malade est sorti de l’hipital se disant
guéri.
Observation XXVI. — Fracture du pariétal gauche. — Accès jacksoniens. — Craniectomie, excision d'une cicatrice
cérébrale. — Guérison.(V. Horsley, 1886, résumée.)
Un jeune garçon de sept ans fut renversé par un cab, à Edimbourg. Fracture de la partie supérieure du pariétal gauche. Guérison en trois semaines. [1 subsistait un certain degré de faiblesse dans le côté droit de la jambe.
À l’âge de quinze ans, c’est-à-dire huit ans après l'accident, il eut des accès épileptiformes, surtout dans le côté droit. Comme ces accès reparaissaient plus graves et plus fréquents, Horsley pensa que la seule chance de guérison était dans l’excision de la cicatrice.
APERARES ls
Avant l'opération, le patient se trouvait dans un état pitoyable : dans la quinzaine précédente, il avait eu environ trois cents accès de telle sorte qu’on désespérait de sa vie.
Il conservait un léger degré de faiblesse à droite.
L'opération faite en mai 1886 n’a pas été suivie d’un seul accès : le patient jouit d'une excellente santé et est capable de gagner sa vie.
Observation XXVII. — Coup de revolver sur la tête. — Céphalalgite. — Craniectomie, extraction du projectile et de frag ments osseux. — Guérison. (Delorme, Société de chirurgie, 29 juin 1892.) |
En mars 1890, dans une tentative de suicide, le malade se tira deux balles de revolver de 8 millimètres. L'un des projectiles produisit à la partie antérieure et supérieure du pariétal gauche une fracture des deux tables, qui est plutôt une perforation avec présence de la balle. C’est une fêlure des deux tables à bords écartés.
La masse de plomb mou, aplatie et laminée par son contact oblique, s’est engagée entre les lèvres de la félure, a glissé entre la dure-mère intacte et la table interne du crâne, une toute petite partie de la balle restant seule fixée entre les bords refermés de la plaie osseuse. Un fragment peu étendu et libre du projectile s’est dévié au contact de l’os et a perforé le cuir chevelu près de l'orifice d'entrée.
D’autres fragments minuscules ont pénétré la dure-mère.
A partir de l'accident, le blessé éprouva des douleurs locales intermittentes, surtout pendant le travail, saus contractures. Il pria d'intervenir.
Couronne de trépan au niveau de la félure.
L’agrandissement avec la pince coupante permit d’extraire le projectile facilement, plus quelques fragments déprimés de la table interne et huit minuscules fragments implantés dans la dure-mère dont ils ne dépassaient pas les limites. Les douleurs cessèrent
* après l’opération et n’ont pas reparu.
Actuellement (1892), depuis deux ans la brèche osseuse qui mesurait 3 em. 5 de hauteur est comblée par un tissu de résistance osseuse, déprimé, et en aucun point, l’application du doigt ne permet de constater le moindre soulèvement.
Observation XXVIIIL. — Corps étranger de l'encéphale. — Tolérance pendant dix ans. — Phénomènes douloureux au niveau de la cicatrice. — Hémiplégie du côté opposé. — Opération. — Guérison. (Dupuytren, Dictionnaire de chirurgie et de médecine pratiques, t. XIII, p. 50, Saint- Laugier.)
Un jeune homme, vers 1824 avait reçu sur le sommet de la tête un coup de couteau ; l'instrument s'était rompu après avoir perforé le crâne et la pointe y était restée.
Le blessé guérit, mais au bout de dix ans, la blessure étant devenue douloureuse et le blessé hémiplégique, Dupuytren reconnut que la cicatrice était soulevée par un corps dur. Une ouverture fut faite, et la pointe du couteau avec la portion d'os dans laquelle elle était enclavée fut enlevée à l’aide du trépan.
C’est alors que les accidents ayant persisté et l’hémiplégie du côté opposé étant survenue, la dure-mère fut incisée, et enfin le cerveau lui-même qui contenait un abcès profond.
Le malade fut sauvé.
Observation XXIX. — Céphalalgie. — Craniectomie. — Guérison. (Justin Lucas Championnière, Société de chirurgie, 14 juin 1893.)
Ce malade tombé de 6 mètres de hauteur est resté dans le coma pendant douze jours, puis il reprit connaissance, mais conserva des douleurs de tête et des vertiges.
Craniectomie. On trouve une fissure du crâne, la dure-mère intacte, mais au-dessous de cette dernière, une teinte grisâtre que
M. Lucas Championnière considère comme caractéristique de la méningite traumatique.
Tous les accidents disparurent après l'opération.
Observation XXX. — Traumatisme du crâne. — Céphalalgie. — Vertiges. — Accés épileptiformes. — Trépan, foyer inflammatoire. — Guérison. (Durét, V° Congrès fr. de ch., 31 mars 1891.)
Un jeune soldat avait eu à quatorze ans un traumatisme eranien. Il n’y avait pas de phénomènes de localisation. Duret fit une large trépanation pariétale et tomba sur une arachnoïde opalescente, semée d’un piqueté blanc, en somme sur un foyer d’arachnitis.
