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CONCLUSIONS

[ — On se rend compte, à la suite de notre exposé, des difficultés que l’on éprouve pour faire du myélome chez l’enfant une entité clinique bien définie.

En essayant de simplifier la question et sans trop s'éloigner des données classiques, il semble qu’on doive retenir deux formes particulières de la maladie de Kalher chez l’enfant.

Première forme. — Les tumeurs sont étendues à la plupart des éléments du squelette. C’est à cette forme qu’il convient de donner le nom de myélomes multiples.

Elle se rapproche de la description qui a été donnée par Duvernois du sarcome myéloïde de l’adulte.

Une seule différence ici: la fréquence des métastases ganglionnaires et viscérales niées par Duvernois.

Deuxième forme. — Les tumeurs sont localisées à un ou deux éléments du squelette. C’est à cette forme qu’il convient de donner le nom de tumeurs myélomateuses.

Ici encore, foyers métastatiques viscéraux et ganglionnaires.

II. — L'évolution n’est pas plus lente dans la deuxième forme, contrairement à ce qui existe chez l’adulte où la survie dans les tumeurs myélomateuses est parfois de quelques années.

III. — A ces deux formes cliniques différentes correspondent deux formes radiologiques différentes :

pére

— Aux myélomes multiples correspondent les images classiques, décrites plus haut, et qu’on ne confondra pas avec des images d’ostéopathie fibrogéodique.

Aux tumeurs myélomateuses au contraire, correspondent des images typiques qui en imposent parfois pour des lésions tuberculeuses.

C’est dans ce dernier cas, qu’une radiographie systématique de tout le squelette s’impose pour rechercher une atteinte osseuse possible encore méconnue.

IV. — L'’histopathologie au contraire ne se rapproche pas de ces deux formes cliniques et radiologiques.

Une certaine unité, en effet, semble être retrouvée sous le microscope. | :

C’est l’élément réticulaire « élément totipotent » qui constitue cette unité.

C’est à partir de cet élément qui se différencie que nous allons retrouver la première forme de passage qui nous intéresse :

le réticulo-myélosartome.

L'évolution continue, et nous arrivons alors à des

formes plus individualisées :

le sarcome myéloïde ou myélome et le sarcome myélo-érythroblastique.

V.— N'’évoluant pas dans le sens myéloïde, mais dans le sens endothélial, ce tissu réticulaire donne le réticuloendothéliosarcome (sarcome d’Ewing) proche parent, histologiquement, du réticulo-myélosarcome, mais bien individualisé chiniquement et radiologiquement.

VI. — Contrairement à ce qui avait été décrit jusqu'ici chez l’adulte, réticulo-myélosarcome et myélome font des métastases chez l’enfant et se rapprochent ici

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