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Observation LXT. — Æpilepsie et folie épileptique dues à un traumatisme du crâne avec enfoncement remontant à vingtcinq ans et guéris par trépanation. (Boubila et Pantaloni, Gaz, des hôp., 10 mai 1892, p. 519.)
Il s’agit d’une fille atteinte de folie impulsive avec délire mental, idées de suicide et de violence. Hallucinations de la vue, de l’ouïe, et crises épileptiques.
‘: Un examen de la boîte cranienne fait constater chez cette malade
un enfoncement d’1/2 centimètre de profondeur environ, intéressant un peu les sutures occipito-pariétale et bipariétale. Cet enfoncement avait été produit par une chute faite vers l’âge de six ans d’une hauteur de 4 à 5 mètres.
Le 1° juillet 1891, enlèvement de la partie osseuse épaissie, Le cerveau paraît sain.
Guérison opératoire rapide. Vers la fin du premier mois qui suivit l'opération, on constatait déjà chez l’opérée un changement dans le geste, l'attitude, la conduite. La modestie, la déférence prenaient la place du cynisme des gestes et des paroles. Peu à peu son caractère se modifia en bien. Evolution lente mais toujours progressive. A tel point que cette malade a pu quitter l'asile, dix mois après l'opération entièrement guérie, et pouvant même se livrer à un travail quelconque.
Observation LXII. — Traumatisme céphalique. — Accès éptleptiques tardifs. — Craniectomie. — Guérison.(W.Keen, Am. journ. of med. sc., sept. 1891.)
G..., H..., vingt-trois ans, a reçu à l’âge de huit ans un coup de pied de cheval sur la tête. On le trépana à cette époque. Trois fragments dos furent enlevés : un d’entre eux avait pénétré de 25 millimètres dans le cerveau. La guérison ne se fit qu’au bout d’un an.
La première attaque eut lieu deux ans après l’accident ; les accès paraissaient d’abord tous les huit jours, puis ils s'espacèrent vers l’âge de quatorze ans, un par mois. Jusqu'aux six derniers mois, ils revinrent tous les trois mois; mais au mois de mars dernier (1890), sans raison apparente, il y eut trois attaques le même jour.
Opération le 21 novembre 1890. En soulevant le lambeau, on voit s'échapper un flot de liquide céphalo-rachidien synchrone avec le pouls. Une petite aiguille osseuse était engagée dans la membrane fibreuse, Dissection des tissus. Les lèvres de la perte de substance sont très épaissies. On enlève cette cicatrice et ses bords, en certains points le cerveau est adhérent et enlevé avec la portion d’os adjacente.
La surface de section paraît normale à la vue et au toucher. On ne peut reconnaître les circonvolutions qui paraissent fusionnées entre elles.
Greffe de l'os trépané avec un fragment de crâne de mouton qui se nécrosa et nécessita deux petites interventions pour fistules. A chacune de ces opérations une attaque survint. Ce furent les
seules.
Observation LXIII. — 7rawmatisme céphalique. — Epilepsie, céphalalgie localisée, troubles mentaux.— Craniectomie. excision cérébrale aprés faradisation. — Guérison.
(W. Keen, Amer. Journ. of the med. sc., sept. 1891.)
CG. J..., négresse, trente-neuf ans, épileptique depuis l’enfance à la suite d’un traumatisme. Sur le crâne, à gauche, à 3 em.,5 en bas et à 5 centimètres en arrière de l’apophyse orbitaire externe, on trouve une saillie osseuse, et vers la ligne médiane une dépression très marquée. Céphalalgie constante au niveau de l’ancien traumatisme.
Les crises débutaient par la flexion des doigts de la main droite. |
Trépan le 27 octobre 1890. — La paroi osseuse est remplacée
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Le de ne Ce
par une membrane fibreuse soulevée par les pulsations du cerveau
et adhérente à la substance cérébrale. Deux ou trois kystes furent
ouverts par l'ablation de cette membrane. Pendant ce temps, la partie gauche de la face se contracte.
On trouve l'os épaissi par suite d’un fragment qui s'était glissé au-dessous de lui et avait déterminé une dépression notable sur la substance cérébrale, Toute la partie osseuse épaissie est enlevée.
Faradisation de la substance cérébrale et excision d’une zone dont l’excitation détermine des mouvements du pouce reproduisant ceux de l’attaque.
