‹ Contribution à l'Étude du Philothion: Variations dans l'Avitaminose B et l'InanitionChapitre 50 sur 61 · RÉSULTATS OBTENUS PAR MME L. RANDOIN ET R. FABRE · texte numérisé non relu

RÉSULTATS OBTENUS PAR MME L. RANDOIN ET R. FABRE

« Chez le Pigeon privé de vitamine B, on ne constate aucun changement notable au début. Du dixième au quinzième jour de la maladie, lorsque s’établissent les paralysies et les troubles digestifs, lorsque la température centrale commence à baisser, il est à remarquer que le taux de glutathion diminue légèrement dans les muscles et dans le cœur... En examinant les moyennes et les chiffres extrêmes... on constate nettement, fait caractéristique, une importante diminution de la teneur en glutathion des muscles squelettiques et du muscle cardiaque lorsque les animaux commencent à présenter de graves symptômes. Dans les premiers muscles, à la période des crises, la baisse s'accentue. Les chiffres G et G ne sont plus en movenne que 10,8 et 29,2 pour les muscles pectoraux ; 17 et 43,8 pour les muscles des membres postérieurs. Dans le foie, on n'observe nullement ces effets ; au contraire, il y aurait plutôt une tendance à l'augmentation de la teneur en glutathion, mais les variations individuelles sont alors si considérables qu’il est impossible de conclure à ce sujet.»

Notons les moyennes des chiffres trouvés par ces auteurs chez le

Pigeon normal : pour les muscles squelettiques G-26,51 et G—48,44; pour les muscles des membres postérieurs G--33,65 et G'—59,80. La détermination des deux chiffres permet aux auteurs de cal-

G culer un coefficient À — G? plus constant chez l'animal sain que G G

et G’ eux-mêmes. L'augmentation considérable de ce coefficient dans les muscles équétettiques et cardiaque du Pigeon carencé en vitamine B, leur permet de conclure à une augmentation des substances réductibles autres que les dérivés sulfhydrylés.

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