ET
Il y a des signes secondaires, à peu près constants :
a) Immobilité respiratoire d’un hémithorax, difficile à affirmer, lorsque la dyspnée est très marquée.
b) Abolition des vibrations vocales.
L'état général, enfin, est peu modifié par lapparition du pneumothorax spontané, car il dépend surtout de l’affection causale.
Radiologie et Ponction intra-pleurale
Deux moyens d'investigation nous restent à envisager; nous n’en dirons que quelques mots pour rappeler les communications de M. LEREBOULLET à ce sujet.
La radio, avons-nous dit, a permis d’élargir considérablement les connaissances sur le pneumothorax de l'enfant, mais pour donner toute sa mesure, elle doit être utilisée sous ses deux modalités : la photo, l’écran. M. LEREBOULLET n’a-t-il pas démontré que dans cette affection de l’enfant, l’examen radioscopique était d’une importance primordiale. Dans les cas difficiles, la nature des mouvements du diaphragme, du médiastin, des côtes, en d’autres termes les troubles de la cinématique respiratoire, ne sont-ils pas souvent les seuls moyens de poser un diagnostic difficile ? Un cliché ne montre guère que des anomalies de transparence.
Donc la radio permet le plus souvent de confirmer
le diagnostic; n’en est-elle pas quelques fois l’unique base. |
Dans certains cas, elle permet aussi
1° De localiser l’affection (observation de MM. Le- REBOULLET, CATHALA et LELONG en 1925, où, sans le secours de la radiologie, il eut été impossible, en raison de la propagation des bruits du poumon malade au côté sain, de localiser l’affection à droite ou à gauche).
2° De soupçonner la nature de cette affection (observation de MM. WELL, HALLÉ et KoanG 1931, où un pneumothorax chez un enfant de six semaines paraissait consécutif à une bronchite, l’examen radiologique en montrant une organisation un peu ancienne, permit de penser à la syphilis.
La ponction intra-pleurale, par l’appareil de Kuss, nous renseigne sur l’existence de la variété, comme chez l’adulte.
1° Dans le pneumo-thorax à soupape : pression persistante allant en augmentant.
2° Dans le pneumothorax ouvert : oscillations autour de 0.
3° Dans le pneumothorax fermé, en voie de résor-
ption : pression négative.
Cuti-réaction
Elle a une importance considérable pour nous renseigner sur la nature d’un pneumothorax. C’est souvent la seule source de renseignements quand l’en-
ER
fant ne crache pas ou quand le liquide est absent ou ne peut être, pour une raison quelconque, ramené par ponction.
Doit-on lui accorder une très grande valeur ? Il faut savoir tout d’abord, qu’une seule cuti-réaction ne suffit pas. Il est indispensable de la répéter deux ou
trois fois au moins.
D'autre part, quand la cuti, répétée est négative, on peut se fonder sur elle.
Mais, lorsqu'elle est positive, il est bon de faire une certaine réserve, si l'enfant a reçu du BCG. M. LERE- BOULLET n’a-t-il pas montré en effet, que chez les nourrissons ayant absorbé du BCG, la cuti était souvent positive, comme en fait foi sa seconde observation, publiée en 1929 dans « Le Nourrisson ».
Pronostic
Le pneumothorax tuberculeux de l'enfant, plus encore que chez l’adulte, est d’une gravité exceptionnelle. ROYER DE VÉRICOURT, dans la Gazette Médicale de France du 15 octobre 1934, déclare : « Tout pneumothorax spontané tuberculeux du nourrisson équivaut à un arrêt de mort >» et GARDÈRE nous révèle qu’il n’a été rapporté jusqu'ici aucun cas de guérison.
À quoi tient celte évolution redoutable ? Tout d’abord, lorsque le penumothorax spontané tuberculeux se déclare chez l’enfant, le processus tuberculeux