‹ Contribution à l'étude du paludisme: Le PaludismeChapitre 20 sur 25 · PROPHYLAXIE · texte numérisé non relu

PROPHYLAXIE

La lutte que l’on peut entreprendre contre le paludisme se livre sur deux terrains :

1° en prenant des mesures de prophylaxie générales qui ont pour but de détruire à la fois les parasites et leurs vecteurs :

a) par la destruction des moustiques et de leurs larves en supprimant les connexions d'eaux stagnantes inutiles : drainage du sol, comblement des mares, culture de plantes appropriées. On empêchera les moustiques de pondre en recouvrant de treillages métalliques les connexions d’eau indispensable restant ; on développera la vie des ennemis naturels des moustiques : poissons, canards, etc. et surtout en versant à la surface des mares du pétrole ;

b) en éloignant les moustiques adultes des endroits habités par des écrans protecteurs d’animaux et d’autre part, en établissant, loin de l'habitation, les étables et abris d'animaux qui attirent la présence de moustiques ; les rideaux d’arbres peuvent également arréter les moustiques, à condition que ceux-ci puissent y trouver des oiseaux, où animaux susceptibles de satisfaire leur voracité ; |

c) par la guérison des hommes impaludés, ceux-ci constituant le réservoir exclusif du germe paludéen. Le traitement intensif de tous les malades empêcherait, s’il était possible, l’infestation des moustiques.

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2° En prenant des mesures de prophylaxie individuelle : :

a) la quininisation préventive des individus est le procédé qui donne les meilleurs résultats et qui a été, de tous, le plus généralisé, une dose journalière de 0,40 de quinine suffisant pour éviter les atteintes du paludisme, ou tout au moins, pour les atténuer ;

b) la protection des individus contre les piqûres de moustiques en garnissant de treillages métalliques les ouvertures des maisons et en se protégeant par un moustiquaire depuis le coucher jusqu'au lever du soleil ;

c) enfin, un des moyens les plus efficaces est de construire l’habitation aussi loin que possible des gîtes à anophèles. Il est des pays où les individus, que leur profession oblige à vivre dans des zones paludéennes, se protègent, eux et leur famille, de l'infection en ayant leur demeure sur les montagnes voisines (Brésil).

I1 est bien évident que dans les pays où le paludisme est reconnu comme maladie professionnelle, des mesures économiques favorisent la prophylaxie individuelle (distribution gratuite de quinine, habitations ouvrières construites loin des gîtes à anophèles, services de pétrolage des eaux stagnantes, laboratoires épidémiologiques spécialisés dans la lutte contre le paludisme). ;

Du reste, dans les pages suivantes, nous allons voir comment, dans un certain nombre de pays, le paludisme est reconnu comme maladie professionnelle.

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