‹ Contribution à l'étude du mode d'action de la craniectomieChapitre 32 sur 45 · PP · texte numérisé non relu

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Observation CV (résumée). — Blessure de tête. — Troubles intellectuels. — Opération plastique, issue de liquide

céphalo-rachidien. — Guérison. — (Kænig : Centralbl. f. chir 1890, n° 27, p. 497.)

Un homme de trente ans s’était fait une large blessure du crâne, en tombant d’un wagon à New-York.

Quelque temps après sa guérison, il tomba dans un abrutissement progressif qui alla presque jusqu'à l’imbécillité complète. La mémoire surtout était atteinte ; il ne se rappelait pas ce qu'il disait pendant plus d’une minute.-ÆLa santé générale était altérée, il survint quelques crises de forme épileptique.

Large perte de substance osseuse sur le temporal et le pariétal gauche déterminant une dépression ovale de 8 centimètres sur 5, assez profonde pour loger la moitié d’un œuf, Dans la station couchée, ou la tête inclinée, cette dépression était remplacée par une saillie pulsatile.

Douleurs de tête et étourdissements, Kœnig attribuant les troubles aux froissements de la couche corticale tenta de combler la perte de substance avec un lambeau dermo-périostéo-osseux, pris dans le voisinage. En faisant cette opération, l’espace sousarachnoïdien fut ouvert, une grande quantité de liquide céphalorachidien s’écoula.

Très rapidement le malade recouvra l'intégrité de l'intelligence, les crises épileptiques disparurent,.

Observation CVI (résumée), — Traumatisme céphalique. — Céphalalgie, paralysie delatroisièmepaire,hallucinations, mélancolie. — Craniectomie, — Guérison. — (W. B. Fletcher: The journal of nerv. and ment. dis, mai 1892.)

Un homme ayant reçu un coup de marteau sur le milieu du côté droit du front, présenta une paralysie de la troisième paire et une violente céphalalgie, des hallucinations de la vue et de l’ouïe, qui

en se répétant contribuaient à produire une mélancolie de moyenne intensité.

Quatre mois après, on trépana un peu plus bas que la fracture ; le cerveau fut trouvé normal (sinus frontal enflammé). Dès l'opération, céphalalgie et mélancolie cessèrent ; au bout d’une semaine œil et paupière recouvraient leurs mouvements. La guérison persiste depuis deux ans.

Qbservation CVII. — Zrauwmatisme céphalique. — Mélancolie, impulsions, cécité psychique. — Craniectomie eæploratrice ; esquille osseuse. — Guérison. — (Macewen de

Glascow: Brit. med. Association Glascow, August. 1888.)

Un homme subit un traumatisme du crâne. Il était au bout d’un an devenu mélancolique et sujet à des impulsions homicides. Avant son accident, il vivait heureux dans sa famille. Cécité psychique, il pouvait voir mais ne pouvait reconnaître ce qu’il voyait. Ces symptômes firent conclure à une lésion probable du pli courbe. Pas de lésion extérieure visible. La trépanation au niveau du pli courbe permit de constater qu’une partie de la table interne avait été détachée et amenée jusque dans la branche antérieure du pli courbe, L'os fut enlevé et replacé en position normale.

Le résultat fut l'entière disparition des symptômes alarmants, l'homme se trouva bientôt capable de reprendre ses occupations quoiqu'il persistât cependant un certain degré d’excitabilité.

Observation CVIII. — Démence et hallucination de la vue et

© de l'ouie. — Excision des centres correspondants. — Amélioration. — (Burckhardt: Bert. KI. Woch. 29 sept. 1890.)

Démente, cinquante-trois ans, ayant des hallucinations de la vue êt de l'ouïe, véritable fléau pour l'asile depuis des années par sa malpropreté et ses actes de violence.

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