Drainage, insertion dans la plaie d'os calcifié. Le lendemain, paralysie complète de la main et du poignet, parésie du bras et de l'épaule. Au dix-neuvièmejour, les mouvements reparaissent progressivement. Huit mois plus tard, aucune altaque, état mental amélioré. La main droite est un peu plus faible que la gauche.
Observation LXIV. — Traumatisme du crâne. — Troubles mo-
teurs et intellectuels. — Epilepsie partielle, puis généralisée. — Trépan : Vascularisation anormale. — Guérison. (Cassaët, în thèse de Faguet.)
Louis P.., sans antécédents nerveux personnels ou héréditaires. Traumatisme de la région frontale gauche vers l’âge de trois ans. Pas de perte de connaissance, pas de troubles de la santé pendant une semaine.
A ce moment, premier accès convulsif tonique d’une demi-minute, les yeux tonrnés à gauche, le bras gauche complètement étendu, le bras droit replié dans la position d’un homme qui tire
- un coup de fusil. L'enfant aussitôt après reprend connaissance et .n’éprouve pas d'autre trouble.
Mais les crises se reproduisent les jours suivants avec les mémes caractères. Bientôt le membre inférieur gauche se prend aussi et se fléchit pendant les accès. Un mois après la première attaque,
-la face devient grimaçante ; les crises sont plus fréquentes, à la
= CLR ns phase tonique succède une phase clonique. Bientôt le membre inférieur droit est atteint, et le malade perd connaissance pendant les accès.
Le 10 septembre, le membre inférieur gauche est frappé de parésie, puis de paralysie ; huit jours après, bouche déviée et parole traînante ; le membre inférieur gauche se prend à son tour, la station debout devient impossible, strychnine et bromure sans succès.
Etat actuel, 21 septembre 1892. — Cinquante attaques par jour. A l’état de repos, le malade est somnolent ; il ne parle pas ou paroles inintelligibles, asymétrie faciale, commissure labiale gauche abaissée, joue flasque et soulevée par les mouvements respiratoires,
Déviation de la langue à gauche, inertie du voile palatin à gauche, déglutition difficile. Paralysie totale du membre supérieur gauche et paresse du membre inférieur correspondant, Diminution notable de la sensibilité générale, réflexes normaux ; pas de trépidation épileptoïde,
Au moment des attaques; mictions involontaires. Les convulsions dans leurs diverses phases prédominent à gauche ; accès subintrants avec perte de connaissance.
L'examen des urines ne révèle rien d’anormal, sduf une faible densité : 1007.
Le 22 septembre 1892, trépan par M. le D' Dubourg, chirurgien des hôpitaux de Bordeaux.
- Jopération porte au niveau calculé du sillon de Rolando entre le tiers moyen et le tiers inférieur. Incision de la dure-mère, Vascularisation anormale de l’encéphale.
Pendant l'opération, une attaque.
Suture de la dure-mère et des parties molles.
Suites opératoires. — Les attaques reparurent aussitôt. Le surlendemain de l'opération, 58 accès. Etat général très grave, bronchite généralisée, bromure de potassium, 4 grammes. Déjà on notait une amélioration dans la paralysie de Ja face.
24 septembre. — 48 accès.
25 septembre. — 45 accès. Légère amélioration. Le malade
peut boire an bol sans accident. Diminution de la paralysie de la face, du bras et de la jambe à gauche.
Le 26. — Pansement, bon état de la plaie.
Le 27. — Accalmie de trois heures, 21 attaques,
La paralysie continue à diminuer, la parole est plus compréhensible.
Le 28. — 17 attaques. La jambe gauche n’y participe plus.
Les attaques continuent à diminuer, tombent successivement à 14, 8, 1, puis ne se reproduisent plus à partir du 2 octobre. En même temps, la paralysie disparaît peu à peu, et le 3 octobre, l'enfant peut marcher en titubant et saisir les objets avec ses mains. |
Le 6 octobre, la guérison est presque définitive ; le malade sort en voiture avec sa mère, Des nouvelles ultérieures confirment la
guérison.
