‹ Contribution à l'étude du mode d'action du chloral: analyse des urines consécutives aux anesthésies par le chloroforme, l'éther et le protoxyde d'azote; avec applications à la toxicologieChapitre 5 sur 22 · CS H11 CB 07 + H20 — C2 H CB O + C6 H10 O · texte numérisé non relu

CS H11 CB 07 + H20 — C2 H CB O + C6 H10 O

Acide urochloralique eau alcool étlylique acide trichloré glycuronique

Il cristallise en aiguilles soyeuses, groupées en étoiles ; est monobasique, soluble dans l’eau, l'alcool, l’éther, et précipitable par l’acétate basique de plomb. |

Nous reviendrons bientôt sur l’histoire de l'acide glycuronique ; mais avant d'achever ce court historique, n'oublions pas de mentionner les expériences de Külz (1).

Ce physiologiste dit que l'urine des sujets soumis à la chloroformisation, contient comme après l’administration du chloral, une substance lévogyre disparaissant, après traitement, par l’acétate de plomb.

Si l’on isole cette substance du précipité plombique, en décomposant celui-ci par l'hydrogène sulfuré, et si on la traite par l'acide chlorhydrique ou sulfurique, elle laisse apparaître une déviation, à droite (acide glycuronique).

Néanmoins l'urine de chiens tenus cinq heures sous l’action du chloroforme, ne lui a jamais donné

(1) Kuzz. Zeïtschitft für Biologie 1884 Rd. XX.

ER l'acide uro-chloralique découvert par MM. Musculus et Merineg.

M. Külz qui paraît admettre, comme incontestable, l’existence de cet acide uro-chloralique, dans les urines, après chloralisation, conclut que le chloral n’agit pas en se dédoublant en chloroforme. Et il ajoute : le produit de dédoublement de l'acide uro-chloralique est le #ri-chloréthyle alcool, lequel est hypnotique ; il n’est donc pas étonnant que la molécule d'hydrate de chloral soit aussi hypnotique.

Nous avons exposé avec les détails nécessaires, les arguments apportés en faveur de la théorie du dédoublement, et ceux des partisans de la non transformation. Nous avons aussi rappelé l’opinion de M. Vulpian et la conception hypothétique de M. Tanret, à laquelle les expériences de MM. Feltz et Ritter, sur l’oxygénation du sang chloralé,semblent vouloir fournir un appui de plus. Nous allons faire connaître maintenant nos propres recherches.

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