LAPS
tule. Tel le cas de pneumothorax congénital de Jacob STEIN, dont nous parlions tout à l’heure. L'auteur a envisagé l’existence d’une fistule bronchique.
On ne peut guère expliquer que par la réouverture d’une fistule initiale, incomplètement cicatrisée, la très intéressante observation de MM. LEREBOULLET, LELONG et CHABRUN, où chez un nourrisson ayant présenté un pneumothorax consécutif à une pneumonie, on voit réapparaître 15 jours après résorption des épanchements gazeux et des foyers pulmonaires, un pneumothorax du même côté.
Comment se forme le pyopreumothorax ?
Ceci nous intéresse, puisque nous le verrons tout à l'heure dans notre observation, le pneumothorax d’abord à l’état pur, s’est transformé en pyopneumothorax.
Il y a plusieurs mécanimes suivant les divers cas envisagés :
1° Un pyopneumothorax est consécutif à une pleurésie purulente non putride. — Ici, comme le disent MarFaN et NOBÉCOURT dans leurs cliniques, la pleurésie s’est fistulisée.
Généralement dans ce cas, l’emphysème est méconnu; il est révélé par la vomique qui est, chez l'enfant, rarement massive, le plus souvent nummulaire ou déglutiée pour être rejetée secondairement par des efforts de vomissements. Le pneumothorax ainsi constitué est rarement suffocant, le plus souvent progressif. Son évolution est généralement très longue à cause des suppurations trainantes.
Ici la perforation a eu lieu de dehors en dedans.
2° 11 peut succéder à une pleurésie putride. — Dans ce cas, LEREBOULLET a formulé une règle : « Il n’y a aucun cas de pneumothorax d’exhalaison par production intrapieurale de gaz, au cours d’une pieurésie putride ».
Donc, comme précédemment, le seul mécanisme sera la perforation de dehors en dedans et le pneumothorax sera l’équivalent d’une vomique.
3° Le pyopreumothorax est consécutif à une gangrène pulmonaire. — Celle-ci, chez l’enfant, prend la forme disséminée, embolique et les noyaux emboliques sont généralement sous-pleuraux. Dans ce cas, un des noyaux emboliques infecterait la plèvre (NOBÉCOURT et BABONNEIX), d’où la formation d’un épanchement purulent putride.
L’épanchement gazeux succéderait, comme précédemment, à l’épanchement purulent par une perforation à l’occasion d’une vomique.
4° Enfin le pyopneumothorax, lorsqu'il est secondaire à un pneumothorax pur, résulte d’une infection due généralement à l’ensemencement que l’abcès du poumon, générateur de l’épanchement gazeux, a déterminé après perforation. Le pus dans ce cas est très souvent à pneumocoques (JEANNIN, de Dijon). C’est le cas de notre malade.