Observation LXV. — Volumineuse tumeur du cerveau probablement provoquée par un traumatisme survenu à l’âge de trois ans ; épilepsie et hémiplégie à vingt-trois ans; ablation de la tumeur à vingt-sept ans, hernie du cerveau, guérison de l'épilepsie. (W. Keen, congrès de Washington, 5 septembre 1888, in Americ. journ. of the med. sciences, octobre et novembre 1888. — Traduit in Progrés médical, 5 avril 1890 (résumée).
T..., D..., vingt-sept ans, carrossier, tomba sur la tête à trois ans. Perte de connaissance et état comateux pendant-une heure.
- L'enfant reste un peu borné, oublieux, impulsif, non querelleur.
Violentes douleurs de tête et névralgie faciale à gauche. En 1885, violents accès d'épilepsie, peu à peu tout le côté droit se paralyse et aphasie motrice. Surdité, cécité à droite. Toutes ces paralysies motrices ou sensitives sont incomplètes.
Trépan le 15 décembre 1887.— Au niveau d’une cicatrice cutanée, on fait une perte de substance assez vaste au crâne. La duremère adhère à la substance cérébrale au niveau de la cicatrice.
Un gros fibrome non adhérent au tissu cérébral est assez facilement énucléé. Hémorragie arrètée par des douches d’eau chaude : [a cavité occupée par la tumeur se comble de tissu cérébral jusqu'à moitié environ. Drainage, pansement antiseptique compressif.
Suites. — Aphasie et parésie droite d’abord et hernie du cerveau. Puis tout renire dans l’ordre peu à peu. Ecoulement de liquide cérébro-spinal pendant cinq semaines. Malgré des accidents imputables à la fièvre (diarrhée fétide, constipation, paralysie et aphasie à plusieurs reprises) la paralysie et l’aphasie disparurent le quarante-deuxième jour ; la hernie fut traitée par des greffes cutanées, elle se réduisit peu à peu puis s’affaissa subitement le soixante-cinquième jour.
Guérison complète. — Un seul accès d’épilepsie léger en avril 1888. Puis plus aucun trouble, intelligence plus nette,
Observation LXVI. — Traumatisme céphalique. — Epilepsie. — Craniectomie et excision cérébrale. — Guérison. (Wildermuth : XXIII° congr. de la Soc. psych, de l’Allem. du S.-0., session de Karlsruhe.)
Jeune fille, dix-neuf ans, devenue épileptique à la suite d’une contusion de la région fronto-pariétale droite. Craniectomie au niveau de la cicatrice. Incision de la dure-mère ; on arrive sur le sillon de Rolando, on enlève une plaque de méningite qui laisse à découvert le pied de la circonvolution pariétale ascendante que l’on resèque. Pas d'accident,
Guérison rapide de la plaie. Dans les premiers jours, un peu d’aphasie, de la paraphasie, une phase d’excitation maniaque. Puis fous ces phénomènes disparaissent. Plus de convulsions, la malade reste guérie.
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Ed ju de D rod
Observation LXVII. — Fracture du frontal, — Épilepsie et agitation maniaque. — Première craniectomie et amélioration temporaire. — Deuxième craniectomie, abcès sowsdure-mérien, drainage. — Amélioration. (R. F. Weir, New-York med. Journ., 16 mai 1891, p. 553.)
Homme, cinquanie-cinq ans, ayant eu à dix-sept ans une fracture du frontal causée par l'explosion d’une arme à feu. Peu après
- l'accident, attaques d’épilepsie, lesquelles ont augmenté dans ces
dernières années.
Première intervention en 1885 : mise à nu de la dure mère adhérente, ablation du squelette déprimé, amélioration temporaire.
En février 1887, le malade vient dire que l'excitation maniaque a reparu ainsi que les crises épileptiques (trois ou quatre dans la journée). Cette fois on met trois couronnes de trépan, on élargit encore l’ouverture à l’aide de la gouge et du maillet ; de plus, on incise la dure -mère et on trouve un abcès, drainage. On remet en place les trois disques et on remplit les interstices avec les esquilles. Sutures.
Guérison rapide. — Pendant les deux mois de séjour à l’hôpital, après l'opération, pas d’accès.i
En décembre 1890, l'opéré est examiné. L’os frontal est solide, on ne trouve que sur un point limité une pulsation légère. La région intéressée par le trépan est un peu aplatie dans son ensemble. |
Une ou deux crises seulement par mois,
Observation LXVIII. — 7raumatisme céphalique. — Épilepsie et paralysie. — Trépan, massage cérébral. -- Guérison. (E. Cassaët , de Bordeaux, C. R. Soc. de biologie, 1893, p. 1009 : Du point de trépanation dans les cas où les symptômes ne sont pas superposables à la lésion du crâne).
