J. GUY I
E) e JEAN GUY
Depuis l'hypothèse du carbone tétraédrique de Le Bel et Van’t Hoff, certaines règles classiques permettent en chimie organique de prévoir
4. Principe de la liaison mobile. — Il y a libre rotation autour d’une
simple liaison unissant deux atomes de carbone. Toutes les structures » qui se déduisent les unes des autres par une rotation quelconque »|
autour de l’axe joignant les deux atomes de carbone simplement liés représentent des formes non chimiquement isolables, en équilibre statistique les unes avec les autres. Suivant cette conception, il n’est possible de prévoir qu’un seul éthane, qu’un seul r-2-dichloroéthane, etc.
2. Principe de la liaison éthylénique rigide. — La libre rotation n'existe plus autour de la droite joignant les deux atomes de carbone
unis par une double liaison : les quatre atomes directement liés aux deux carbones éthyléniques sont dans un même plan avec ces derniers. . Cette hypothèse rend compte de l'existence de couples d’isomères
correspondant aux deux formules :
1 R R Ia None rt Ne 4 NR, ne ET HN
C'est là l’isomérie éthylénique classique. Lorsque les deux atomes de carbone comportent chacun un substituant identique, les deux
isomères considérés sont dénommés cis et trans d'après leur confi- «
guration.