La céphalalgie, les vertiges, les attaques épileptiformes cessèrent ; la réunion se fit par première intention.
Observation XXXI. — Traumatisme de la tête. — Accès épileptiformes tardifs. — Craniectomie exploratrice, recherche infructueuse du pus. — Guérison. (Peyrot, chir. à Lariboisière, Soc. de chir. de Paris, 49 octobre 1892, t, XVII,
p. 683 des Bulletins et mémoires.)
T..., trente- neuf ans, terrassier, reçut en mai 1892 un coup de manivelle sur le côté droit de la tête. De là une petite plaie de 3 centimètres qui suppura pendant quelques jours et finit par guérir sans incident. Il reprit son travail et n’éprouva aucun trouble jusqu’à la fin de juillet.
Le 30 juillet, le membre supérieur gauche est pris tout d’un coup de mouvements épileptiformes qui disparaissent le jour suivant, puis se reproduisent dans la nuit du 31 juillet au 1°" août, Ce jour-là le malade entre à Lariboisiére. À peine dans le service (D' Delpeuch suppléant le D' Raymond), il présente des accès de contracture et des secousses violentes dans le membre supérieur gauche, le membre inférieur du même côté est atteint de la même
façon, mais à un degré moindre. Le malade est très agité, il n’a plus de connaissance, délire. Les crises épileptiformes tendent à se généraliser ; elles sont si violentes qu'on est obligé d’attacher le patient dans son lit.
Le 2 août, cet état persiste. La température axillaire est de 39 degrés. On se décide à l'envoyer à M. Peyrot, qui l'opère d’urgence à l'instant même.
La tête rasée, on voit la cicatrice au niveau de la partie supérieure et antérieure de la région temporale droite. Guidé par cette cicatrice et par la détermination du siège des centres moteurs des membres, M. Peyrot fait aux téguments une incision oblique de 10 centimètres. Le crâne mis à nu n'offre ni enfoncement ni fissure, Quatre couronnes de trépan sont appliquées à la file, les points intermédiaires sont enlevés à la pince coupante. On déter mine ainsi une brèche longue de 8 centimètres et large de 2,5. La dure-mère est saine, tendue, fortement bombée. Incisée en son milieu elle laisse voir les c'rconvolutions qui tendent de suite à faire hernie au dehors.
La pie-mère qui les recouvre semble æœdémateuse ; le long des vaisseaux se montrent de petites traînées blanchâtres de 1 à 2 mil limètres de large qui donnent l’idée d’une méningite.
La hernie du cerveau était si prononcée, les parties explorées avec les doigts semblaient si molles, que M. Peyrot soupçonnant la présence d'un abcès profond à ce niveau, pratique d’abord pour s’en assurer deux ponctions avec la seringue de Pravaz. Cette recherche étant restée négative, il enfonce directement en trois points différents et jusqu'à une profondeur de 3 centimètres la lame d’un bistouri. Pas plus de pus qu'auparavant. Ne pouvant pousser plus loin les recherches, on referme la plaie. Suture de la dure-mère au catgut, etc.
La réunion fut obtenue par première intention. Le jour de l’opération, le malade a encore des secousses assez fortes dans le bras jusque vers deux heures de l'après-midi,
À 5 heures, il n’a plus que quelques petits mouvements du bras; ilest calme, répond aux questions qu’on lui adresse, il se rend compte de ce qu’il a été agité et de ce qu'il a déliré la veille.
Dans la nuit, l'agitation le reprend, il veut. se lever. Trois fois on le recouche de force, on est obligé de l'attacher dans son lit.
Le lendemain matin 3 août, un peu d’agitation persiste ; mais le : malade répond bien aux questions. Le bras gauche n'est plus agité de secousses. Il serre vigoureusement la main et exécute presque tous les mouvements des doigts. Même état le 4.
Le 5 août, on note encore quelques troubles intellectuels. Le malade veut s’en aller chez lui. Aucune douleur de tête.
Le 6 août, il est tout à fait tranquille, lit son journal et semble dans son état normal. À parlir de ce moment, la guérison ne s’est plus démentie. On le garde à l'hôpital jusqu’au 29 août pour le surveiller et pour guérir les plaies qu’il s’est faites aux jambes pendant qu’il était attaché. |
Il a été revu depuis sa sortie et encore ces jours-ci (octobre, deux mois après l'opération). Il ne se ressent plus du tout de l'accident qu'il a éprouvé.
Observation XXXII. — Fracture déprimée du crâne. — Accés épileptiformes. — Craniectomie. — Lésions de méningoencéphalite chronique. — Guérison. (W. Keen, Congr.
de Washington, 5 septembre 1888, in mémoire de Rolland.)
L.., vingt-cinq ans, ingénieur civil, fit en novembre 1886 une chute d’une hauteur de 2,75 sur le côté droit de la tête; pas de lésion du cuir chevelu. Perte de connaissance. Au bout de huit jours anesthésie des trois derniers doigts de la main gauche.