Enfant de trois ans se fait une contusion peu intense de la bosse
frontale gauche. Plus tard épilepsie, paralysies homonymes et enfin généralisées.
Craniectomie à l'extrémité postérieure du diamètre frontopariétal droit. On tombe exactement sur un foyer d’œdème cortical limité qui disparaît sous l'influence d’un léger massage. Cinq couronnes de trépan furent nécessaires pour circonscrire exactement l’œdème.
Les attaques d’épilepsie, qui étaient très nombreuses (59) le jour de l'opération et avant, disparurent complètement.
Observation LXIX (résumée). — Épilepsie non traumatique. __ — Troubles paralytiques et aphasiques — Ablation d’une hyperostose. — Amélioration. (Lucas Champion -
nière in thèse Dumas).
M... Henry, vingt-neuf ans, peintre, alcoolique, épileptique depuis trois ans. Parole embarrassée, main droite très faible. Le 10 février 1886,craniectomie sur la ligne rolandique gauche. On tombe sur une by perostose qui est enlevée complètement.
Pas un seul accès pendant deux mois de séjour à l'hôpital, Amélioration de la paralysie droite. Il persiste quelques troubles de la parole,
Observation LXX (résumée). — Épilepsie avec troubles Moteurs. Trépan. — Guérison. (Lucas Championnière, in thèse Dumas). ;
Thiéb... Al..., vingt-deux ans, épileptique depuis cinq ans, contracture de la main droite qui est lourde.
Le 18 août 1887, craniectomie sur la ligne rolandique gauche. Le crâne est très épais. Incision de la dure-mère et de l’arachnoïde. Drainage,
Issue abondante de liquide céphalo-rachidien. Guérison.
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La
.Obserïation LXXI (résumée).
Asie
— Æpilepsie depuis un an: — Céphalalgie. — Trépan. — Guérison. (Lucas Chamnionnière i7 thèse Dumas)
G..., Berthe, dix-neuf ans un an sans cause connue.
, père absinthique, épileptique depuis
Dans l'intervalle des accès, Céphalalgie à droite et de la tête, spontanément et à la pression, Trépan le 6 décembre 1888 sur la région douloureuse : crâne
épais, dur, peu vaseulaire. Incision des méninges, cerve getre.
au sommet
au rou-
En deux mois, trois accès, puis plus aucun.
Observation LXXII (résumée), — Épilepsie et antécéden's héréditaires nerveux. — Trépan. — Amélioration, (Lucas Championnière in thèse Dumas).
Fri..., Henry, onze ans et demi, a un père aliéné, une sœur jumelle morte à cinq mois de convulsions. Lui-même est épilep tique depuis sa première enfance, Asymétrie faciale. Pas de signe de localisation, sinon un peu de difficulté d'élocution. Cr
à gauche. Crâne très épaissi. Incision normal.
aniectomie des méninges, aspect
Pas d'accès dans les deux premiers jours. Quelques crises plus tard, s’espaçant de plus en plus et perdant en intensité.
Observation LXXII. — Épilepsie essentielle. — Trépan. — Amélioration. (M. Jaboulay in Archives Provinciales de
chirurgie, février 1893, obs. XVII).
Ch..., trente-huit ans, pêre et mère très âgés, bien portants,
deux frères morts en bas-âge de convulsions. Ficvre typhoïde à quatorze ans, Aucun accident vénérien, pas d’alcoolisme, jamais d’absinthe, :
En mars 1885, subitement convulsions é
Pileptiformes à droite, L. M,
sans cri, ni perte de connaissance pendant une nuit. Puis rien jusqu’en mai 1885. À cette époque, nouvelle crise convulsive ; en juillet, autre crise.
Par intervalles, céphalalgie vive; ni délire, ni phénomène méningitique. En juin 1886, trois ou quatre crises en deux ou trois jours, et, depuis cette époque, crises tous les deux ou trois mois. En janvier 1888, les crises se rapprochent, se produisent ous les huit jours, puis se multiplient jusqu’à une quinzaine en deux jours vers la fin de février 1888.
