‹ Contribution à l'Étude du Nystagmus des MineursChapitre 6 sur 28 · CHAPITRE IL · texte numérisé non relu

CHAPITRE IL

Pathogénie.

On conçoit que, sur un sujet aussi longuement et aussi diversement étudié, les discussions n'aient pas manqué ; la plupart ont porté sur la pathogénie.

Les premiers auteurs qui ont observé des mineurs nystagmiques, Decondé, Schrôtter..…., n’ont vu, dans le nyslagmus, qu'un effet de l’anémie si fréquente chez les houilleurs : « Nous avons des motifs de croire, dit Decondé, que les excès alcooliques y entrent pour une part, lanémie pour une autre. Des dérivatufs, l’existence au grand air, la privation des spiritueux, l’usage de l’huile de foie de morue, les nervins à lextérieur et à lintérieur sont parvenus quelquefois à les guérir. » Nous rapprocherons de cette théorie celle qui voit, dans l’affection qui nous occupe, une intoxication lente par les gaz délétères que dégagent les mines de houille, intoxication qui serait le point de départ d’une véritable névrose.

Cette théorie, une des premières esquissées dans l’histoire du nystagmus des mineurs, à été reprise récemment par le

Page 1