‹ Contribution à l'Étude du Nystagmus des MineursChapitre 4 sur 28 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

Nature et Historique.

On connaît depuis longtemps le nystagmus, affection assez bizarre des globes oculaires, qui, sous l'influence des contractions involontaires, rythmiques, de quelquesuns de leurs muscles, oscillent dans le sens du diamètre horizontal ou vertical, ou des diamètres obliques.

Il peut être symptomatique, dépendre d’une autre affection primitive, le plus souvent médullaire ou cérébrale : traumatismes divers et à tous les degrés, maladies du système nerveux ou simplement névroses, quelquefois maladies de l'oreille ou d'autres organes.

Il peut être aussi d’origine musculaire, tantôt par hypertonie d’un des muscles dont la prédominance fonctionnelle convulse en quelque sorte le muscle antagoniste : tantôt par hypotonus, faiblesse de certains muscles inca-

pables de compenser la force des antagonistes normaux. Le type de ce dernier est le nystagmus des mineurs.

On peut distinguer chez les mineurs les formes suivantes de nyslagmus : 1° oscillatoire ou horizontal: 2° rotatoire ou elliptique ; 3° vertical : 4° mixte, ou combinaison des deux formes précédentes dont l’une prédomine ; » le nystagmus oblique.

Le nombre des oscillations est très variable : il va (Romite, Dransart) de 120 à 500 ; les oscillations sont généralement continues, quelquefois avec des moments de pause. L'are oscillatoire varie de un millimètre à un cenlimètre.

Les mouvements peuvent ne pas étre idenliques dans les deux yeux relativement à la forme ; ils peuvent n’exister que daas un œil, être plus ample dans lun que dans l’autre, être vertical d’un côté, oscillatoire de l’autre ; être vertical alternatif d’un côté à l’autre (mouvement de Farkunst, de polichinelle).

Les oscillations se produisent aussi bien au-dessus que au-dessous de l'horizontale, mais elles s’exagèrent ou même n'apparaissent seulement que dans la position forcée du regard dirigé en haut. C’est même un élément diagnostique important. (Bard, Zyon-Médical.)

Connu seulement depuis le travail de Decondé, de Liège, paru dans les Annales d'Oculistique,en 1861, les observations se sont multipliées sur cette affection intéressante.

Schroder, en 1871, en signale deux cas : Nystagmus

chez les mineurs (in Klinische Monastsblätter für

Augenheilhunde,{871,p.135). Quatre ansplus tard, Noël en publie un autre dans les Annales d'Oculistique,

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