I. Technique
Si DUMAREST et BRETTE, dans leur livre, conseillent de mesurer de temps en temps par la méthode orthodiagraphique le degré de collapsus pulmonaire obtenu par une insufflation, nous n'avons chez aucun auteur, trouvé mention d’orthodiagrammes complets réalisés dans les conditions où nous nous sommes placés.
Certaines précautions sont à prendre.
La méthode orthodiagraphique donnant des images en grandeur vraie, les tracés n'auront besoin, pour être comparables, que d’être pris strictement dans la même position, ce que l’on obtiendra en demandant au malade de se tenir immobile bien droit et appliqué contre la planche de l'appareil, car tous nos tracés ont été pris en position frontale,
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le malade étant vu de face. Lorsque les mouvements sont de peu d’étendue, il faut faire les tracés fins et soigneux pour obtenir des images nettes.
I] faut marquer avec soin les points de repère fournis essentiellement par le rachis et les deux positions de la clavicule du côté sain, et accessoirement par les deux positions (inspiration et expiration) de la paroi de ce même côté.
Nous avons pris simultanément les tracés inspiratoire et expiratoire et cela avant l’insufflation et après celle-ci. Nous avons obtenu aussi deux doubles tracés que nous avons reportés ensuite sur Île même calque pour faciliter la comparaison.
Cette méthode, pour n’avoir pas la rigueur de la radiographie (que nous n’avons pas employée pour les raisons données ci-dessus), nous a donné des résultats qui semblent assez précis.
La situation constante des repères, les positions superposables de la paroi thoracique pour des pressions identiques obtenues dans des conditions différentes (une pression de — 4 expiratoire avant l’insufflation et inspiratoire après, par exemple) peuvent servir de contre-épreuve.
Mais si l'interprétation des images est toujours jo cile pour les parois thoraciques, le médiastin et ïe diaphragme, il est parfois plus difficile de délimiter la poche pleurale du côté du poumon. Il peut exister plusieurs plans de décollement qui rendent la lecture hésitante. De plus, l’orthodiagramme ne renseignesque sur ce qui se passe dans le Plan fron-
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tal. Chez la plupart des malades que ‘nous avons étudiés, la silhouette du plan frontal correspond à une coupe de l'hémithorax intéressant suffisamment la poche du pneumothorax pour traduire d'une manière utile les modifications du poumon.
Chez tous les autres malades (et chez ceux-là d’ailleurs) nous avons toujours complété nos calques par des examens radioscopiques dans des plans multiples. |
Nous avons étudié complètement ainsi 16 sujets. Pour les uns nous avons pris le calque de toutes les insufflations depuis la deuxième (car la première n'offre pas de points de comparaison suffisants) jusqu'à la formation de la poche optima. Pour les autres nous n'avons étudié que quelques insufflations au cours du traitement, chez des malades porteurs de pneumothorax depuis plusieurs mois ou plusieurs années.
C’est sur une cinquantaine de calques représentant chacun quatre tracés que nous avons basé l'étude suivante. Tous ces documents sont établis en fonction des pressions intra-pleurales prises chez le sujet en position opératoire (sauf pour quelques malades chez lesquels nous les avons prises également en position assise). Les orthodiagrammes étant faits dans la station debout, il faut donc majorer les pressions de 2 à 3 cm. d’eau, comme ra montré Dumarest.
La pression moyenne a été prise avec le manometre à huile de Bertier, les pressions extrêmes avec le