‹ Contribution à l'Étude du Philothion: Variations dans l'Avitaminose B et l'InanitionChapitre 23 sur 61 · UNS ES · texte numérisé non relu

UNS ES

Exp. ch 121. — Sang total fluoré de Chien — appareils à vide — température 41° — contact 1 heure.

Sang 9 cm8 soufre 3 g. SH2 6,20 mg. par litre » » » 5 » » 9,20 » »

Quoique cette expérience manque de précision par suite de la trop faible quantité de sang mise en œuvre, il nous a été possible de constater la nécessité de l'emploi du soufre en quantité suffisante pour obtenir une pâte homogène.

Ces essais permettent de distinguer trois cas différents :

1°) Pour les tissus dont la pulpe a une consistance presque fluide

(foie ou rate), il suffit d'employer une partie de soufre pour 5 de tissu ;

2°) Pour les tissus dont la pulpe a une consistance ferme (muscles), il faut utiliser une partie de soufre pour 3 de tissu ;

3°) Pour le sang, il est nécessaire de mélanger en quantité égale le soufre et ce liquide.

Il semble, à première vue, surprenant d'employer plus de soufre pour les tissus produisant moins d'hydrogène sulfuré, mais la quantité nécessaire étant bien supérieure à celle théoriquement combinée à l'hydrogène, il s'agit très probablement d'un phénomène mécanique de contact plus ou moins intime dépendant de la division du tissu pour les deux premiers cas, d'un phénomène de densité et de tension superficielle pour le sang.

B. —— Soude absorbante.

La quantité et la concentration de la soude absorbante ont fait l’objet d'expériences suffisantes au chapitre précédent pour nous dispenser de les reprendre ici. Cependant, l'absorption de l'hydrogène sulfuré produit par les tissus est supérieure en précision à celle de l'hydrogène sulfuré déplacé du sulfure de sodium. Dans ce dernier cas, pour deux expériences absolument identiques, la œuantité de sulfure de sodium formée représente 97 à 98 p.100 de la quantité mise, l'erreur relative dépasse donc 1 p. 100. En opérant sur les tissus, nous avons élé surpris de constater, avec des causes d'erreur plus nombreuses, une différence souvent plus petite entre deux dosages absolument identiques.

Cette constatation peut, à notre avis, s'expliquer de la façon suivante : l'hydrogène sulfuré est absorbé par la soude au fur et à mesure de sa formation par l'hydrogénation du soufre. Par décomposition d’un sulfure, au contraire, ce gaz est mis en liberté d'un seul coup.

Page 1