En mars 1887, évanouissement subit dans la rue, perte de connaissance, suivie de paralysie passagère de la main gauche et de l'avant bras. En juin 1887, étourdissement en écrivant, n'ayant duré que très peu de temps. En septembre 1887, fréquents étourdissements, crise épileptiforme avec convulsions toniques et cloniques surtout accusées aux yeux et à la face. Scume à la bouche. Pas de paralysie des mains. Une heure ou deux après la crise, le malade put reprendre son travail à son bureau.
Puis fréquents accès, jusqu’à plusieurs le même jour.
Etat du malade. — Après avoir rasé la tête, on aperçut deux petites cicatrices d’ancienne date. De plus à 15 millimètres derrière et sur le sommet de la protubérance pariétale droite, est un sillon peu profond dirigé en haut et en avant, d’une longueur de 6 centimètres et de 12 millimètres de largeur, et dont le centre est à 72 millimètres à droite de la ligne médiane ; ce sillon croise la ligne rolandique.
Opération, le 12 avril 1888.— On trouve une ancienne fracture ayant laissé une entaille, et une crête osseuse sur la face interne, épaississement de la dure-mère qui adhère au cerveau, excision de la partie adhérente et de la substance cérébrale qui lui est intimement unie, sur une profondeur de 8 et 16 millimètres. Réimplantation du disque osseux ; durée de l’opération, 1 heure et demie.
Suites opératoires bonnes. Quelques attaques pendant les premiers jours, qui cessent définitivement le 14 avril. Retour de la sensibilité dans les trois derniers doigts de la main gauche, Guérison.
La substance cérébrale excisée est inégale, décolorée et offre toutes les altérations d’une méningo-encéphalite chronique trau-
matique, Observation XXXIII. — Zrawmatismes anciens. — Epilepsie jacksonienne. — Parésie. — Opération : dépression,
excision de substance corticale, — Guérison. (V. Horsley, in Rolland.)
Jeune homme, vingt-quatre ans. À cinq ans, la flèche d’une voiture lui tomba sur la tête, lui fit une légère blessure et une légère fracture, A treize ans, coup de pied de cheval au même endroit. Trois mois après, attaques épileptiformes toutes les trois ou quatre semaines.
Etat actuel. — Nombreuses cicatrices sur la tête de coups de pieds de chevaux (le malade était garçon d’écurie). Cicatrice et légère dépression produite par une fracture à l’angle supérieur et antérieur du pariétal gauche, douloureuse à la pression.
Âtlaques avec aura abdominale, douleur dans le côté gauche, besoin de défécation ; toux Spasmodique. La tête et souvent les yeux étaient tournés vers la droite; le bras droit était étendu par secousses, et le malade perdait connaissance. Tous les muscles étaient pris dans la flexion; après l'attaque, le malade disait que son bras droit était plus faible pour quelque temps.
Le professeur Schaper et moi nous avons montré que le centre des muscles du tronc était situé dans la circonvolution marginale, et celui des muscles de l'abdomen juste à l'extrémité postérieure du sillon frontal supérieur. Le professeur D. Ferrier a montré que le centre des mouvements de la tête et du cou est au-dessous de ce sillon et que celui de l'extension du bras est à peu près à son extrémité postérieure. Ces considérations amenèrent le Dr Buzzard à diagnostiquer une lésion située dans le tiers postérieur de la circonvolution frontale supérieure, c’est-à-dire juste au-dessous de la légère dépression du crâne.
Opération, le 13 juillet 1880. — Un lambeau est relevé et l'os trépané près de la dépression gauche; la {able interne de l'os a été brisée en éclats formant une couronne dure autour de l'orifice interne de l'ouverture du crâne; cette ouverture est remplie de tissu cicalriciel. La dure- mère incisée, on trouva que cette cavité était cunéiforme et plongeait jusqu’à 5 centimètres de profondeur, sur { centimètre de large; elle était remplie de tissu connectif lâche et exactement située à l'endroit diagnostiqué. On l’enleva par une incision circulaire faite à la distance de 5 millimètres.
Pansement antiseptique. — Réunion immédiate et complète obtenue en trois jours. Température maxima 839 degrés. Une semaine après l'opération, le malade se plaignait de faiblesse dans le membre inférieur droit, Tous les mouvements étaient atténués, surtout ceux de la main. Cette parésie avait complètement disparu en août, Pas d'accès depuis l'opération jusqu’en avril 1887, si ce n’est trois légers accès de petit mal.
Observation XXXIV (résumée).— Traumatisme ancien. —Attaques épileptiformes. — EÉæcision de substance cérébrale. — Guérison relative. (Von Bergmann, Die operative Behand- Lung des traumatischen Epilepsie.)
Jeune homme, vingt ans, ayant eu à quatre ans une fracture compliquée du crâne, guérie après une longue suppuration.
Début de l’épilepsie deux ans plus tard.
