PAT NE
mais n'est pas copie de provoquer, sauf en solution
concentrée, la section physiologique.des nerfs moteurs. Intro-
duit par une voie quelconque à dose suffisante dans la cir-
culation générale, il provoque de l’anesthésie et de l’ analgésie généralisée. Pour obtenir ce. phénomène, il faut employer des doses assez forles et le mécanisme de l’analgésie est toujours d'origine centrale et non périphérique. En raison de la faible toxicité de ce corps, celte analgésie est susceptible d'être provoquée avec des doses non toxiques pour l'homme.
Le narcyl n'a point paru posséder d'action spéciale sur la contractilité des fibres lisses. L'action qu'il exerce sur l’intestin est surtout due à la paralysie du splanchnique et du pneumogastrique.
En résumé, à doses thérapeutiques, le narcyl possède sur le système nerveux une action légèrement excitante, puis
sédative du cerveau, du bulbe et de la moelle. Il possède
également une action analgésique locale et, jusqu’à un certain point, générale. Sa principale action consiste dans une diminution de l’excitabilité du pneumogastrique et du sympathique. Dans aucun cas, il ne peut être considéré comme un hypnoanesthésique, n1 même comme un hypnotique.
Le docteur J. Noé a étudié spécialement l'influence du narcyl sur le système nerveux réflexe médullaire. Ses expériences, répétées sur plusieurs grenouilles, ont toujours donné des résultats identiques à savoir : diminution du pouvoir réflexe, diminution pouvant aller jusqu'à l’abolition complèle de ce pouvoir, si la dose de produit imjeclé est suffisante.
IV. Appareil digestif et fonctions urinaires. — Le narcyl n'exerce aucune action bien spéciale sur l’appareil digestif. La digestion in vitro s'effectue dans le même temps, que l'on ait ajouté du narcyl au milieu digesüf où que celui-ci en soit exempt.
SE ue re uer cles. contractions péristalliques intestinales | par suite de son action inhibitrice sur 1 splanchnique et le | pneumogastrique. ARE Mn im RUES
Il ne paraît pas ed n importante sur les sécrétions; en tous cas, la sécrétion urinaire n’est pas entravée et même dans les intoxications aigües l'évacuation d'urine pendant les convulsions peut se constater jusqu’ à la fin de l'intoxication.
V. Achon générale et toxicité. — Nous ne pouvons insister | dans ce résumé sur tous les phénomènes généraux que pré sentent successivement les animaux sous l'influence du narcyl. D'une façon générale, lorsqu'on injecte des doses faibles, on observe une phase d’hyperexcitabilité à laquelle fait suite une période pendant laquelle on constate de la parésie museulaire, de la diminution de la sensibilité générale, de la diminution de la sensibilité réflexe. À doses toxiques, on remarque une augmentation de l’hyperexcitabilité, puis surviennent des périodes de convulsions, entre lesquelles l’animal est en état de paralysie flasque. Les mouvements respiratoires, d’abord précipités et spasmodiques, deviennent plus espacés: et superficiels et l'animal meurt par asphyxie.
A l’autopsie, on trouve le cœur arrêté en diastole, gorgé de sang noir. Les poumons sont asphyxiques : le foie, la rate, les reins sont fortement congestionnés. L'intestin présente une couleur rouge violacé,.les vaisseaux de sa surface sont fortement dilatés.
La dose toxique mortelle peut être évaluée chez le cobaye à Ogr. 14 par kilogramme d’animal. Chez le chien, la dose mortelle, en injection intra-veineuse, varie entre O gr. 10 et Ogr. 12 par kilogramme.
En résumé, concluent MM. le professeur Pouchet et le docteur Chevalier, par suite de son action pharmacodynami-
1 parait à être ou à Le € cliente à : se
tiques comme analgésique, comme antispasmodique, els SUÉ=. ee HS tout comme sédatif dela toux. | | ï
En raison de ses propriétés le rapprochant d une part de la de. d'autre part de l alropine, il serait intéressant de l'essayer avant la chloroformisalion, afin de diminuer l'excitabilité du système nerveux central et du pneumogastrique.
Des travaux de CL Bernard sur la valeur soporifique de ‘ la narcéine, on aurait pu conclure « priori à des qualités somnifères du narcyl. L'expérience dément cette déduction ; soumis à son influence, les animaux (chiens) n’ont présenté aucune tendance au sommeil. On ne peut admettre que la simple éthylification de la narcéine lui enlève cette propriété ; nous avons vu, en effet, que la fixation du radical éthyl devait plutôt augmenter son pouvoir hypnotique. Il est vrai que nous sommes encore très peu édifiés sur les propriétés physiologiques et thérapeutiques de la narcéine ; jusqu'à présent on n'avait eu que de très peliles quantités de ce corps à l’état pur. Il s'ensuit, qu'en l’état, 1l serait de toute nécessité de reprendre l'étude de cet alcaloïde que lon peut avoir, À l'heure actuelle, dans de bonnes conditions de quantité et de pureté. |