Les constatations radioscopiques et expérimen
lales montrent que les parties saines du poumon simplement exprimées se trouvent, pour une pres-
sion pleurale égale à la pression atmosphérique,
avoir atteint presque complètement leur volume Minimum.
Les lésions tuberculeuses elles-mêmes sont in-
compressibles et ne participent nullement au col- Japsus.
Ces constatations démontrent également qu'une part importante du gaz injecté sert à de simples déplacements, et qu'on ne doit pas toujours se fier, pour continuer une insufflation, au fait que la pression ne s'élève que lentement.
La clinique fait constater d’ailleurs que l'effet thérapeutique du pneumothorax est habituellement obtenu pour de telles pressions.
h. Etant donné le danger et l'inefficacité des pressions positives, et surtout fortement positives, on doit les proscrire dans la conduite du pneumothorax. |
Une exception peut être faite cependant en faveur des vieilles poches pleurales qui n'ont plus rien à craindre de l'élévation de la pression, et dans lesquelles le maintien de basses pressions peut faire apparaître des douleurs.
5. L'action thérapeutique du pneumothorax artificiel est d'autant plus puissante que le collapsus est plus complet.
Cette action bienfaisante est due à un mécanisme complexe dans lequel le fait de libérer les lésions de la traction élastique de la paroi costale qui s'oppose à la force de rétraction de ces lésions, représente un facteur important.
L'expérience montre malheureusement que £e n’est pas dans l’usage des pressions élevées que l'on peut trouver un moyen efficace de libérer le pou-
mon de ses adhérences, ni d'augmenter sa force de rétraction.
6. Pour compléter les effets d’un pneumothorax partiel insuffisant, on peut être amené à utiliser les méthodes chirurgicales |
Phrénicectomie ;
Thoracoplastie partielle ou totale ;
Pleurolyse.
Bien que la plus grande prudence s'impose dans le choix des indications et dans l’application de ces méthodes, il semble qu’elles doivent élargir encore d'une manière notable le champ de la collapsothérapie.
Observations