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CHAPITRE III MODULE D’ÉLASTICITÉ DES MÉTAUX PURS

Voici rangés par ordre décroissant, les modules de quelques métaux en km/mm”. Nous avons repris la détermination de certains modules dont les valeurs nous paraissaient trop anciennes ou douteuses. Nous avons mesuré également le module du glucinium.

Tableau I.

Tempéra- Volume ture E atomique | de SE Kg/mm?

(Hunesténen re ere 9,0 3660 42.000 GINCIMITNE EEE 4,9 1278 56.000 HE AE MALO ARE gl 1530 21.000 INPI LOIO GE Poe SUECSS 6,6 1451 22.000 PTATIRER ER A EEE 9,1 1771 16.309 CIVILE EEE Pt 1083 12.000 SINCLAR 1212 1425 9.500 OPPERECES EME EE 10,2 1063 8.500 LID CARRE EC ES 9,2 420 8.000 ATHENR trs Lee 10,2 961 7.006 ATTMINIIMEER EE SENE 9,9 658 7.300 Magnésium ="... 13,9 651 4.500 HAINE CRE ES 16,3 232 4.000 CAlCTUNAREEREE EEE 26 809 2.000 Plomb rer aa 19 327 1.800

Module d’élasticité du glucinium.

Le glucinium dont nous avons mesuré le module contenait quelques impuretés. Voici son analyse : Feï=:0,7%;,Sb=e064 0 Me OS RTE 0,32%6Mnet0 2 C0 000:

Îl avait été fondu dans un creuset de magnésie, puis les barettes obtenues avaient été passées aux rayons X après immersion dans une solution de chlorure de baryum à 7 gr. pour 100 cmec, pour

s'assurer qu'elles ne contenaient ni soufflures, ni inclusions.

La valeur obtenue pour le module est nettement supérieure à celle qui avait été calculée par M. Portevin, d'après la formule de Fessenden 30.000 kg/mm°. Il n'existait pas, à notre connaissance, de détermination expérimentale antérieure à la nôtre. Ceci s'explique par les grandes diffcultés que l'on rencontre dans la fusion et la coulée du glucinium, en raison surtout de sa grande affinité pour l'oxygène. Le haut module du glucinium joint à sa faible densité (d — 1,85) est la plus intéressante propriété de ce métal.

Relation entre le module et les constantes chimiques ou physiques d’un métal.

Diverses formules ont été proposées pour relier la valeur du module d'un métal à certaines caractéristiques physiques de ce métal. Telles sont les formules de Herbert Tomlinson (1883), Southermand (1891), Fessenden (1892).

Ce dernier a donné la formule E = 78 +.

V étant le volume atomique du métal. Cette for-

mule ne répond que d'assez loin à la réalité, car

en portant en abcisses les valeurs de +; et en ordonnées les valeurs de E, ces points ne s’alignent pas sur une droite, comme le montre la figure 14. En particulier, elle donne des résultats très insuffisants pour les métaux réfractaires à modules élevés, comme le tungstène : (E calculé — 8.000, E mesuré — 42.200), dont le point figuratif Le — 10,85) sortirait de la figure.

Les divergences entre les valeurs calculées et les valeurs expérimentales sont peut-être dues au fait que l’on compare à tort les modules d’élasticité des éléments à la température ordinaire, température qui est bien arbitraire si l’on songe à la place qu’elle occupe dans l'échelle des tempé-

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