Actuellement, atrophie légère du côté droit, extension perma nente de la main droite et de ses doigts, faiblesse intellectuelle ; deux attaques par vingt-quatre heures. Ges attaques débutent sans exception par une hyper-extension tonique de la main droite, mais les phénomènes consécutifs sont variables; quand l'attaque est complète, elle envahit successivement le bras, puis le membre inférieur droit, puis tout le corps et se termine par la rotation violente de la tête à droite.
Sur le pariétal gauche, une cicatrice déprimée, adhérente à la perforation de l'os. Le diagnostic fut: cicatrice du centre psychomoteur de la main droite. Agrandissement au ciseau de la perforation osseuse et résection de la dure-mère : on trouve à la surface du cerveau une dépression profonde remplie d’un tissu aréolaire, des mailles, duquel s'échappe une certaine quantité de liquide céphalo -rachidien.
Hémostase minutieuse, puis décollement de la pie mère. Le sillon de Rolando reconnu, on excise immédiatement en arrière de ce sillon, au point qui correspond au centre de l'extension de la main, un fragment de substance cérébrale de 1 centimètre carré de superficie sur 3 centimètres de profondeur. Tamponnement à la gaze iodoformée. Le lendemain, suture de l’incision cutanée et pansement antiseptique. Guérison en trois semaines.
Immédiatement après l’opération, on constate une paralysie complète des extenseurs de la main droite, preuve que le centre moteur de ces muscles a été enlevé, et les attaques cessent ; elles reparaissent bientôt, mais plus faibles et moins fréquentes. La
paralysie des extenseurs persista penlant trois mois : au bout de
ce temps elle commença à rétrograder ; mais au cinquiéme mois, l'opéré n'exécutait encore que de faibles mouvements.
Observation XXXV (résumée). — Traumatisme ancien. — Ién iparésie, attaques épileptiformes. — Craniectomie, ablation de substance cérébrale. — Guérison. (V. Horsley : Britih med. Journ., 1886.)
Jacques B..., vingt-deux ans, fracture du crâne avec enfonce . ment à quinze ans, ablation des esquilles ; guérison rapide ; début des attaques un an après le traumatisme; augmentation progres sive de leur fréquence.
Actuellement, sur le sommet gauche de la tête (point correspondant au 1/3 supérieur de la circonvolution frontale ascendante), cicatrice carrée, douloureuse et dont la pression exagère les attaques ; absence d’os à ce niveau. Plus de 3000 attaques par semaine, Début par lemembreinférieur droit, localisation à droite. Hémiparésie droite. Pas d'altération de la sensibilité; réflexes exagérés des deux côtés.
Opération, le 25 mai 1886. — L'os autour de l’ancienne ouverture fut enlevé, l’arachnoïde, la dure-mère et la peau formaient une masse homogène de tissu fibreux. Cicatrice du cerveau trés vasculaire, rouge et d’à peu près 3 centimètres de long sur 2 de large. Excision de la cicatrice sur une profondeur de 2 centimètres. Guérison de la plaie en trois semaines,
Suites. — Paralysie des doigts du membre supérieur droit, avec flexion du poignet, et supination de l’avant-bras ; perte de la sensibilité locale du dos des deux phalanges des doigts; perte du sens musculaire de la main,
Disparition de la paralysie au bout de deux mois,
Plus d'attaques.
Observation XXXVI. — Méningite au début de cause traumatique douteuse. — Craniectomie. — Issue du liquide céphalorachidien. — Guérison. (Jaboulay, Arch. prov. de chir., 1893, n° 3, obs. XXII.)
Un homme de soixante ans, entre dans le service du D' Lépine. avce des signes de méningite aiguë : trismus, contrac'ures, excitation, violentes douleurs de tête. Dans quelques intervalles de lucidité, il raconte qu’un marteau lui est tombé sur le front il y a quelques jours, d’une hauteur de 2 mètres environ. (Mais une fois opéré, le malade ne s'est pas rappelé cette origine). Sur le front, à gauche, on trouve une ecchymose très légère. Température 39°,5.
Opération. — Trois couronnes de trépan sur le lieu du traumatisme: crâne peu épais, pas de fracture. La dure-mère incisée, il s'écoule un liquide céphalo-rachidien très louche. Le suintement du liquide à travers le feuillet viscéral de l’arachnoïde se fait comme si ce feuillet était criblé de trous et ressemble à la sueur qui perle sur la peau.
Suites. — Le lendemain, température 39 degrés, mêmes phénomènes cérébraux. Puis la température descend lentement et sa chute progressive coïncide avec l'amélioration de l’état intellectuel, des contractures, etc., et avec l’écoulement du liquide céphalorachidien au dehors que l’on constate à chaque pansement. Enfin, un mois et demi après,le malade, complètement revenu à lui, sort, ne conservant que de l’amnésie rétrograde pour les faits qui se sont produits depuis le début de sa maladie dont ilignore l’origine.
Observation XXXVII. — Fracture du crûne à gauche. — Ulté-rieurement hémiplégie droite et aphasie. — Rétrocession spontanée de l’hémiplégie et persistance de l'aphasie, — Craniectomie avec incision de la dure-mère. — Ramotlissement cérébral. — Amélicration progressive. . (J. D. Jones, New-York med. Journ., 12 juillet 1890, p. 42.)