La crise débute toujours par des convulsions de la cuisse gauche, parfois elle se borne là ou s'étend du côté droit et quelquefois un peu au côté opposé. Les petites crises sont conscientes cet respectent la face.
Le 21 février 1888, pour la première fois, le côté droit reste paralysé quelque temps après une crise intense quoique sans perte de connaissance, ni généralisation du côté gauche.
En mars 1888, on essaye sans résultat le traitement ioduré. Il fait place au traitement bromuré qui améliore beaucoup le malade.
Celui-ci se plaint en outre de tintements d'oreille. Les fortes crises sont suivies de parésie du membre inférieur droit. Pas de traumatisme céphalique dans les antécédents. Une grande émotion a précédé les premiers accès,
Au niveau de la céphalalgie, douleur à la pression et à la percussion. Légère atrophie du membre inférieur droit.
Le 5 avril 1889, craniectomie exploratrice sur le centre du membre inférieur droit, incision de la dure-mère : rien d’anormal sur toute la longueur du sillon de Rolando, sauf une grosse veine; même au niveau des points douloureux indiqués par le malade, il n’y a rien. Sutures de la dure-mère et de la peau.
Suites opératoires bonnes, sauf un peu de température déterminé par un certain degré de constipation. La céphalalgie diminue rapidement.
Le 8 avril presque plus de céphalalgie. Une petite crise le 10 avril, une autre légère également le 13, deux courtes et légères sans céphalalgie consécutive le 16, deux meoaces de crise le 18, Dès ce jour poly-bromure et cessation des crises. Le malade se
lève le 25 avril après quatre mois d’alitement et depuis n'a plus eu que des crises légères qui ne le fatiguent pas et qui sont rares. Il n’est plus inquiet, ne se plaint plus comme autrefois, n’a plus d'idées de suicide et se trouve très amélioré. La guérison n’est pas absolue, mais l'amélioration est très importante et paraît céfinitive.
Observation LXXIV. — Æypilepsie essentielle. Craniectomie bilatérale. — Amélioraticn temporaire. (Jaboulay : Archives provinciales de Chirurgie, février 1892, observation XVIII.)
Un homme de trente-cinq ans, ayant eu la fièvre typhoïde et la fièvre jaune à la Guyane, il y a dix ans, est épileptique depuis cette époque. Crises peu fréquentes et irrégulières, environ to"s les huit à quiuze jours, nocturnes et à début épigastrique.
Le malade réclame le trépan, quatre couronnes de chaque côté autour du milieu de la ligne rolandique. Pas d’incision de la dure-mère.
Suites simples. — Pas de crises pendant cinq semaines. Puis le malade part du service, et depuis cette époque, ne donne plus de ses nouvelles.
Observation LXXV. — Æpilepsie essentielle, troubles mentaux. — tentative de suicide au revolrer. l’laie cranienne, trépan primitif. Guérison des accidents traumaliques et de l’épilepsie. — (M. le D' Girard, de Grenoble, communica-
tion au V° Congrès français de chirurgie, 1891).
C.... M..., âgée de vingt neuf ans, mariée à dix-sept ans. Père mort à soixante ans d’une bronchite catarrhale, mère vivante et
bien portante.
Sur neuf frères ou sœurs, un seul âgé de onze ans est atteint de
crises épileptiques.
Elle a eu six enfants dont une fille.
Cinq de ces enfants sont morts à la suite de crises épileptiques : le premier à vingt-deux mois, le second à cinq mois et demi, le troisième à deux mois et demi, le quatrième à un mois.
Le cinquième enfant, âgé de trois ans, parait bien portant ; il est violent et capricieux.
La sixième, une fille est morte, il y a un an à l’âge d’un mois, après deux crises convulsives.
En dehors des attaques presque toujours précédées d'une aura stomacale, CG... M.., avait fréquemment des vertiges et des absences. :
Au commencement de 1890, la tristesse dont elle était atteinte depuis longtemps, devint de la lypémanie avec tendance au suicide.
