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jor et Bewan Lewis) que la manie aiguë s'accompagne ordinairement d’une augmentation de densité du crane; mais avec épaisseur normale. Dans la paralysie générale, la moitié des cas offre une condensation du crâne et un tiers de l’épaississement. Dans l’épilepsie, où cependant les altérations cérébrales sont parfois peu importantes, il ÿ à aussi fréquemment hypertrophie de la voûte cranienne. | é |
Tous ces faits sont peu contestables, on en trouverait la confirmation même dans les écrits de Magnan et des autres auteurs français ou étrangers.
Ils prouvent que la tendance à l’hypertrophie du crâne est une loi générale qui accompagne les affections cérébrales, toutes les fois que le fonctionnement du cerveau est sérieusement atteint. Il n’est en rien spécial aux accidents tardifs des traumatismes craniens, et on ne saurait pour Pexpliquer dans ces cas traumatiques, admettre une inflammation sourde et persistante, engendrée dans l’os par le traumatisme et créant ultérieurement des lésions secondaires d’ostéite condensante, Cette explication, au reste, ne répondrait qu’à quelques cas où il y a eu plaie exposée où infection possible du foyer de contusion osseux. Pour la majorité des autres cas traumatiques, à moins d’accorder aux tissus osseux du crâne une irritabilité spéciale que contredisent les expériences, il faut reconnaître qu'il y a là un problème non encore résolu.
Pour nous, loin de voir dans ces foyers d’hyperostose la cause des accidents, même dans les cas traumatiques, nous croyons fermement après avoir comparé ces cas à ceux très nombreux où une affection cérébrale indépen— dante de toute irritation venue du crâne s’accompagne
Pr aussi d’hyperostosé cranientie, ‘que celle-« ci dépend de L'état pathologique du cerveau.
Nous n’hésitons pas sur ce point à revenir aux idées de Gall sur influence du cérveau vis-à-vis du développement du crâne. Cest la lésion cérébrale créée par le traurna tisme qui détermine secondairement par influence réflexe l’'hyperostose cranienne.
La même influence du cerveau sur le crâne existe dans les affections cérébrales non traumatiques et l’hyperostose paraît bien se localiser de préférence sur les points du crâne correspondant aux régions malades du cerveau.
‘Pour nous si chez l’idiot, les sutures sont souvent épaissies au point de former parfois des crêtes saillantes comme chez certains animaux, c’est que le cerveau lésé a provoqué un développement exagéré du crâne qui se fait en épaisseur ef non en surface. Rien de plus irrégulier d’ailleurs que le lieu de ces zones d’hyperostose d’un malade à l’autre. lei elles empiètent sur les sutures qui s’épaississent on même disparaissent, envahies par l’ossification, là elles respectent les sutures. Il est à remarquer que ces zones épaissies ont leur maximum dans les régions du crâne les moins développées. |
Pratiquement, d’après ce que nous venons de dire, il résulte qu'il serait bon d'enlever toutes ces zones épais : sies. C’est le conseil que donne depuis longtemps M. Lucas Championnière dans les cas traumatiques. Il déclarait à la Société de chirurgie en 1891 que plusieurs insuccès tenaient à ce qu’on n’avait pas fait une ablation osseuse assez large, quelques points hyperostosés ayant été respectés.
- Ainsi, pour résumer ce que nous avons dit jusqu'ici sur -
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l'influence du cerveau sur le crâne, une lésion organique grave survenue de bonne heure dans le cerveau peut enrayer en quelque sorte le développement de l’organe, surtout dans les parties voisines. Alors le crâne cesse aussi de se développer dans les points correspondants, mais il s’épaissit. Si le développement complet du cerveau s’est effectué, l’épaississement seul du crâne a lieu, comme si encore à cette époque l’évolution organique n’était pas achevée, ces crânes épaissis rappelant les crânes épais de certains singes. L’hyperostose d’ailleurs, tout en ayant son maximum au niveau des points malades, diffusera d’autant plus que les troubles seront plus intenses. ie
Nous reléguons par conséquent dans un rang très secondaire, au point de vue pathogénique, ces altérations du crâne. Ils sont un effet, non une cause des troubles cérébraux. Tout au plus pourrait-on les ranger auprès des stigmates physiques de dégénérescence, puisqu'ils cons tituent un trouble spécial de l’évolution organique particulièrement longue du crâne, et ces faits nous paraissent utiles à rapprocher de la production des stigmates physiques régressifs dans le jeune âge sous l’influence de l'idiotie de cause accidentelle. On comprendra si l’on envi sage ainsi les choses, l'utilité que peut avoir la percus -, sion auscultatrice du crâne signalée par J. Robertson au point de vue de l'indication des points à trépaner, à cause. du rapport de l'épaisseur des os avec leur sonorité.