CONDITIONS
1° La principale est l'unilatéralilé des lésions. De nombreuses discussions contradictoires sur l'amélioration ou l'aggravation secondaire des lésions du côté opposé ont laissé la question à peu près dans le même état. Forlanini surtout affirme avoir obtenu des améliorations ou même des guérisons dans des cas de lésions bilaté- ‘rales, mais Leuret, défenseur de l'unilatéralité absolue, insiste sur l'aggravation secondaire dans les mêmes cas. MM. Dumarest, Léon Bernard, Le Bourdellès précisent en disant que, si d'un côté il y a des foyers étendus, à évolution rapide; mais les lésions du côté opposé étant limitées, peu avancées ét surtout de tendance peu évolulive, l'intervention est encore possible. D'autre part, si si lon envisage les modifications physiologiques de la
respiration dans le pneumothorax artificiel, il semble bien que si l’hématose active, supplémentaire, due à la suractivité du poumon n’est pas favorable au développement du processus tuberculeux, de son côté l’hyperfonctionnement, avec l'augmentation du nombre et de l’amplitude dés mouvements incessants d'expansion respiratoire, apparaît, comme dans tout organe malade, peu propice à favoriser Ja régression de lésions même peu avancées. Nous croyons donc, avec M. le professeur Gaussel, qu'il est nécessaire qu'un poumon soit indemne . à l'examen clinique pour être dans les meilleures conditions de succès. Toutefois, mais alors sans escompter . un résultat bien douteux nous ne pensons pas qu'il y ait lieu de refuser systématiquement l'application du pneumothorax artificiel à certains cas graves où l’évolution rapide d’un côté s'accompagne de lésions plus discrètes de l’autre ; la méthode présente alors bien moins de risques que l’évolution spontanée et constitue l’unique chance de salut. Dans ces cas d’ailleurs, l'amélioration de l'état général par la désintoxication de l’organisme peut exercer une influence retardante sur l’évolution de foyers morbides peu importants. Les deux fois où nous nous sommes trouvé dans ces conditions, nous avons eu ? décès dont l’un (Obs. IT) après 18 mois de traitement et une améliération assez sensible pendant près d'un an.
2 Une seconde condition, qui lorsqu'elle n’est pas réalisée constitue une impossibilité matérielle plutôt qu'une contre-indication, est la liberté de la plèvre. Et il est loin d’en être souvent ainsi. L'on doit distinguer des degrés: la symphyse pleurale totale ou les symphyses étendues rendent l'intervention impraticable : les adhérences. nombreuses, résistantes, cloisonnant
la plèvre, la reliant au poumen et à la paroi costale empêchent souvent la compression pulmonaire vers le médiaslin. Mais ici l’on pourra tenter plusieurs essais, répéter les ponctions en des points différents de l’'hémithorax, faire des injections faibles. au début (100 cc. 150 cc.) puis de plus en plus fortes, enfin ne pas craindre, en procédant progressivement, d'atteindre des - pressions élevées si le malade les tolère bien.
De nombreuses précautions sont nécessaires pour éviter le traumatisme de la plèvre qui peut être très grave, le$ ruptures brutales avec arrachement de tissu pulmonaire suivies d'infection secondaire, l’embolie gazeuse signalée par Forlanini. Le contrôle fréquent de la radioscopie montrant le siège, la forme et les modifications que subissent les adhérences d’une fois à l’autre, le degré et Ia limite de compression pulmonaire alleints, sera du plus grand secours. Dans les cas favorables, et il en est ainsi lorsque les adhérences sont récentes, lâches, facilement réductibles, la réalisation du pneumothorax total sera possible. Parfois l’on devra se contenter d'un pneumothorax partiel dont les résullats moins efficaces sont encore appréciables, sans que le mode d'action, manifeste cependant, soit facilement explicable. Ce dernier pourra être entretenu pendant quelques mois, mais, s’il est mal toléré ou reste trop limité, il convient de l’abandonner. Les procédés chirurgicaux de Lecène, de Tuffier, par exemple, pourraient alors être mis en œuvre, mais nous n'en avons aucune expérience personnelle. Il nous paraît enfin intéressant de noter (Ob. XV) que l'examen clinique (frottements à la base) ayant fait apporter quelques réserves au sujet du décollement pulmonaire, a été contredit par la création facile et rapide d'un pneumothorax total,
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Dans l'ensemble de nos-observalions nous avons quatre
cas d'irréalisation ou d'abandon du traitement.
* Î Contre-indications.
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pe localisations tuberculeuses rénales RUÉSRUEES pér ilunéales, sont considérées par la plupart des auteurs comme des contre-indications. La tuberculose laryngée
peut faire exception et les cas ne sont plus rares d'amélioration des lésions laryvngées, facilement explicable par la suppression de F enseméñcement continu dû à Pexpectoration. :