Tout travail suivi était impossible, le caractère était très irritable. Elle parlait à chaque instant d’en finir avec l'existence, et elle mit enfin son projet à exécution dans la journée du 12 novembre dernier, en se tirant un coup de revolver (calibre 7 millim.) dans la tempe droite. | ;
Le lendemain je fus appelé en consultation par le D' Guédel. La blessée est dans un coma profond, dont on ne la tire qu’à grand peine et pour obtenir cette réponse unique à toutes les questions posées : « Ne me touchez pas ». Elle semble atteinte d'aphasie.
Le bras gauche pend inerte le long du corps et la face est légèrement déviée à droite. Rien au membre inférieur gauche. Pupilles égales, conjonctives sensibles.
On a observé depuis longtemps de nombreuses attaques convulsives généralisées. M. le Dr Guédel a assisté à une d'elles. Le mari nous engage à ne pas y prêter trop d'attention, car ces convulsions sont semblables, dit-il, à celles dont sa femme est coutumière.
Le trou d'entrée est tout petit, son centre est au sommet d’une perpendiculaire de 38 millimètres de hauteur abaissée sur une jigne horizontale partant de l'apophyse orbitaire externe et à 45 millimètres de cette apophyse.
Le projectile a déchiré la dure-mère et l'arachnoïde, car le
liquide céphalo-rachidien s'écoule ry thmiquement et à chaque, pulsation artérielle, cet écoulement augmente beaucoup quand la malade fait un mouvement. |
: La paralysie du bras gauche, la légère déviation de la face à droite nous font supposer que la circonvolution frontale ascendante. est touchée vers sa partie moyenne et à son pied.
- Une trépanation est faite à l'hôpital où la malade est transportée, Deux couronnes de trépan sont appliquées au niveau, du sillon de. Rolando, et la pince coupante fait sauter le pont osseux intermé -
. djaire. Le projectile est trouvé et enlevé et avec lui plusieurs : esquilles dont les deux plus grosses appartenant à la table interne se présentent avec la balle.
CEE SU É
Toilette minutieuse, puis sans sutures, sans drains, après avoir, seulement saupoudré d'iodoforme la plaie profonde, on applique
re
au-dessus hermétiquement et directement les téguments super-
abs
1% ficiels profondément suturés aux crins de Florence.
1 Bandage compressif (antiseptique). .
; Suites opératoires très bénignes, la température ne dépasse. pas | 87 degrés et le pouls 17 à 18 au quart. . ven 3 Premier pansement le troisième jour, enlèvement des fils le ;
septième. Gicatrisation par première intention. Le jour même de
l'opération, le coma cesse. Dès le lendemain et les jours suivants,
ENV
les parents remarquent que le caractère a changé du tout au tout, La tristesse a fait place à une gaieté relative, il n’est plus ques-
PNR
tion de suicide, la vie se présente sous un jour nouveau et la sollicitude de la mère à l’égard de l'enfant qu’elle aurait pu laisser D. orphelin se réveille très vive.
| Les grandes crises qui étaient surtout diurnes et qui avaient lieu 2 au moins une fois par semaine, n’ont pas reparu.
é Les vertiges devenus infiniment plus rares se manifestent cependant encore par des bourdonnements dans la tête et surtout «quand je suis contrariée », dit la malade.
Une seule absence a été remarquée une fois pendant une conver- 3 sation.
| Une seule fois aussi, à la suite d’une vive discussion, la malade a fait 50 ou 60 mètres dans la rue, obligée de rentrer ensuite à la
maison, ne sachant pas où elle devait aller. Gette manie propulsive se présentait fréquemment avant l'accident,
Can... M. a éprouvé encore de temps en temps des mouvements convulsifs des yeux « qui ne se voient pas, dit-elle, mais dont j’ai conscience ».
L’aura stomacale a complètement disparu. Les deux mains sont aussi habiles au travail l’une que l’autre. Il reste un peu de larmoiement de l’œil gauche.
La pression sur la cicatrice qui est légèrement refoulée par le liquide encéphalo-rachidien, est douloureuse et détermine un peu d’étourdissement.
La sensibilité émotive est assez grande et Can... M. pleure avec trop de facilité,
Les règles apparaissaient autrefois tous les vingt jours et duraient huit jours, il n'y eut même pas de période intercalaire pendant les quatre mois qui ont précédé l'opération. Aujourd'hui les menstrues reviennent tous les mois et durent quatre jours.
Un an après, au VI Congrès de chirurgie 1892, M. Girard con- Statait la persistance de la guérison complète,