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hémiplégique à droite et aphasique, A eu des convulsions limitées au côté droit. L’hémiplégie complète à droite fut constalée par l’auteur depuis le 16 octobre 4889. Pas d’inconscience, Plus tard, la malade recouvre l’usage de ses membres, mais reste aphasique ; elle ne peut prononcer que deux ou trois mots.
Le 19 mars 1890. — Craniectomie sur la circonvolution de Broca. Pas de caillot au-dessus des méninges ni au-dessous. Ramollissement cérébral évident. L'auteur pense que la lésion est incurable et n’y touche pas. Suture, drainage, iodoforme.
Les jours suivants, fièvre et délire. Les sutures sont enlevées le 21 mars. Convulsions, La guérison de la plaie est complète au mois d'avril.
Le résultat de l'opération est favorable au point de vue de l’aphasie. Dès le troisième jour, le vocabulaire de la malade s’enrichit de quelques mots, et plus tard il augmente progressivement.
Qbservation XXXVIII. — Mouvements spasmodiques continuels dans l'avant. bras droit et à la face du côté droit, épilepsie Jachsontenne., — Craniectomie : foyer de ramollissement, cureltage. — Amélioration. (Jeannel, prof. Toulouse, V° Congr, fr. de chir., 1891.)
Henri. B..., boulanger, trente-deux ans, convulsions localisées surtout au côté droit, mais parfois généralisées. Aucun antécédent héréditaire. A dix sept ans, rhumatismeayant duré huit mois. À quinze ans, coup de couteau sur le côté gauche du crâne, audessus de l'oreille. Affirme avoir eu la syphilis, mais on ne peut contrôler le fait.
Il y a neuf mois, sans cause appréciable, après une période de céphalalgie intense de quatre à cinq jours, attaque épileptiforme brusque d’un quart d'heure. Il se releva avec une parésie de l’avant-bras droit qui se dissipa le lendemain.
Deux mois après, nouvelle attaque semblable; à la suite, l'avantbras reste agité de convulsions cloniques rythmées.
Les attaques se rapprechent et se multiplient, les spasmes de
l’avant-bras augmentent; ils secouent bientôt par ordre d'apparition la moitié droite de la partie inférieure de la face, le bras droit et le membre inférieur droit, surtout lorsque les secousses sont très violentes.
À dater de la quatrième attaque, la parole devient difficile, le malade est aphasique.
Il entre à l'hôpital, où un traitement antisyphilitique est institué sans effet.
Sorti douze jours après, ila ce jour-là (23 juillet) cinq attaques très violentes; il est batailleur et lutte sans cesse avec les infirmiers. N
Les attaques se répètent, les mouvements convulsifs s’aggravent. Il entre alors dans le service du D'Jeannel.
Celui-ci trouve sur le crâne, masquée par les cheveux, une petite cicatrice cutanée, non adhérente à la boîte cranienne et située à gauche : c’est la trace d’un ancien coup de couteau, Aucun enfoncement.
État actuel. —. Au repos, les convulsions ne secouent que l’avant-bras et la face (partie inférieure), comme par une décharge brusque se répétant en moyenne toutes les minutes. Mais si l’on examine le malade, si on le touche ou s’il fait un effort quelconque, les convulsions s’exagèrent aussitôt et s’irradient au bras, au cou et au membre inférieur, toujours du côté droit, Si on l'interroge, il ne peut répondre, ou répond toujours par le même mot, ou bien ébauche des phrases, mais ne peut les terminer à cause des spasmes violents qui agitent lèvres et cou. Parfois cependant il parvient à parler avec une netteté suffisante. La langue ne participe pas aux mouvements convulsifs.
Pas de strabisme, vue et ouïe intactes des deux côtés.
Le malade sait lire et écrire, mais il lit difficilement à voix haute, d'abord parce qu’il parle très péniblement, ensuite parce que, dès qu'il veut lire, les spasmes du bras et de la face s’exagè rent et l’'empêchent soit de tenir le livre, soit de le fixer du regard. De même l'écriture est impossible à cause des convulsions.
Douleur de tête localisée à gauche. Pas de point sensible à la pression.
Intelligence conservée, mais un peu déprimée.
Sensibilité normale. Pas d’atrophie. Réflexes normaux. Marche gênée par les spasmes du membre inférieur, mais possible.
Attaques convulsives à peu près régulièrement toutes les deux nuits. Elles s’annoncent trois ou quatre heures avant par un accroissement des spasmes et par la dépression intellectuelle du malade, qui prend un air hébété et répond à tout par un signe de tête affirmatif. Parfois, à l'approche de l'attaque, délire.
Prédominance des convulsions à droite pendant la crise, qui dure de huit à dix minutes, Pas d'écume à la bouche, pas d'émission d'urine.
Sur la blessure, aucun renseignement précis.
