ÉTUDE CLINIQUE
Bien que peu différente de celle de l’adulte, l’étude clinique présente cependant certaines particularités qui méritent de retenir l’attention et que nous noterons au passage.
A) ETIOLOGIE
a) La notion d'âge est ici un premier élément sur lequel il convient d’insister. Les myélomes multiples en effet, d’après Cachera, atteignent, habituellement des sujets ayant dépassé la cinquantaine. C’est une règle très importante, dit cet auteur, qui ne comporte que peu d’exceptions. :
Ce sont ces See au nombre de douzê environ, intéressant les enfants entre 8 mois et 12 ans qui nous font affirmer l’existence, très rare il est vrai, du myélome dans le jeune âge.
b) Au point de vue du sexe, nous relevons sept cas chez les garçons et cinq cas chez les filles. Cette constatation ne permet pas de remarque particulière en ce qui concerne une atteinte prépondérante dans l’un ou l’autre sexe.
c) L'influence du traumatisme a été invoquée. Nous retrouvons cette notion de traumatisme dans le cas de Karl Zah où l’enfant avait fait une chute sur la glace
et dans le cas d’Oberling où la fillette en tombant se
heurte violemment le tibia droit.
D’après Wegelin, ce traumatisme jouerait non pas un rôle déclanchant, mais un rôle d’attrait pour la localisation d’un myélome sur une moëlle osseuse qui déjà présenterait des lésions.
@).:L? origine infectieuse ou inflammatoire de la tumeur n’est nullement démontrée.
B) SYMPTOMATOLOGIE
a) L'élément douleur est le premier qui semble rete-
nir l’attention. Cette douleur se localise dans les régions
les plus atteintes par le myélome : crâne, thorax, colonne vertébrale, bassin.
Dans l’observation I, le bassin et les membres inférieurs et supérieurs à leur extrêmité proximale étaient aussi le siège d’un processus douloureux.
Ces douleurs, d’abord peu importantes, intermittentes, deviennent souvent intenses lorsque la tumeur, effondrant la corticale de l’os, détermine des douleurs à type névralgique ou radiculaire.
b) Les tumeurs, en général multiples, contemporaines des douleurs et parfois plus tardives, sont le deuxième élément du tableau clinique. |
Ces tumeurs ne sont pas toujours apparentes: alors que, comme nous l’avons vu dans notre observation I, le thorax, le bassin et les membres supérieurs étaient envahis par le processus tumoral, aucune extériorisation. n’était décelable cliniquement en ces diverses régions. |
Par contre, quand ces tumeurs s ’extériorisent, il semble qu’elles aient pour siège de prédilection le crâne
lee
(observation [, observation IT, observation VI) et la colonne vertébrale (cyphose de l’observation VII). Quoiqu'il en soit, nous élassons chez l’enfant de la facon suivante et par ordre décroissant de fréquence l’atteinte des divers éléments du squelette par le myélome: colonne vertébrale, crâne, côtes, sternum et clavicules, omoplates et enfin, plus rarement, les os longs des membres. ;
La différence ici avec l’adulte, c’est que chez ce dernier, crâne et colonne vertébrale seront moins souvent atteints que sternum et clavicules.
Signalons que les tumeurs peuvent être uniques ou. peu nombreuses au début, comme. c’est le cas dans la plupart de nos observations. Elles n’intéréssent, "en effet, que le tibia (cas. d’Oberling), la voûte crânienne ‘(cas de Leenhardt et de Roman) ou divers segments vertébraux (observations V, VII et VIIT).
C’est cette catégorie de tumeurs qui rentrerait dans le cadre des fumeurs myélomateuses de Cachera.
c) Les fractures spontanées sont rarement diagnostiquées et ne sont, le plus souvent, que des découvertes de la radiologie (observation I) ou de la nécropsie (observation VI).
d) Les troubles nerveux, tels qu’une paraplégie, des troubles trophiques des membres inférieurs par lésions osseuses, peuvent s’observer (observations V et VII), de même que les manifestations méningées ayant pour origine un effondrement de la corticale de la voñte crânienne (observation VIT).
e) Les adénopathies sont souvent décrites. Nous verrons au Chapitre de l’anatomie pathologique qu’il s’agit la plupart du temps de métastases,
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