‹ Contribution à l'Étude du Nystagmus des MineursChapitre 10 sur 28 · PORTE · texte numérisé non relu

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soumettant l'œil à des efforts visuels plus grands et en développant des troubles de la réfraction.

Du reste, parmi les nombreuses publications que nous avons passées en revue, nous avons fréquemment vu Signaler, chez les nystagmiques, des troubles de la réfraction, des altérations du fond de l’œil ou des maladies nerveuses. Et nous sommes persuadé que, si ces altérations avaient été systématiquement cherchées, on en aurait trouvé un plus grand nombre.

Thomson, dans le mémoire cité plus haut, dit qu'on voit très souvent, chez les mineurs, de Phéméralopie : pour lui, ils sont presque tous hypermétropes ou astigmates : les anomalies de la réfraction sont souvent des causes importantes.

Nieden (Berliner-Vochenschrifl) trouve que plus d’un tiers des mineurs présentent des troubles visuels variés : trachomes, opacités cornéennes..…...

Pour Galezowski (Traité des Maladies de l'Œil), le nystagmus est lié à un certain degré d’héméralopie.

Nous avons rencontré nous-même fréquemment cette héméralopie chez les houilleurs nystagmiques.

Court, sur trois mineurs travaillant à feu nu et nystagmiques, en trouve deux qui présentent des symptômes cérébraux.

M. Romiée fait remarquer, dans sa communication à l’Académie de Belgique, que, chez les mineurs, tous n’ont pas la même réfraction : ce sont les hypermétropes, dont la réfraction est en déficit, qui sont les plus atteints. Pour lui, lhypermétropie est la compagne constante du nystagmus.

Quant à la coexistence de maladies nerveuses, elle, a été fréquemment signalée. Nous ne citerons que l'opinion

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d’Oglesby (Brain, juillet 1880), pour qui le nystagmus des mineurs paraît lié à un état de congestion habituelle de la moelle et du bulbe, comme le témoigne celle qu’on voit habituellement dans le fond de l’œil. Il signale Pinfluence défavorable de la flexion du cou en arrière : toutes causes prédisposantes à l’éclosion d’une affection de la moelle et du bulbe.

Mais comment réunir par un lien physiologique le nyslagmus avec les vices de réfraction ou les maladies nerveuses ? Encore une fois, nous répétons que nous nous bornons à citer les faits que nous avons pu observer, sans vouloir établir une théorie pathogénique précise.

Mais nous pourrions proposer une explication émise par un des maitres de ophtalmologie, Artl. Pour lui, « le « nystagmus s'établit dans l'intérêt de la vue. En raison « des troubles visuels, des altérations de l'œil, en raison « aussi de Paffaiblissement de l’innervation qui se produit « dans les affections nerveuses et qui retentit sur lœil, « dans certaines d’entre elles, les images rétiniennes restent « faibles et confuses.

« Le nystagmus va s'établir pour rendre plus nette la « perception visuelle des objets. On sait qu’un objet dont « la vision est confuse devient plus perceptible quand on « l’agite devant les veux.

« Le mineur ne pouvant agjiter les objets qu'il fixe, fait « vibrer ses yeux avec une telle rapidité que le point de « fixation rétinien est ramené successivement une série de « fois devant le même point lumineux, et en reçoit « chaque fois une excitation nouvelle avant que Pimpres- « sion précédente ait disparu : et ainsi lintensité de « l'impression visuelle est augmentée. »

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