Le 1° octobre 1890, craniectomie exploratrice. Incision sur la ligne rolandique, couronne de trépan, incision de la dure-mère qui se déchire. Le cerveau fait issue, Pie-mère gris violet, pas d'écoulement de liquide, pas de battements visibles. Incision de la pie-mère, légère hémorragie que la compression arrête. Un noyau gris violet sombre apparaît, mou, tombant en miettes pulpeuses, du volume d’une amande, se prolongeant en haut et en bas, avec l’aspect du ramollissement.
On se donne du jour en élargissant l’ouverture cranienne, et on arrive sur une portion saine du cerveau dont l’aspect est tout différent.
La cicatrice cutanée est en bas et en arrière, paraissant loin du noyau suspect. On prolonge l’incision cutanée vers la cicatrice, on resèque un peu du crâne de ce côté: pas d’adhérence de la cicatrice, pas de fracture ancienne sous-jacente.
On enlève à la curette toute la zone suspecte, pulpeuse, ramollie; il en résulte un creux comme une amande. On explore avec le doigt et avec une sonde cannelée courbe insinuée entre le cerveau et la dure-mère toute la zone cérébrale périphérique à la perte de substance : rien d'anormal.
Deux ponctions sont faites avec l'aspirateur Dieulafoy au niveau du ramollissement, à la recherche d’un abcès : rien n’est ramené.
La dure -mère en lambeaux n’est pas réunie, Drainage à la gaze iodoformée. Sutures du cuir chevelu au crin de Florence.
Pendant l'opération, calme parfait. Pas de spasme non plus au réveil.
2 octobre, — Calme complet, quelques rares spasmes de la lèvre inférieure, pas d'accès convulsifs généralisés. Paralysie du bras droit, aphasie. B... comprend très bien ce qu’on lui dit, mais ânonne ses réponses. |
3 octobre. — Parle mieux. Prononce en marmottant quelques mots compréhensibles. Impotence du bras droit. Ne souffre pas.
4 octobre. — Toujours parésie du bras et de la face du côté droit. Plus trace de spasmes, ni de convulsions. Émotivité, pleure en voyant son bras.
Pansement, suppression du drain, écoulement de liquide sanguinolent. Plaie cutanée réunie, État général très bon.
7 octobre. — Auraiteu quelques spasmes légers dans le membre supérieur droit. Bras toujours inerte; parole difficile, paresseuse ; paralysie faciale. |
8 octobre. — Suppression des points de suture. Réunion immédiate, léger gonflement sur la ligne de suture. Même état.
28 octobre. — L'opéré, content, remue le bras, le lève et serre les doigts ; les mouvements sont seulement un peu difficiles. 11 parle surtout lorsqu'il n’est pas ému. Parole saccadée. L'œil est plus vif, l'air moins hébété. Cicatrice déprimée, un peu sensible.
13 novembre. — La veille, erise convulsive de trois à quatre minutes. Il reste nerveux, les mouvements sont comme ataxiques, non mesurés, saccadés, Contracture et atrophie de la main et de l’avant-bras à droite. ,
29 novembre. — Sortie. Intelligence conservée, cependant quelquefois colère et batailleur. Parole nette, lente, et un peu saccadée, Quelques petites trépidations des lèvres, pas de strabisme; ouïe, goût, odorat, vue parfaits. Nerveux. Quelques rares et légers soubresauts dans les bras, surtout le droit. Marche correcte. Avant-bras droit un peu atrophié, possédant des mouvements volontaires, un peu ataxiques toutefois. Mouvements de flexion, d'extension des doigts et du poignet, de pronation et de supination.
23 mars. — L’opéré reconnait le D' Jeanne], rit, est enchanté de
le voir. Il parle, mais certains mots lui échappent, le nom du D' Jeannel, par exemple. La parole est scandée. Il lit facilement et comprend bien ce qu’il lit.
La paralysie faciale droite a disparu.
L'avant-bras et la main du côté droit sont atrophiés. Muscles tous contracturés. Mouvements volontaires possibles, mais raides et saccadés, d’où usage du bras difficile. La pression de la main est faible.
Bras droit libre, non atrophié. Membre inférieur droit égal à l’autre en volume et en force. Plus de contractions rythmées ni dans le bras, ni dans la face, ni dans le membre inférieur.
Marche ordinairement facile. Mais de temps en temps, sans régularité, à peu près une ou deux fois par semaine ct sans cause bien reconnue, le côté droit est agité de trépidations passagères,
De temps en temps, à peu près tous les quinze jours, principalement en mangeant, éclatent une ou deux attaques épileptiformes au cours desquelles la langue est souvent mordue. Ces attaques sont à peu près semblables aux anciennes.
La cicatrice cranienne est déprimée; ses bords sont saillants,
surtout en arrière, et le cuir chevelu s'enfonce dans la perte de substance.
L'exploration par le doigt n’est pas douloureuse, n’éveille pas les convulsions.
Les débris pulpeux de la lésion furent examinés et reconnus pour de la matière cérébrale ramollie.
