‹ Contribution à l'étude du Pneumothorax ArtificielChapitre 21 sur 63 · HOT · texte numérisé non relu

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La première est une pression de contact. C’est

celle de deux corps solides (ou que l’on peut consi-

dérer comme tels) dont l'un transmet une force à l'autre qui résiste.

La deuxième est une pression gazeuse: c'est la tension d'un corps compressible, qui ne transmet pas les forces comme un solide. |

La première mesure la traction élastique du poumon sur la paroi.

La deuxième est un complexe de cette force élastique, de la quantité de gaz introduite et du volume

- de la bulle gazeuse (elle-même fonction des déplace-

ments de la paroi thoracique et du médiastin). La statique et la cinématique d’un hémithorax normal dans lequel le poumon est accolé à la paroi

thoracique par une pression de — 12 par exemple

ne sont pas superposables à celles d’un hémithorax dans lequel il existe un pneumothorax à la pression de — 12.

Ce que l’on peut comparer aux phénomènes normaux, c'est ce qui se passe dans le Rétrécissement de la poitrine (Cf. Gexévrier et H. DEscomps) (10) ou encore dans l’'emphysème pulmonaire.

Dans le rétrécissement de la poitrine, le poumon devient, par sclérose, à la fois moins volumineux et plus rigide (augmentation de ce que Parodi appelle la tension élastique de constitution) la paroi se trouve, au repos, rétrécie ; son mouvement inspiratoire est diminué, parce que les muscles inspiratoires ont à lutter contre un parenchyme pulmonaire anor-

malement résistant. Pour une forte rigidité du poumon, la paroi s’immobilise en position expiratoire.

Ici encore, lorsque le rétrécissement est unilatéral, il faut faire jouer un rôle à l’élasticité du poumon sain dans la persistance de petits mouvements.

Dans l'emphysème, au contraire, les lésions sont habituellement bilatérales, donc pas d’inégalité d’élasticité. Les mouvements sont diminués par diminution de l'élasticité du parenchyme pulmonaire. Le thorax se trouve, dès l’expiration, distendu en position inspiratoire.

: Courbe IV

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CouRBE IV. — Rétrécissement de la poitrine

Inspizakion Expization Î

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CourBE V. — Emphysème pulmonaire

En résumé, l’insufflation agit d’une manière importante sur la paroi thoracique :

1° Elle la refoule de telle sorte que l’augmentation de volume du pneumothorax revient, pour une part notable, au déplacement de cette paroi et que les insertions périphériques du diaphragme s’écartent excentriquement.

2° Les mouvements de cette paroi diminuent d'amplitude avec l’augmentation de la pression.

Sphère

3° L’immobilité absolue n’est obtenue que pour

des pressions élevées, supérieures à la pression atmosphérique même à l'inspiration.

4° La conservation de cette mobilité relative pour

des pressions positives nous semble due à l’élasticité

propre de la paroi, à la compressibilité des gaz de la

poche et à l’élasticité du poumon sain.

5° La discordance de certaines théories avec les faits que nous avons observés nous semble devoir être rapportée à ce que certains auteurs ont: fait abstraction des facteurs précédents et à la confusion qui s’est établie entre la pression de contact physio-

logique et la pression gazeuse du pneumothorax.

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