‹ Contribution à l'Étude du Philothion: Variations dans l'Avitaminose B et l'InanitionChapitre 49 sur 61 · R-SH + +02 H20 + R-S-S-R · texte numérisé non relu

R-SH + +02 H20 + R-S-S-R

une molécule d’iode est nécessaire pour oxyder 2 molécules de glu-

tathion, I PALREORSART N

L’extraction du glutathion est obtenue à l’aide d'une solution d'acide trichloracétique à 10 p. 100 et une solution d'iode centinormaie est versée goutte à goutte dans cette extractum. Le terme de la réaction est observé par le nitro-prussiate de sodium, utilisé comme indicateur externe, puis par l’empois d’amidon, indicateur interne. En effet, les auteurs estiment, à juste titre, que les dérivés sulfhydrylés ne sont pas les seuls composés des tissus oxydables par l’iode et choisissent d’abord une réaction spécifique du groupement (- SH) dont la disparition indique l'oxydation complète de ces dérivés. Ensuite, l’empois d’amidon est ajouté et son virage nécessite l'addition d’une nouvelle quantité d’iode. Les deux chiffres x et n° ainsi obtenus permettent de calculer deux taux G et G& ; le premier seul indique la teneur réelle en dérivés sulfhydrylés du tissu, le second représente la totalité (calculée en glutathion) des composés tissulaires oxydables par l'iode. G - G donnera donc la quantité de ces composés non constitués par des dérivés (- SH).

MODE OPÉRATOIRE. — Une certaine quantité de tissu, variable suivant l'organe utilisé, est broyée au pulpo-broyeur, puis écrasée au mortier avec du sable, traitée par son poids d'acide trichloracétique à 10 p. 100 et la solution ainsi obtenue filtrée au Buchner. Ce traitement doit être répété quatre ou cinq fois pour que l'extraction des dérivés sulfhydrylés soit maxima (nous avons fait remarquer qu’elle ne pouvait être totale). C’est la totalité de la solution ainsi obtenue qui est additionnée de solution iodée à la burette jusqu’à ce que la réaction au nitroprussiate devienne négative, soit n le nombre de cm3 versés, quelques gouttes d'empois sont ajoutées et

de

l'addition d'iode continuée jusqu'à bleuissement de la solution, soit n° la quantité totale utilisée.

RÉACTION AU NITROPRUSSIATE. — Pour effectuer la première réaction colorée, Mme L. Randoin et R. Fabre obtiennent les résultats les plus satisfaisants en additionnant, dans un petit tube à essai, 0,3 cm3 de solution trichloracétique d’une goutte de solution de nitroprussiate de sodium à 5 p. 100 (préparée extemporanément) et en faisant arriver l’ammoniaque à la surface de ce mélange au moyen d'une pipette effilée. En présence de dérivés (- SH) il se développe à la surface de séparation des deux liquides un anneau violet. C’est la disparition de cet anneau qui marque la fin de l’oxydation du glutathion par l’iode.

CALCULS. — Mme L. Randoin et R. Fabre calculent la teneur en glutathion dipeptide : un em$ de solution centinormale d’iode correspond à 2,5 mg. et les résultats sont exprimés en mg. de composé pour 100 g. de tissu. Il faut tenir compte dans ce calcul de l'erreur provenant de la limite de sensibilité de la méthode au nitroprussiate : un mg. pour 100 cm3 de solution. Ainsi, pour épuiser 39,60 g. de muscle pectoral de Pigeon les auteurs emploient 120 cm3 de solution trichloracétique ; le dosage iodométrique de la liqueur leur donne 11,75 mg., l'erreur 120/100, soit 1,20 mg. de glutathion pour 39 g. de tissu, ce qui donne 11,75 + 1,20 = 12,95 mg. pour 39,60 g. de tissu et 12,95 x 100

Trenet — 0,0 ; :

G = 39.6 32,6 mg. pour 100 g

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