OseRvATION XXXIX.— Pas de traumatisme connu.— Cépha-
| lalgie et amaurose progressive. — Alcoolisme.— Craniectomie et ponction ventriculaire — Guérison.—(Hahn, de Berlin, XXII° Congrès des chirurgiens allemands, Berlin, avril 1893.) (Résumée). Ù
‘Il y a trois ans, ‘un malade âgé de trente ans, toujours bien portant, n'ayant pas eu la syphilis, commença à souffrir de douleurs de tête tellement intenses parfois qu ’ilse roulait par terre.
Puis affaiblissement de l’odorat, perte de la mémoire et de la vue de l’œil gauche, à droite diminution rapide de l’acuité visuelle,
Procédant par exclusion, Hahn posa le diagnostic : compression cérébrale, probablement engendrée par une tumeur hydatique du lobe frontal gauche.
Il pratiqua la résection temporaire de la moitié gauche de l'os coronal. Après incision de la dure-mère, il se produisit aussitôt une hernie cérébrale qui fut enlevée, mais une autre hernie se fit immédiatement. Pensant alors à une hydropisie ventriculaire gauche, Hahn pratiqua une ponction du ventricule et retira 120 grammes d’un liquide clair.
Guérison opératoire rapide. Un an et demi après l’intervention, l’acuité visuelle de l’œil droit était améliorée, la mémoire était revenue, la céphalalgie avait disparu ; le malade avait pu reprendre ses occupations.
Observation XL. — Alcoolisme. — Crises épileptiformes datant de cinq ans. — Chute : coma, aphasie complète, hémiplégte et convulsions du côté droit. — Craniectomie, ouverture d’un hématome, réimplantation d’une rondelle osseuse. — Guérison des accidents consécutifs à la chute. (M. Jaboulay, Archives provinciales de Chirurgie, février 1893, observation XXIV).
Jeune homme, vingt-neuf ans, fait depuis longtemps de grands excès alcooliques.
En 1888, a été considéré comme fou.
Plus tard, malgré quelques crises épileptiformes caractéristiques du petit mal, a voulu se marier. -
La veille de son mariage, crise et chute dans un escalier. Puis aphasie complète, état comateux, secouses convulsives épileptiques du côté droit.
Pas trace de traumatisme. Parésie de la face à droite. Puis lan gue déviée à droite et céphalalgie avec signes de névrite optique.
Huit jours après la chute, état toujours grave. Craniectomie exploratrice, le 30 juin 1889, par M. Jaboulay, au niveau de la partie inférieure du sillon de Rolando à gauche. Deux rondelles sont enlevées, incision de la dure-mère très épaissie, on tombe sur une collection sanguine en voie de régression. Le feuillet viscéral de l’arachnoïde est blanc et épais ; on ne l’incise pas.
Suites opératoires simples. L’aphasie disparaît peu à peu, ainsi que l’état de parésie cérébrale. L'usage des membres revient au malade, quoique le bras droit reste un peu faible pendant plusieurs mois. à
Le 20 octobre 1892, on constate que depuis l'opération, il n’y a plus eu de crises d'épilepsie, que la parole est facile.et l'usage des membres parfait,
Observation XLI. — Troubles de la vue à la suite de coup de bäton sur l'occipital. — Craniectomie exploratrice, ancien foyer hémorragique. — Amélioration. (M. Jaboulay, Archives prov. de Chir., février 1893, obs, X).
Un homme de quarante ans reçut un violent coup de bâton sur l'occiput: fracture du crâne et coma pendant quinze jours, En revenant à lui, il s’aperçut qu'il était aveugle. Cet état persista piusieurs mois, peu à peu une certaine lueur reparut, mais aujourd’hui (mars 1892), il demande une intervention, trois ans après le traumatisme.
La vue est si faible qu’il ne peut se conduire. Il reconnait cependant quand une main passe devant les yeux. A l'examen ophtalmoscopique, rien d’anormal, la pupille réagit mal, le regard est vague.
Opération. — Sur l’écaille de l'occipital, en un point saillant qui paraît avoir été le siège de la fracture, en face de la première circonvolution occipitale et près de la ligne médiane, deux couronnes sont appliquées et la dure mère incisée, L'écorce cérébrale est d’un jaune ocreux et se laisse facilement affaisser au voisinage de la première rondelle.
Vers la deuxième, l’espace sous-arachnoïdien est injecté et blanchâtre. Il n'y a pas d’esquilles, ni d'hématome; il est probable qu’au niveau du foyer ocreux s’est faite, au moment du traumatisme, une hémorragie qui s'est résorbée et a laissé la couleur que l’on constate.
Pansement simple.
Le deuxième jour, le malade déclare que la vue revient. Il peut distinguer et reconnaitre les pancartes qui sont aux pieds des lits placés en face de lui, ce qu’il ne pouvait fairé avant l'opération. Ce malade peut ensuite se promener dans la salle sans guide. Mais au bout de trois semaines, il est parti et s’est dérobé à tout
examen.
