‹ Contribution à l'étude du pneumothorax artificiel (Méthode de Forlanini) dans le traitement de la tuberculose pulmonaireChapitre 18 sur 30 · ERA · texte numérisé non relu

ERA

Localement on trouve :

En avant de la matité au sommet gauche, des râles humides et un souffle caverneux dans la région sousclaviculaire gauche.

En arrière de la matité et a râles sous-crépitants au sommet gauche, de la submatité à la base avec quelqnes

frottements. Le poumon droit paraît sain.

Non améliorée par la cure hygiéno-diététique.

Pneumothorax le 15 juin 1919; morphine (1 cc.) trocart de Courmont au début, puis aiguille ordinaire.

En juin-juillet-août, injections successives de 3 à 400 ce. Az sans incident.

A l'écran : pneumothorax partiel dela base gauche très bien toléré.

Arrêt des injections en septembre, pendant un mois. L'évolution est alors apyrétique. Les signes fonctionnels sont très peu modifiés; le poids légèrement diminué. La malade n’a que peu d'appétit; elle a eu pendant une dizaine de jours des vomissements assez fréquents ; pas de diarrhée : un peu d’insomnie. À la reprise du traitement, en octobre, il se produit un accident nerveux grave À

done la ponction Dinde unique à l'aiguille ordinaire,

7° espace intercostal, région sous-mamelonnaire) et dès

le passage du gaz la malade est prise de toux, se plaint, s'agite quelques secondes et perd connaissance. On retire

l'aiguille: la malade est pâle, un peu oppressée, a les yeux fixes. On fait aussitôt de la caféine et de l'huile camphrée. A l'intérieur un peu d'alcool. Extérieurement des frictions sur tout le corps. Pendant quelques secondes, le membre supérieur gauche est le siège de mouvements qui constituent la seule réaction motrice observée. Après une demi-heure, les membres sont au repos des: deux côtés; un peu d'hypoesthésie; les réflexes sont exagérés. La malade est somnolente pendant une heure. environ avec T. à 386. Pouls à 120. | à

Trois heures après, la malade est sortie de sa Lorpeur :: elle se sent bien, a le souvenir de sa &yncope, mais pas de la suite des événements. “F. à 38. Pouls à 100. Respiration normale. Aucune douleur. Urines abondantes.

Le lendemain et depuis, état normal.

Cette malade, d'habitude docile et calme, dit avoir eu une certainé appréhension de la reprise du traitement après un mois d'arrêt. De plus, elle nous a déelaré depuis que la veille, sous l'influence d’une vive contrariété, elle avait eu une crise de larmes. Enfin, son état général affaibli à ce moment (vomissements, insomnie) paraît être également à rapprocher de cet état nerveux. |

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