‹ Contribution à l'étude du phénomène de Babinski: Signification et mécanisme de productionChapitre 5 sur 20 · PRÉFACE · texte numérisé non relu

PRÉFACE

H y a fort peu de découverte sémiologique dont la valeur soit aussi incontestée, dont la signification soit aussi univoque, que le signe de l'extension des orteils, décrit en 1896 par Babinski. L'on peut à juste titre admirer que cette découverte, qui nous à donné un signe de recherche simple et dont la valeur considérable est appréciée dans la pratique quotidienne, — ait atteint dès sa première description sa forme définitive. Très peu de choses ont pu être ajouté à la description du signe de Babinski quant à sa signification clinique ; tous ceux qui ont eu l’occasion de l’étudier, — et leur nombre est considérable, —— reconnaissent que l'extension des orteils est le meilleur signe de la série pvramidale. Aussi, dans le présent travail nous laisserons systématiquement de côté tous ce qui concerne -a valeur sémiologique et nous tâcherons d'envisager l'extension des orteils au point de vue de sa signification biologique ou reflexologique. Si nous sommes obligés de citer des faits cliniques, nous les considérons uniquement comme des documents. Les travaux récents effectués dans ce sens nous montrent que le phénomène

de Babinski n'est pas seulement une donnée sémiologique d’une extrême importance, mais aussi un véritable test physiologique, une de ces épreuves permettant l'exploration de l’organisme vivant qui sont les principales acquisitions de la médecine moderne à orientation essentiellement physiologique. L'étude de cette modification en apparence banale d'un reflexe ouvre des perspectives vastes sur le développement et le fonctionnement du système nerveux. Le but de notre modeste contribution sera de résumer la signification de l'extension reflexe des orteils, considérée comme un phénomène physio-pathologique et non comme un signe clinique.

Nous avons divisé notre travail en deux parties bien tranchées : un exposé des faits d’une part et une partie théorique d'autre part, où nous tentons d'interpréter et de synthéliser ces faits. Dans notre exposé des fails nous né revenons pas sur ce qui est universellement admis el sur quoi personne ne discule, sur le signe de Babinski, témoin d’une atteinte pyramidale ; nous étudions l'extension des orteils dans les élats normaux, notamment chez l'enfant et dans les syndromes où il n'y a pas de lésion pyramidale. Nous tenons à dire dès maintenant que nous n’avons en vue que l'extension des orteils décrite par Babinski, nous laissons complètement de côté Lous les signes analogues décrits ultérieurement qui ne diffèrent du premier que par leur zone réflexogène et par le mode de l’excitation. La valeur clinique de tous ces signes est fort inégale el dans une étude comme la nôtre ils ne sau-

É ient être d'aucune utilité d'autant plus que leur signification au point de vue qui nous occupe est proba-

blement la même que celle du signe de Babinski. Nous savons que notre modeste contribution ne CES LCR pourra d'aucune façon augmenter la réputation dont | jouit déjà le signe de Babinski au point de vue de sa valeur clinique, aussi insistons nous sur le fait que nous le considérons ici Sur un terrain purement physiologique où il se montre tout aussi important pour ; l'étude clinique du système nerveux. se ù à { CO CE EEE MEET !

D Se ; ei S

Page 1