Observation XLIL. — Zraumatisme céphalique.— À phasie motrice et accidents secondaires. — Craniectomie exploratrice. — Hémorragie intra-cranienne. — Guérison' — Libations, accès par congestion cérébrale, mort. (Duret, professeur à Lille, V° Congrès français de Chirurgie, 81 mars 1891). er A) |
X..., boucher, éprouve un choc à la tête dans une chute de voiture. Perte de connaissance de dix minutes. Puis le blessé soutenu par un aide retourne chez lui. Le rétablissement est incomplet, esprit lourd, violent mal de tête dans la région temporo-pariétale gauche. Cependant le travail est d’abord repris. Parole traînante, embarrassée. Puis le quinzième jour il s’alite; aphasie motrice complète. Intelligence conservée, mais paresseuse. Lacunes de la mémoire. Ne réussit pas à copier son nom en entier, quoiqu'il ne tremble pas. Hémiparésie droite respectant les yeux et la langue, prononcée surtout à la surface et au membre supérieur.
Troubles auditifs douteux, hémianesthésie droite, légère.
Pas de lésion extérieure de la peau ou du crâne, pas de douleur à la pression.
On diagnostique un épanchement sanguin sur la circonvolution de Broça. La recherche de cette circonvolution par le irépan con-
duit sur un caillot concrété. L'incision de ce caillot fait écouler une grande quantité de liquide sanguin brunâtre. Evacuation de caillots par un curettage à la curette de Volkmann. Lavage boriqué tiède.
Suture de la dure-mère avec drainage de la cavité arachnoïdienne.
Ecoulement abondant de sérosité sanguinolente qui inonde jusqu’à la chemise.
Le surlendemain de l'opération, il prononce quelques mots, le quatrième jour, des parties de phrase. L’anesthésie à droite a disparu. Les troubles moteurs parétiques diminuent progressivement, la parole et l'intelligence reviennent peu à peu.
Suppression des drains le huitième jour. Le quatorzième, guérison de la plaie, disparition de la parésie et de l'aphasie.
Le vingtième jour, excès de boisson. Le soir agitation, puis délire, contracture, enfin coma, secousses convulsives et mort le vingtième jour après l’opération.
Autopsie rapide : pas de fracture de la voûte, ni de la base, Congestion et œdème méningés diffus attribués à l’alcool.
Observation XLIII. — Chute sur la tête, pas de perte de connais sance immédiate absolue. — Troubles secondaires. — Amélioration, mais persistance d'aphasie et de parésie droite. — Craniectomie avec incision de la dure-mêre, —
Caillot ancien. — Guérison. (Mac Burney, New. York, med. Journ., 2 mai 1891, p. 517).
Médecin, trente-trois ans, tombe de sa voiture en août 1889, ne perd pas complètement connaissance, et peut encore aller voir un de ses clients à qui il pratique une injection sous-cutanée, Vers le soir, perte de connaissance complète, hémiplégie droite.
Au bout de trois jours, le malade revient à lui, mais il est aphasique. Après trois semaines, amélioration du côté des membres. A la fin du troisième mois, la parole reste intelligible, les facultés cérébrales sont gravement atteintes,
On diagnostique une hémorragie traumatique.
En décembre 1889, opération à 7/8 de pouce en arrière de l’apophyse orbitaire externe à gauche. Pas de caillot sous la duremère. Ligature de l’artère méningée moyenne. Une masse molle d'apparence kystique qu’on considère comme la pie-mère œdématiée se présente et en arr.ère une surface rouge foncé. On agrandit l’ouverture cranienne, et on incise la pie-mère le long du sillon de Rolando. On trouve là un caillot ancien qu’on enlève, puis on passe une fine éponge sur la substance des circonvolutions voisines. Sutures partielles de la dure-mère et de Ja peau.
Le soir même, l'opéré prononce quelques mots. A la fin dela semaine, il remue la jambe. Au bout de trois mois, il marche. L’aphasie disparaît progressivement. Il reprend ses occupations, conduit son cheval. L'intelligence est nette.
Observation XLIV. — Trauma céphalique. — Céphalée, tremblement, troubles moteurs et sensitifs ; troubles oculaires, auditifs et intellectuels. — Craniectomie. — Kyste sanguin. — Guérison. (Guldenarm et Winckler, d'Utrecht, Nederlandsch Tydschrift voor Geneeshunde, 25 juillet 1891).
Un jeune soldat, vingt-six ans, fit une chute de cheval, en mai 1890, et reçut un coup de pied sur le crâne. Pas de perte de connaissance. Forte contusion (bosse sanguine) des téguments de la région pariétale droite,
Céphalée consécutive ct tremblement des mains. Bientôt parésie de la jambe gauche, marche incertaine et vision troublée, Au bout de cinq mois, il entend et voit mal, et titube en marchant.
Depuis janvier 1891, paralysie de tout le côté gauche. Diminution du champ visuel et du champ de l’ouïe. Diplopie, acuité visuelle égale à 1/3, paralysie de convergence.
Depuis quelque temps aggravation : la mémoire a baissé, parésie oculaire, diplégie homonyme, sans névrite optique manifeste, Rétrécissement du champ visuel des deux côtés ; légère parésie