‹ Contribution à l'étude du pneumothorax artificiel (Méthode de Forlanini) dans le traitement de la tuberculose pulmonaireChapitre 24 sur 30 · INDICATIONS · texte numérisé non relu

INDICATIONS

1° Les unes sont absolues et c'est le cas des tuberculoses ? caséeuses à évolution aiguë (pneumonie caséeuse, phtisie galopante) où l'on n’a pas le choix d’une autre thérapeutique. Mais ici le plus souvent une réaction pleurale, l'extension rapide au côté opposé ou même une généralisation granulique emportent le malade, quelquefois cependant après un temps de survie appréciable (5 mois, . observ. VIIT). L'indication n’est pas moins absolue dans les formes ulcéreuses hémorragiques lorsque la rapidité du processus d’excavation s'accompagne d’hémoptysies graves ou répétées ; dans ce cas, pour presque tous les auteurs, depuis Forlanini, la question n'est plus discutable. En effet, l'immobilisation et la compression pulmonaires constituent habituellement une hémostase efficace. Dans nos observ. IV, VITE, XVIT et XVII, la suppression a été rapide sinon immédiate et toujours définitive ; l’'observ. V est un pneumothorax d'urgence pour hémoptysié grave; une injection massive de 1200 cc. d’'Az a produit un arrêt momentané mais le malade a été emporté le lendemain matin par une hémoptysie foudroyante avant: quèuné compression pulmonaire suffisante ait pu être réalisée.

AS Je Dans de pareils cas, il nous a semblé que, pour obtenir de bons résultats, il fallait injecter d'emblée la plus

grande quantité possible de gaz, atteindre une pression nettement positive.

Mais plusieurs difficultés peuvent se présenter d'autant

plus importantes qu'il faut souvent agir vite : l'existence

d adhérences où d’une symphyse pleurale dilué ou moins

étendue empêchant la compression du poumon seront les

plus sérieux obstacles: il ne faut pas craindre alors de répéler les injections à intervalles très rapprochés ni d'atteindre des pressions élevées. Jr

2° En second lieu, plus relativement, viennentles formes

fibro-caséeuses communes évolulives que l'on appelle les cas de choix. Mais, tout en relevant d'un traitementqui a ‘ici ses plus beaux succès, l’on ne doit pas oublier que la thérapeutique de ces tuberculoses par la méthode de Forlanini: comporte certains risques à courir et que les difficultés en sont nombreuses. Aussi nous paraît-il que

l’applhication devra en être réservée aux {uberculoses à

poussées évolutives r'écidivantes, et aux luberculoses cavilatres infectantes. |

Dans le premier cas, l’extension progressive des lésions caséeuses, l'examen attentif des résullats des autres

traitements institués, l'état de résistance du sujet, la

considération de son milieu social, seront les facteurs qui influenceront la décision. À l'heure actuelle, ilne paraît guère possible de préciser davantage. IF y a de nombreux cas douteux, hésitants, où il est difficile pour le médecin d'apprécier, de décider; il semble alors

recommandable d'attendre, de surveiller le progrès des

lésions, de voir si une nouvelle poussée évolutive se pro-

duit ou si, au contraire, il y a tendance à la guérison

spontanée. Mais si, tenant compte de tout cela, l'indica-

de l'intervention est une condition importante du succès.

tion se pose, il ne faut plus perdre de temps; la précocité.

Plus tard, l'extension au côté opposé ou les réactions pleurales constitueront des difficultés presque insur-

cessus tuberculeux.

Dans le second cas des luberculoses biinires locä-. lisées infeclantes « phtisies cavitaires ulcéreuses »

sde Bard, la suppu “ation entreliendra un état infectieux

permanent de lorganisme. La compression pulmonaire,

l'accolement des parois dé [a caverne vont Ici permettre :

l'évacuation des produits toxiques et favoriser la cica-

trisation des lésions. Malheureusement dans ce cas le.

but est difficile sinon impossible à atteindre en raison

des adhérences ou d’une Symphyse plus ou moins large qui résultent des réactions pleurales habituelles ieï. Il

est facile de s’en rendre compte par l'assez grand nom-

bre de nos observations HE, VIE, XT, XIV où fs traitement a dû être abandonné pour ces motifs.

3 L'apparition d'un preumothoraæ spontané chez un tuberculeux éréé une indication d'intérvention dès lé diag- noslic posé. L'entretien arlificrel du pneumothorax spon-

tané fermé (Obs. X) et fe traitement de lhydrothorax

qui l’a compliqué ont été conduits suivant la méthode de Forlanini et les principes de Potain. En somme nous

nous sommes placé dans un cas de pneumothorax thé-

rapeutique avéc épanchément abondant; nous avons pu

obtenir une guérison clinique ue 2 mois de trai-

tement. :

4 L'empyème liberculeux (Obs. VI) traité par éous-

traction du liquide purulent et injection conséeutive d'Az

constitue encore une indication de la méthode. Ce cas, .

: Ein . . , Ÿ | = ES - montables, contfe-indiquant où s'opposant au coHapsus pulmonaire indispensable à l Ca Lee Je PES 4

Het

dont le pneumothorax artificiel avait été créé par M.Du- marest en 1912, donne une guérison elinique maintenue encore en 1919. È

Dans l'observation XI nous appliquons le même procédé à une pleurésie à grand épanchement d'abord sérofibrineux, puis secondairement purulent. Là entore nous

tudt e après 195 mois de traitement, une guérison chnique qui se maintenait 3 ans après la fin de la cure,

‘ malgré des conditions d'existence très pénibles. Dans les

cas de ce genre nous avons reliré le liquide jusqu'à épuisement, le remplaçant par des quantités d’'Az à peu près égales, et n'avons observé aucun accident de décompres- Sion pulmonaire. De plus l'injeétion gazeuse nous a paru, en général, relarder la reproduction de Fépanchemént.

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