‹ Contribution à l'Étude du Nystagmus des MineursChapitre 3 sur 28 · AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS

Le nystagmus des mineurs à fait l’objet de nombreux travaux et a été bien étudié depuis une dizaine d'années. Toutefois, nous n'avons trouvé aucun travail sur cette affection dans le bassin houiller stéphanois. Celui-ci est pourtant un centre important de l’industrie minière. Les houilleurs constituent un groupe considérable dans l’ensemble de la population de la région. Pendant la durée de notre séjour à l’Internat de Saint-Etienne, nous avons pu observer des cas nombreux de nystagmus, soit à l'Hôtel- Dieu, soit dans des services miniers divers. Cette affection ne nous à pas paru aussi fréquente dans notre bassin houiller que dans ceux où le nystagmus des mineurs avait fait le sujet des études des observateurs. D’autre part, l'observation des cas que nous avons eu l’occasion de rencontrer nous à conduit à rechercher la pathogénie de cette affection. Chez les auteurs qui se sont occupés précédemment de la question, nous avons trouvé des

Res opinions divergentes. La discussion de nos observations nous à permis de soupçonner, à côté des causes invoquées par les auteurs pour la production du nystagmus, d’autres facteurs pathogéniques qui seront l’objet de notre thèse inaugurale.

L'idée nous en a été donnée par M. le docteur Montagnon, médecin de l’Hôtel-Dieu, dont nous avons eu l’honneur d’être l’interne. C’est lui qui a bien voulu faire ou vérifier les examens que sa compétence en ophtalmologie nous garantissait plus sûrs. En outre, chargé du service médical d’une grande Compagnie houillère, il était mieux placé pour nous guider dans cette question spéciale. Pendant le cours de notre Internat, nous avons toujours trouvé en Jui un maître dévoué et éclairé. C’est un devoir pour nous de lui témoigner iei toute notre reconnaissance.

Loin de nous la prétention d’élucider complètement celte question si complexe de la pathogénie du nystagmus des mineurs. Nous nous contenterons de faire remarquer que, dans le bassin de la Loire, les cas de nystagmus sont peu fréquents, eu égard aux chiffres donnés dans les statistiques d’autres pays houillers tels que la Belgique, l'Angleterre ou le bassin houiller du nord de la France. Nous chercherons à pénétrer les causes de ces différences. Enfin, nous nous efforcerons de montrer que les cas de nystagmus des mineurs, bien nettement essentiels, sont peut-être plus rares qu’on ne l’a Jusqu'ici soutenu.

Avant de commencer ce travail, c’est pour nous un devoir d'exprimer, aux maitres qui nous ont guidé dans le cours de nos études, toute notre reconnaissance pour leur bienveillance et leur savant enseignement.

À M. Cordier, chirurgien de l’Antiquaille ; à M. Vincent,

chirurgien de la Charité : à MM. Rabot et Drivon, médecins des hôpitaux, pendant notre externat.

A M. le professeur Renaut, et M. le docteur Carrier, médecin des hôpitaux, pendant un an passé comme interne provisoire à Phospice du Perron.

A M. le professeur agrégé Duchamp, chirurgien de l'Hôtel-Dieu, et M. Garand, médecin de l’Hôtel-Dieu, nos maîtres à Saint-Etienne.

Nous prions M. le docteur Blanc, chirurgien de l'Hôtel- Dieu, dont nous avons eu l'honneur d’être l’interne pendant deux semestres consécutifs, de vouloir bien agréer l'expression de notre très vive gratitude pour la bienveillance qu'il n’a cessé de nous témoigner.

M. le professeur Gayet à bien voulu accepter la présidence de notre thèse : c’est un honneur dont nous sentons tout le prix. Qu'il nous permette de lui exprimer notre profonde reconnaissance.

A lInternat de Saint-Etienne, nous avons noué avec nos collègues de solides amitiés. Notre collègue et excellent ami, Arène, nous a aidé dans nos recherches : nous lui en témoignons ici loule notre reconnaissance.

https://archive.org/details/IA41545913 0021

NYSTAGMUS DES MINEURS

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