‹ Contribution à l'étude du myélome chez l'enfantChapitre 5 sur 33 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

L'existence de deux cas de myélome, observés à un an de distance dans le service de Médecine Infantile de M. le professeur Boudet, nous a incité à la rédaction d’un modeste travail sur cette affection rare dans l’enfance.

Le myélome en effet, d’après les données classiques, atteint habituellement des sujets ayant dépassé la cinquantaine.

Dans le domaine de la pédiâtrie, nous possédons en tout une douzaine d’observations de myélome empruntées aux littératures française, allemande et suédoise de date relativement récente. re

Les cas que nous présentons sont malheureusement disparates et atypiques. Si nous avons employé le terme général de myélome, c’est pour pouvoir englober sous ce terme des variétés quelque peu différentes du point de vue anatomo-pathologique et même clinique.

C’est la raison pour laquelle nous nous sommes décidés, après un bref rappel historique, à présenter une classification inspirée des travaux d’Oberling, envisa- . gée sous un angle anatomique, et une classification elinique inspirée des travaux de Cachera.

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Ces classifications permettront au lecteur, dans une

vue d’ensemble, de rattacher à telle ou telle forme de.

myélome les cas par nous décrits.

Ayant ainsi situé notre question dans le cadre voulu, nous pourrons alors faire part d’une observation que M. le professeur Boudet a bien voulu nous communiquer et de sept autres observations résumées empruntées à différents auteurs français et étrangers.

Une étude clinique suivra cet exposé. Elle sera complétée par quelques discussions sur la valeur de la ponction médullaire, les modifications de la composition chimique du sérum sanguin et la présence de l’albumosurie de Bence Jones dans le myélome de l’enfant.

Nous nous attarderons quelque peu au chapitre du diagnostic différentiel car celui-ci nous ouvre des horizons sur le degré de parenté du myélome avec, d’une part, le sarcome d’Ewing et, d’autre part, ce genre de tumeurs qui participent à la fois de caractères néoplasiques et de certains caractères leucémiques: nous voulons parler surtout du chlorome.

L’étude radiologique retiendra ensuite notre attention.

Le chapitre de l’anatomie pathologique, un des plus importants de cet exposé, est étudié en dernier lieu car c’est sur lui que repose l’élément essentiel du diagnostic.

En disant un mot du traitement, nous nous permettrons enfin, en dernier lieu, quelques considérations d’ensemble sur la question du myélome de l’enfant.

Qu'il me soit permis ici d'adresser à M. le professeur Boudet l’expression de ma profonde gratitude pour la bienveillance dont 1l m’a toujours éntouré.

Je remercie en même temps MM. les professeurs Baumel et Lamarque qui me font le très grand honneur d'assister à cette thèse.

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Je n'oublie pas aussi M: le professeur agrégé Boucomont dont j'ai si souvent apprécié la bonté. Ses conseils éclairés m'ont été d’un précieux secours pour la rédaction de ce travail.

En m’apportant des données claires et précises sur l’anatomie pathologique du myélomie, M. le docteur Guibert a droit, lui aussi, à l’expression de ma reconnaissance la plus vive et la plus sincère.

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