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non-utilisation des glucides et reconnaissent la nécessité de rechercher dans ce cas les variations du pouvoir oxydo-réducteur. Cette considération nous à amené à entreprendre ce travail dont elle constituera l'application physiologique. Sans insister davantage sur l'avitaminose B, ce que nous ferons plus loin, qu’il nous soit permis d'en tirer un argument de plus pour montrer l'impossibilité de doser le pouvoir oxydatif d’un tissu par détermination de sa teneur en glutathion.
Ce qui semble intéressant en effet est de connaître la quantité d'oxygène que le tissu est capable d'utiliser pour ses oxydations. À l'oxygène employé par quelques auteurs, on a préféré le plus souvent d’autres accepteurs d'hydrogène : le bleu de méthylène, le m. dinitrophénol (Lipchitz) (49), la détermination de RH° (Wurmser) (123), enfin Fabre et Simonnet (27, 28 et 29) par perfusion, employèrent la réduction de la cystine concurremment à celle du bleu de méthylène.
La réduction du soufre, étudiée autrefois, ne donne lieu après les expériences de Thunberg à aucune recherche physiologique jusqu’en 1930. À cette date E. Sluiter (106, étudie cette propriété des tissus en la comparant à leur teneur en glutathion et en tire plusieurs conclusions sur la quantité d'hydrogène sulfuré formé dans diverses conditions et sur l’origine de cette activité tissulaire.
C — Production d'hydrogène sulfuré par les tissus (ANALYSE DU TRAVAIL DE E. SLUITER)
Questions posées.
E. Sluiter se propose de rechercher les sources d'hydrogène intervenant dans la réduction du soufre par les tissus et notamment parmi celles-ci le rôle des groupements (— SH) et celui des diastases. Pour cela son travail a pour but de déterminer :
1°) S'il y a une relation entre la teneur d’un tissu en dérivés sulfhydrylés et l'importance de l’hydrogènation du soufre par celui-ci.
2°) L'influence de la température et du pH dans le processus.
3°) Le rôle des donateurs d'hydrogène.
4°) Celui des déshydrogènases.