DEL
noue
Si la paroi est refoulée par l'insufflation, l’ampleur de ses mouvements est aussi diminuée. Le passage de la pression pleurale de — 7 à — 1 (Mme J..., obs: D) a réduit la course de la paroi des 2/3. De — 5 à — 3 (Mme D..., obs. VID), réduction de moitié. De 3 à + 5, réduction de moitié. De — 8 à o (Mlle le C..., obs. IX) réduction des 2/3, etc...
Si pour un même malade la diminution suit une courbe régulière, parallèle à l'augmentation de
pression, pour des sujets différents, la proportion n'est pas toujours la même, étant donné les différences de collapsus, et surtout le siège des lésions.
La mobilité du thorax est plus grande à la base qu'au sommet. Dans un pneumo-thorax total, c’est également à la base que les mouvements gardent le plus d’ampleur. Mais dans un pneumothorax partiel on s'aperçoit que chaque segment de l’hémithorax subit un régime particulier. Nous avons vu de petites poches très limitées siégeant à la partie moyenne (V. obs. XI) déterminer une véritable voussure très limitée également et presque immobile, tandis que la base gardait sa mobilité.
Dans certaines conditions de pression, les mouvements de la paroi arrivent à s’annuler et l’immobilité est complète. Mais, contraitement à ce que pense Paropr (7), ce n’est pas pour une pression de MO: correspondant à l’annulation de la force élastique du poumon, mais c'est pour des pressions beaucoup plus élevées que nous l’avons observée.
Et cela se comprend si l’on fait entrer parmi les facteurs qui limitent l’ampliation de la paroi, l’élas-
‘ticité de celle-ci.
FE 47 2e
Lorsque la pression atmosphérique règne de part et d'autre de la paroi, celle-ci se trouve dans une position que nous avons appelée plus haut le « point mort » ; elle n'est le siège d'aucune force élastique.
L'élasticité du poumon est également annulée. Rien ne s'oppose à l’ampliation thoracique. Celleci sera néanmoins diminuée de toute la portion correspondant dans l'expiration à la traction élastique du poumon (portion À B de la courbe). Mais cette inspiration partielle abaisse la pression pleurale au-dessous de,..%,0., :.
Il faut donc envisager le cas où la pression expiratoire (initiale) est positive et où la pression inspiratoire est nulle.
Dans ce cas, la paroi est déjà le siège d’une tension élastique au départ qui tend à limiter le mouvement. Si la traction musculaire est suffisante, l’inspiration existera cependant, bien que très réduite. La limite étant fournie par une pression pleurale telle que la force élastique au départ soit égale à la traction musculaire.
Le mouvement inspiratoire est donc possible tant que cette limite (très supérieure à o) n'est pas: atteinte.
Mais évidemment, pour que les mouvements de la paroi persistent, il faut que l’expiration soit également possible.
Dans l'expiration physiologique normale, ce retour de la paroi est sous la dépendance de deux forces élastiques : celle du poumon et celle de la
paroi.
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Si la pression inspiratoire est égale à la pression atmosphérique, l’élasticité du poumon est nulle. Pendant l'expiration, celle-ci devient négative (avec les notations admises précédemment), c'est-à-dire que le poumon est comprimé. La force élastique ainsi développée, transmise par les gaz du pneumothorax est centrifuge et s’oppose au mouvement.
Mais l’élasticité de la paroi reste centripète et il faut une pression expiratoire ässez élevée (due en partie à la pression gazeuse statique et d'autre part à la compression du poumon), pour entraver le retour de la cage thoracique.
On peut encore représenter lès phénomènes par une courbe.
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COURBE II. — Pneumothorax pour une pression de + 0 à la fin de l'expiration RE
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COURBE III, — Pneumothorax pour une pression de + 0 à la fin ù de l'inspiration =
Au fur et à mesure que la pression statique aug- mente, on voit la courbe de la tension élastique de la paroi monter, tandis que celle du poumon s'abaisse, jusqu’à être entièrement négative pour une pression inspiratoire (minimum) de ? o.
En même temps, l’ampleur des mouvements diminue. À partir de cette pression inspiratoire de + o, ce ne sont plus dans lé poumon que des mouvements dus à la compression vraie et à la décompression partielle de organe (pour autant que le poumon est compressible). Lorsque la limite de compressibilité est atteinte, la courbe prendrait la forme d’une droite et tout mouvement serait aboli s’il n'existait deux éléments, que semble négliger Parodi : 1°) L’élasticité du gaz contenu dans le pneu-
. mothorax qui obéit à la loi de Mariotte.
Û 4 Dese.
2°) Le poumon opposé qui conserve intacte son élasticité, et permet à la paroi une certaine mobi- HE
En d'autres termes, la paroi thoracique conservera une certaine mobilité, permise
1°) Par la compressibilité € faible du poumon malade ;
2°) Par l’élasticité des gaz du pneumothorax ;
3°) Par l’élasticité du poumon sain ;
Tant que la force élastique développée à son niveau par la pression gazeuse qui la déforme n’atteindra pas à l'expiration la valeur de la traction musculaire.
Ne pouvant plus obtenir une déformation plus accentuée, les muscles sont frappés pour ainsi dire d'impotence fonctionnelle.
Nous reverrons un phénomène analogue à propos de la physiologie pathologique du diaphragme.
Nous pensons que la confusion qui s'est produite pour certains auteurs, et qui les a amenés à des conclusions contredites par l'expérience, vient essentiellement d’avoir fait abstraction de trois facteurs : 1° La tension élastique de la paroi ; 2° L’élasticité du poumon sain ; 3° La compressibilité des gaz du pneumothorax, alors que le poumon malade a perdu son élasticité.
De plus, il est une notion capitale que beaucoup ont perdu de vue. C’est qu’on ne peut assimiler la pression sous-atmosphérique intra-pleurale physiologique, à la pression d’un pneumothorax.