‹ Contribution à l'étude du pneumothorax spontané de l'enfantChapitre 14 sur 19 · ONE · texte numérisé non relu

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a presque toujours atteint une extension considérable, ne laissant pas espérer de guérison.

D’autre part, comme le dit MorIQuANT, quelle que soit la forme du début, il se fait presque toujours un épanchement purulent, facteur d’aggravation.

Dans le pneumothorax non tuberculeux, l’évolution est plus variable.

L'âge du sujet a-t-il une importance particulière ?

Beaucoup s’accordent pour affirmer que les chances de guérison sont d’autant plus grandes que l’enfant est plus jeune, mais on se rappelle l’observation de MM. CHaBru et JosEPH qui, en 1932, publièrent un cas de pneumothorax spontané chez un enfant de 4 mois. Les conditions les plus favorables au pronostic semblaient réalisées, cependant l’enfant mourut. Doit-on dire, comme GARDÈRE, que l'âge du malade n’a pas d'importance ? En tout cas, il est bon de faire quelques réserves sur cette affirmation de nombreux auteurs.

En réalité, c’est à l'affection causale que le pronostic du pneumothorax non tuberculeux est lié ; aussi est-il utile de faire ici une importante distinction.

Dans une première éventualité, le pneumothorax est consécutif à des abcès pulmonaires primitifs ou secondaires à une pneumonie ou à une bronchopneumonie.

Ici, le pronostic est très sérieux. Dans la statistique de M. LEREBOULLET, nous constatons 11 décès dans 14 cas d’abcès du poumon. Certes, un certain nombre de ces pneumothorax peuvent, comme nos observa-

tions en font foi, guérir après une évolution plus ou moins longue, plus ou moins traînante. Le Bulletin de la Société de Pédiatrie de 1932 comporte même une observation de E. LESNÉ, CLÉMENT et Mille ROUGET, où un abcès du poumon fut guéri par pneumothorax spontané entretenu pendant 4 mois. Il n’en est pas moins vrai que cette étiologie est redoutable.

Il en est tout autrement des pneumothorax non consécutifs aux abcès pulmonaires. Les principaux facteurs étiologiques sont ici, lemphysème, la coqueluche, et bien souvent aussi les pneumonies et broncho-pneumonies. En effet, selon l’avis du Professeur LEREBOULLET, on constate souvent des bulles emphysémateuses au voisinage des plaques hépatisées de la pneumonie ou de la broncho-pneumonie. Ces bulles peuvent alors éclater sous l’influence d’un effort de toux ou d’expectoration. C’est ici que la mortalité est la moins élevée. Dans la coqueluche et l’emphysème, 75 % de guérison, selon M. LEREBOULLET.

Dans la pneumonie et la broncho-pneumonie sans abcès du poumon, la mortalité s’élève à 40 % des cas, selon GARDÈRE et SAVOYE.

En effet, on lit dans la statistique de M. LEREBOUL- LET les évaluations suivantes :

Cogueluche, 6 cas 24000. 2 décès Emphysème 2 case Aucun décès Bronchectasie, 2 cas............. Aucun décès

Pneumonie et broncho-pneumonie,

12 CASE LEL AN PAM EEE 5 décès Comment interpréter cette grande différence ? Les

Cure

pneumothorax de la dernière catégorie reconnaissent presque toujours une étiologie mécanique, et, dans ces cas, ils « restent secs » selon l’expression de M. LEREBOULLET. S'il y a hydrothorax, celui-ci ne tarde pas à se résorber. Plus l’élément infectieux intervient, en se mêlant plus ou moins au facteur mécanique, plus son importance est grande, plus la mortalité est fréquente.

Lorsque l’ouverture d’un abcès à déterminé la production du pneumothorax, un épanchement purulent se développe bien vite et on se rappelle alors la redoutable sentence de M. LEREBOULLET : « L'apparition G’un pyopneumothorax est pratiquement un arrêt de mort ». Cette sentence est d’ailleurs confirmée par la statistique de son auteur, où il est rapporté 8 cas de pyopneumothorax avec 6 décès, soit une mortalité de

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